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Alexandre Giovannini (devant), son frère David (à droite) et leur ami Michael Kilchoer franchissent le cercle polaire arctique le 11 juillet 2016.

De belles maisons colorées au Groenland.

Impressionnant glacier face au voilier.

Icebergs.

Brume lors du passage du Nord-Ouest au Canada.

La cabine a été aménagée pour le Grand Nord.

Michael au milieu des victuailles.

Des phoques sur la banquise.

Les marins ont pu observer des baleines.

Le trio franchit le détroit de Bering entre la Sibérie et l'Alaska.

Une otarie sur une bouée en Alaska.

Peinture avec un joli morse.

Une belle prise: un saumon d'Alaska.

"Le Bonavalette" de retour en ville.

Trio en mer

Écologie Sur leur voilier «Bonavalette», trois Fribourgeois réalisent un incroyable tour du monde. Le but? Sensibiliser le public à la protection des océans.

Les marins suisses ont déjà parcouru 43 000 km entre la Suisse et le Canada, via le Brésil, Cuba,
le Groenland et l’Alaska.

Les marins suisses ont déjà parcouru 43 000 km entre la Suisse et le Canada, via le Brésil, Cuba,
le Groenland et l’Alaska.
http://www.cooperation.ch/Trio+en+mer Les marins suisses ont déjà parcouru 43 000 km entre la Suisse et le Canada, via le Brésil, Cuba,
le Groenland et l’Alaska.

Un tour du monde à la voile, c’est ambitieux. Et lorsqu’on part à trois potes sur un voilier de 10 mètres en passant par le passage du Nord-Ouest, au nord du Canada, cela devient unique. Les frères Alexandre (30 ans) et David Giovannini (27 ans), avec leur ami d’enfance Michael Kilchoer (31 ans), trois jeunes Fribourgeois, sont partis le 13 avril 2014 de Bâle pour trois à quatre ans de navigation.
Le trio a vogué sur le Rhin jusqu’à Rotterdam, puis a traversé l’Atlantique via le Cap-Vert jusqu’au Brésil. Ils sont ensuite remontés par les Caraïbes jusqu’à Cuba avant d’atteindre le Groenland au nord. Entre fin juillet et fin août, ils ont traversé le fameux passage du Nord-Ouest et sont arrivés en Alaska, le 1er septembre dernier. Nous les avons joints par Skype. Le passage du Nord-Ouest n’a pas posé de problèmes particuliers. Les marins suisses avaient préparé méticuleusement leur navigation, en adaptant le bateau et en analysant les conditions météo avec MétéoSuisse. «On a eu de la chance. Il a fait chaud et il n’y avait pas beaucoup de glace», commente David. Dans la mer de Baffin, on s’est retrouvé dans la glace et on a eu un peu peur. Mais on a pu trouver un chemin pour sortir.»
«Naviguer dans le Grand-Nord demande beaucoup de préparation et de moyens financiers. On a attendu d’être vraiment prêts pour le faire», souligne Alexandre. Nous avons dû être très attentifs entre Terre-Neuve et le Groenland. Il y avait un risque de collision avec un iceberg. Nous avons un radar et un des trois était de permanence de quart.»
En deux ans et demi de navigation et 43 000 km parcourus (plus que le tour de la Terre à l’équateur!) les Suisses n’ont pas connu de gros pépin. «On vérifie la météo et si une tempête est annoncée, on attend que ça passe», expose David.
Pourquoi un tour du monde en bateau? Les frères Giovannini ont la voile dans le sang. Leur père, disparu en mer en 2008, était navigateur professionnel. Gamins, ils ont traversé l’Atlantique avec lui.
«Ça nous a toujours titillés de partir», explique Alexandre. «Quand notre père est décédé, on s’est un peu retrouvé avec le bateau sur les bras. On a travaillé cinq ans pour le rénover pendant nos études. Ce voyage autour du monde est une sorte d’hommage.»

Si les icebergs sont beaux, ils représentent également un réel danger pour le voilier...

