Félix Bossuet joue le rôle de Sébastien dans le film de Nicolas Vanier. Garfield est Belle. Elle a été choisie parmi une centaine de chiens.

Un cinéaste fou d’animaux

Amoureux des chiens et de la montagne, Nicolas Vanier a été marqué enfant 
par le feuilleton «Belle et Sébastien». Il en signe un film, sur les écrans dès demain. 

Bande-annonce

Nicolas Vanier
 (51 ans) en tournage. 

Nicolas Vanier
 (51 ans) en tournage. 
Nicolas Vanier
 (51 ans) en tournage. 

Après le générique de début, l’auteure du feuilleton Belle et Sébastien, Cécile Aubry (1928-2010), apparaissait à l’image pour lancer l’histoire, celle du destin qui allait amener un petit orphelin (joué par Mehdi, le fils de Cécile Aubry) et une chienne blanche abandonnée, à se rencontrer. C’était en noir et blanc, en 1965. Les épisodes qui ont suivi ont beaucoup ému les téléspectateurs. Nicolas Vanier en faisait partie. Il s’est construit dans la nature, s’est passionné pour les grands espaces. Au moment de la sortie de son film Belle et Sébastien, le réalisateur du Dernier trappeur s’apprête à repartir en expédition, direction la Sibérie. Avec son attelage de chiens, il a pour objectif de parcourir 6000 km dans la neige et la glace, entre côte pacifique et lac Baïkal. Départ samedi.

Coopération.  Quelle rencontre avec un animal a déterminé votre passion pour les bêtes et la nature?
Nicolas Vanier.  Les chiens de mon grand-père. Déjà tout petit, j’étais bien avec eux. J’ai grandi dans sa ferme, en Sologne, où j’habite encore aujourd’hui.

Qu’est-ce qu’un rapport sain entre l’homme et l’animal?
Pour moi, le chien doit rester à sa place et l’homme à la sienne. Certains prêtent à l’animal la parole, leur offrent des gâteaux d’anniversaire. Ce sont à mes yeux des excès regrettables, dans lesquels ne tombent pas ceux qui vivent dans la nature ou la montagne.

Vous aviez 3 ans au début de la diffusion de la série «Belle et Sébastien». Vous en souvenez-vous?
J’en ai des souvenirs très précis et très forts, comme plein d’autres téléspectateurs. Je ne pouvais pas rêver mieux comme cadeau que d’en faire une adaptation pour le cinéma. Je ne pouvais pas laisser passer une telle opportunité.

Avec la pression de devoir être à la hauteur de l’émotion du feuilleton…
Oui, c’est pourquoi je me suis attaché à rester fidèle à cette atmosphère si particulière de la série, tout en créant quelque chose de nouveau. Je voulais ce mélange, pour pouvoir m’adresser à la génération qui a connu Belle et Sébastien et à celle qui ne l’a pas connue.

Que souhaitez-vous apporter aux enfants à travers ce film?
J’espère le respect et l’amour de l’animal, donc celui de la nature et de la montagne. Je partage la passion des éléments qui composent le film.

Plusieurs films avec des animaux vous ont marqué, d’autres pas. Vos critères?
Je n’aime pas les films où l’on humanise les animaux. On n’a pas besoin de les humaniser pour les rendre exceptionnels, ils le sont sans cela! Dans mon film, le chien ne fait que ce qu’un chien peut faire. On n’a pas été au-delà.

Des images qui ont marqué Nicolas Vanier

«Belle et Sébastien»

«Du sur mesure!» C’est ce qu’a ressenti Nicolas Vanier quand il a vu «Belle et Sébastien» à la télé. Une histoire comme écrite pour lui, alors «déjà épris de liberté». Après le succès des treize premiers épisodes en noir et blanc, une 2e puis une 3e saison ont été réalisées, en couleur. Ici: «Sébastien parmi les hommes», 1967.

«Flipper le dauphin»

Cette série américaine (1964-1967) a touché le réalisateur français à l’époque. Comme «Belle et Sébastien», elle s’est déroulée sur trois saisons. Flipper est un dauphin de Floride qui aide les êtres humains en danger et traque les braconniers. Flipper est proche d’un père de famille et de ses deux fils qu’il élève seul. 

«L’Ours»

Le cinéaste français Jean-Jacques Annaud a obtenu le César du meilleur réalisateur pour «L’Ours» (1988). Nicolas Vanier en parle comme d’un «très beau film». «L’Ours» raconte l’histoire d’un ourson orphelin, Youk, recueilli par un ours solitaire, Kaar. Il met en scène ces majestueux animaux face à deux chasseurs.

«Le Peuple migrateur»

Ce film documentaire français est sorti en décembre 2001. Réalisé par Jacques Perrin, Jacques Cluzaud et Michel Debats, il montre avec des images à couper le souffle la précarité dans laquelle évoluent les oiseaux migrateurs. On y rencontre notamment les oies à tête barrée, capables de voler à plus de 8000 mètres d’altitude!

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Joëlle Challandes

Rédactrice

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lundi 16.12.2013, 11:11 heure

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