Hérissons, lézards et insectes aiment les jardins désordonnés.

Un jardin pour les petites bêtes

À la diable C’est le moment de préparer votre jardin si vous souhaitez qu’il grouille de vie dans quelques semaines!

Bientôt le printemps installera ses doux rayons et ses feuilles vert tendre. À ceux qui ont un jardin, une réflexion s’impose: et si vous pensiez «vraie vie, retour à une nature heureuse»? Pas facile d’être un bon Suisse ordonné et de laisser la vie se développer à sa guise car du coup, votre jardin se transforme en forêt sauvage. Mais alors, quelle santé et place aux petits prédateurs, trop souvent méprisés, qui enrichissent votre coin vert au lieu de l’appauvrir.
La création du jardin-vie commence en hiver: pas de sel. Soit on pioche pour enlever la glace sur le chemin qui mène à la route, soit on pose des crampons sous ses bottes, ou les deux. Quand mars débarque, on aménage un site pour les insectes, lézards, serpents, hérissons et leurs futures victimes, limaces et insectes contre lesquels les humains ont inventé des produits qui les tuent et la terre en même temps.

Branches, tuiles, cailloux

Dans le quartier bestioles, on entasse des branches un peu à la diable, c’est un nouveau genre esthétique, une mode à lancer. On place des vieilles tuiles et des gros cailloux en vrac contre les murs ou les treillis. Un mur de pierre sèche un peu déglingué est une maison de vacances idéale pour les lézards. L’orienter côté soleil afin qu’ils se réchauffent le matin. Et on permet aux herbes folles d’envahir l’espace.
Tondeuse à gazon: deux fois par an. On y gagne en silence et en beauté spontanée. Il est toujours possible de tondre un sentier qui mène à une table sous un arbre, loin du campement des animaux rustiques qui se sont spontanément installés (on ne les prélève pas dans la nature!), car le garde-manger lui aussi est présent. Après une saison, on observe les hérissons dégustant les limaces, les lézards débarrassant les insectes, un serpent s’en prenant aux souris, les coccinelles gloutonnant les pucerons. Tout le monde est content. Ah non, pas le chat, au cou duquel on a attaché une clochette, afin qu’il ne chasse ni bébés hérissons ni oiseaux.

Vidéo animaux

En route avec la vétérinaire de campagne Pauline Grimm (4)

Adieu aux désherbants

Une fois que la vie se réinstalle, les oiseaux seront ravis de nicher dans les arbres. On peut les aider en installant des nichoirs (à nettoyer quand les petits sont adultes), qui protègent mieux les bébés que le simple nid. Car une fois tombé, l’oisillon est une proie trop facile pour les félins.
Surtout ne pas faire confiance à la publicité concernant un désherbant miracle: quel qu’il soit, il laisse toujours des résidus de pollution dans la terre, là où les vers de terre travaillent pour l’aérer. Terre qui a besoin d’azote, de potassium et de phosphore pour être nourrie. Alors, une crotte de chien ou de chat n’est rien d’autre que de la matière organique. On ne s’énerve pas… Ultime conseil: les orties sont une bénédiction pour les chenilles qui s’en délectent avant de muer en délicats papillons. Et si les voisins vous regardent d’un sale œil, invitez-les à venir contempler la vie qui grouille dans le tas de bois!

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Fotolia
Publication:
mardi 17.02.2015, 11:07 heure



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