L’impact de l’homme

En naviguant, le trio découvre des lieux exceptionnels et côtoie la nature de près. «Nous arrivons dans des endroits où il n’y a rien. Nous sommes privilégiés», commente Alexandre. Les navigateurs ont ainsi pu observer nombre d’oiseaux et de mammifères marins: baleines, dauphins, bélugas, phoques et même un narval, cétacé avec une impressionnante corne! «On se rend compte combien la nature est fragile. L’impact de l’homme sur l’environnement est immense avec la surpêche et les plastiques.» Le trio, un géologue, un biologiste et un spécialiste en développement durable, souhaite sensibiliser le public aux problèmes de pollution.
Les trois célibataires aiment voyager hors des sentiers battus et échanger avec la population, que ce soit à Cuba, au Groenland ou en Alaska. «Chaque escale apporte son lot de rencontres», souligne Michael. On a reçu un accueil incroyable! Des gens nous ont prêté leur voiture ou nous ont proposé de faire la lessive chez eux.»
Le trio s’entend bien malgré la promiscuité sur le Bonavalette, dont le nom vient d’un lieu-dit sur le Vanil Noir, sommet fribourgeois: «C’est pas grand pour trois!, s’exclame Michael. On a l’impression que plus on navigue, plus le bateau rapetisse... Il faut une certaine discipline mais ça se passe bien. On voyage en restant chez soi. C’est une colocation flottante!»

«

On se rend compte combien la nature est fragile»

Alexandre Giovannini (30 ans), navigateur suisse

Superbe coucher de soleil sur une mer d’huile.

Deux conférences en Suisse

Pour améliorer leur nourriture quotidienne, Alexandre, David et Michael pêchent en mer. Un jeu d’enfant dans l’Atlantique: «Je pense qu’on peut pêcher avec une chaussure, rigole Michael. Nous avons fait beaucoup de belles prises.» Les explorateurs tentent maintenant de pêcher le saumon d’Alaska.
Les marins mettront bientôt le cap sur la Californie et San Francisco. Alexandre, David et Michael vont rentrer en Suisse pour donner deux conférences sur leur périple, la première au Salon nautique, à Genève, le 13 novembre, et la seconde au festival Carnets de voyages, à Marly (FR), le 26 novembre. «On fait rêver les gens. On publie des articles, des photos et des vidéos sur notre site et sur les réseaux sociaux. Nous recevons beaucoup de retours positifs. Ça nous motive!» dit Alexandre. Les navigateurs ont déjà quelques sponsors dont l’interprofession du Gruyère mais en recherchent de nouveaux pour financer un documentaire sur leur aventure.
«Ce n’est pas facile. Ce n’est pas comme sponsoriser une équipe de foot! C’est surtout une image qu’on véhicule. On ne réalise pas un exploit sportif.»

Les marins ont pu observer de nombreux animaux sauvages dans leur milieu naturel.

Au gré du vent

Le trio repartira au printemps 2017 à travers le Pacifique, direction les Marquises puis l’Australie. L’itinéraire pour le retour est encore incertain, par la mer Rouge ou par l’Afrique du Sud, voire même par la terre ferme en traversant l’Asie... «On va se laisser guider par les vents et les envies!» conclut Alexandre.

www.bonavalette.ch

Des prélèvements pour étudier la pollution de la mer

Microplastiques. Les marins ont récolté des échantillons d’eau dans le passage du Nord-Ouest pour Oceaneye. Ils permettront d’évaluer l’état de la mer dans cette zone isolée.

Les Fribourgeois ont effectué des prélèvements d’eau en faveur de l’association genevoise Oceaneye grâce à un filtre tiré derrière leur voilier. Oceaneye se bat contre la pollution plastique des mers en sensibilisant le public et en étudiant la pollution à travers le globe.
«Nous recherchons des données sur la concentration de microplastiques. Nous avons ainsi collecté une quinzaine d’échantillons dans le passage du Nord-Ouest. Leur analyse permettra d’évaluer l’état de la mer», explique Michael. «Le but est de voir comment la pollution se diffuse dans cette zone reculée où personne ne vit. La zone est gelée neuf à dix mois par an», commente Alexandre. «On remarque qu’il y a des plastiques même dans des endroits non habités. Ils sont amenés par les courants», ajoute David.

www.oceaneye.ch

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Basile Weber

Rédacteur

Photo:
DR, carte Rich Weber
Publication:
lundi 31.10.2016, 14:25 heure



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