La passerelle en bois («Gäggersteg»)
traverse le parc, avec, en arrière-fond, 
la chaîne imposante du Gantrisch. 
Le Parc naturel attire aussi 
bien les amoureux de la nature 
que les sportifs.  

Un parc en 
grandeur nature 

Depuis des millénaires, près de la commune de Guggisberg (BE), Helva, la déesse du paysage, protège les habitants. Aujourd’hui, 
la population a besoin d’un peu plus. Le Parc naturel du Gantrisch participe au développement de ce territoire.

Pas de doute: Helva, déesse du paysage de la région de Schwarzenburg (BE), est là. Sa tête repose près de Guggisberg, ses seins et son ventre se profilent au-dessus de Riffenmatt. C’est au bout du chemin-passerelle en bois du Parc naturel du Gantrisch qu’on aperçoit le mieux les contours de cette divinesilhouette. A l’origine d’innombrables légendes, elle protège les hommes, mais les punit s’ils deviennent trop avides… Marlis Labudde est biologiste. Cette spécialiste de la faune sauvage est aussi conteuse. Elle puise dans le vaste répertoire de légendes qu’a inspiré le Gantrisch et les raconte lors de randonnées qu’elle organise pour les écoles et entreprises. «Nous voulons sensibiliser les gens à la beauté et à la fragilité de la région et de la nature.» C’est l’une des missions du Parc naturel. Car, oui, la nature est fragile. En 1990 et 1999, les tempêtes Vivian et Lothar ont détruit une grande partie de la forêt. «De tels événements créent toutefois de l’espace et permettent une renaissance.»

Biologiste spécialiste de la faune sauvage, Marlis Labudde organise des randonnées pour les écoles et entreprises.

Aujourd’hui, des plantes pionnières grandissent dans les clairières qui ont été formées à la suite de ces tempêtes. Ce sont les premières espèces capables de reconquérir cette région détruite: sorbiers, saules, bouleaux, aulnes.

En hiver, il est particulièrement important de ne pas quitter les chemins, pour respecter les animaux.

Sur ses raquettes, la biologiste progresse en direction de la crête. De là, on peut jouir d’une vue magnifique sur le Mittelland. Par beau temps, le regard s’envole jusqu’au lac de Morat puis vers la région du Chasseral.
La cheffe des excursions reste bien sur les sentiers balisés prévus pour la randonnée en été et la raquetteà neige. En hiver, il est particulièrement important de ne pas quitter le chemin. «Si un chevreuil est dérangé et doit s’enfuir dans la haute neige, il perd toute l’énergie dont il a besoin pour survivre jusqu’à cinq jours dans des conditions difficiles.»
Si cela se produit dix fois pendant l’hiver, cela correspond à presque deux mois… «Devoir s’enfuir une ou deux fois de plus peut être décisif pour un chevreuil. Il risque alors de ne pas survivre à un hiver rude.»

Des traces de lièvres

Contrairement au Parc national suisse, les parcs naturels n’ont aucune zone centrale protégée. Ils ne veulent ni limiter ni freiner le dé-veloppement, mais l’encourager. «Nous essayons de mettre les partenaires en réseau et de promouvoir notre région de manière durable», confirme Patrick Schmed, responsable marketing et tourisme au Parc naturel du Gantrisch.
Les petits producteurs peuvent faire certifier leurs marchandises en tant que produits du parc naturel, ou ouvrir leur entreprise au public et proposer des visites guidées.
Les musées se regroupent ou mettent en place des forfaits attrayants. Située au cœur du triangle formé par Fribourg, Thoune et Berne, la région du Gantrisch, avec ses 402 km2 et ses 26 communes, constitue l’un des 17 parcs naturels de Suisse. Elle se veut une région de sport, de culture, de nature, de loisirs et de spécialités gastronomiques. Le parc est finan-cé à environ un tiers chacun, par les communes, le canton et la Confédération.

Le domaine de Selital, est très apprécié des skieurs.

La mise en réseau et l’utilisation durable des ressources sont une chose, protéger la nature en est une autre. La direction du parc essaie en permanence de créer de nouvelles niches. «Nous n’avons aucun pouvoir de prescription, mais nous pouvons encourager les propriétaires fonciers à nous aider», indique Marlis Labudde.
La belette fait partie des programmes de promotion actuels et bénéficie de conditions idéales dans la région du Gantrisch. «Pour que cette situation perdure, les belettes ont besoin d’habitats adaptés.» De petites structures telles que tas de pierres, haies ou surfaces non fauchées seraient pratiques. La belette est un prédateur qui chasse essentiellement les souris pour les manger. Les agriculteurs ont donc tout intérêt à préserver son habitat ou à lui en créer un. Beaucoup d’animaux qu’on se doit de protéger – oiseaux, papillons, chauves-souris, salamandres ou hérissons – ont également besoin d’habitats adaptés.

Ces mesures permettent, du reste, de préserver de nombreuses autres espèces. Devant chaque arbre – ou presque –, un nouveau sujet traverse l’esprit de Marlis Labudde. C’est ainsi que la biologiste conteuse raconte pourquoi, dans cette région du Gantrisch, les arolles se développent admirablement: grâce au casse-noix moucheté qui en mange les graines. Il y a encore cinquante ans, le casse-noix moucheté était chassé, considéré comme nuisible parce qu’il mangeait des quantités énormes de graines d’arolles et se constituait des réserves pour l’hiver. Aujourd’hui, on sait que les graines d’arolles peuvent germer uniquement après être passées par l’estomac ou le jabot du casse-noix moucheté… «La nature prend déjà soin d’elle-même», relève-t-elle. «C’est même sans notre concours qu’elle se développe le mieux.» A méditer!

Des loisirs pour tous les goûts

Activités proposées par le Parc naturel du Gantrisch

Le Musée Vreneli, à Guggisberg: une ferme ancienne.

Sports d’hiver: la région de Gurnigel-Selital est un paradis pour les skieurs de fond, les adeptes de la raquette à neige et les skieurs alpins. Les nombreuses remontées mécaniques, pistes de ski de fond et itinéraires balisés pour randonneurs en raquettes invitent aux sports d’hiver. L’Eiger, le Mönch, la Jungfrau et la chaîne du Gantrisch s’offrent ici aux visiteurs.

Sports d’été: la région attire nombre de marcheurs. Itinéraires cyclables et pistes VTT sont indiqués. La via ferrata guide les alpinistes chevronnés jusqu’au sommet du Gurnigel.

Gäggersteg: cette passerelle traverse une zone boisée détruite par Lothar, où la forêt se régénère.

Lac Noir: les glaciers ont créé un habitat d’exception pour les marmottes, les aigles et les orchidées.

Le Musée Vreneli: à Guggisberg, il raconte l’histoire mouvementée du village.

Le Jardin des gnomes: à Schwarzenburg, vous y rencontrerez des créatures fantastiques.

La Plateforme des étoiles de Gurnigel: elle attire les astronomes de toute l’Europe qui viennent contempler l’univers avec leurs télescopes. C’est l’un des dix meilleurs sites de Suisse pour observer le ciel.

Le Moulin de Dittlig: depuis plus de deux cents ans, il moud le blé. Les visiteurs peuvent admirer les anciennes meules du site.

Le Jardin des herbes et des plantes médicinales: dans l’ancien jardin de l’école, l’association des femmes paysannes exploite un jardin d’herbes et de plantes médicinales sur 500 m2 et perpétue tout un savoir.

Excursions/travaux d’entretien: le Parc naturel propose des excursions liées à la nature et à la culture et destinées aux écoles, aux entreprises et aux particuliers. A cetteoccasion, les visiteurs sont invités à mettre la main à la pâte lors des travaux d’entretien.

Autres offres et propositions d’excursions sur: www.gantrisch.ch

La région est un paradis pour le sport d’hiver.

Notre pays est si beau

Orange: parc national suisse. Vert foncé: parc ouvert. Vert clair: projets de parc.

Les parcs naturels forment des habitats intacts et diversifiés. Coop a conclu un partenariat avec le Réseau des parcs suisses.

La Suisse ne se résume pas à Berne, Bâle, Zurich et Genève. Elle est un coffre aux trésors rempli de paysages variés; il faut simplement l’ouvrir. C’est l’objectif que s’est fixé le Réseau des parcs suisses, qui compte vingt parcs en fonctionnement ou en cours de création.
Ces parcs représentent 632 603 hectares. Cela correspond à 15,3% de la surface du pays. Comme partenaire du réseau, Coop contribue à préserver et valoriser à long terme la diversité de la nature et la beauté des paysages. Au-delà d’être des espaces de détente, les parcs naturels régionaux doivent favoriser une économie durable pour tous ceux qui y vivent et travaillent.
Coop intègre ainsi à son offre près de 50 produits provenant de cinq parcs (Entlebuch, Thal, Gantrisch, Jura argovien, Diemtigtal) dans un assortiment régional sans cesse étoffé. Plus d’informations sur les offres et les manifestations sur www.paerke.ch/fr

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Thomas Compagno

Rédacteur

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Photo:
Annette Boutellier
Publication:
lundi 10.03.2014, 11:30 heure

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