L’animatrice Susanne Kunz, Patrick Hohmann, Gérard Fischer, CEO du groupe Swisscanto, et le mannequin Nadine Strittmatter (de g. à dr.), lors de la remise du prix.

Un pionnier du coton bio honoré

Le pionnier du coton bio Patrick Hohmann 
a reçu le «prix eco.swisscanto 2014», soit 
le prix du développement durable. C’est aussi 
un succès pour Coop Naturaline.

C’est lors du grand gala de l’éco.festival à Bâle, que Patrick Hohmann, s’est vu décerner le prix suisse du développement durable «prix eco.swisscanto 2014». Une distinction largement méritée. Ce pionnier du coton bio a créé, il y a plus de trente ans, l’entreprise de fibres textiles Remei AG, à Rotkreuz, dans le canton de Zoug. Dès 1991, il a tenté de produire du coton biologique négocié équitablement en Inde et en Tanzanie. Par cet engagement, ce visionnaire s’est inscrit dans l’air du temps. Coop s’est intéressée à son travail et depuis 1995, ils collaborent étroitement. Ensemble, ils ont lancé Naturaline. Grâce à cette marque, Coop est devenue le plus gros fournisseur du monde de textiles en coton bio négociés équitablement. Entretien avec un lauréat fier de l’être.

Coopération.  Vous attendiez-vous à recevoir ce prix?
Patrick Hohmann.  Non. J’ai été très surpris, car avec Mobility et Sens de grandes idées étaient co-nominées. Compte tenu de leur degré de notoriété, je leur donnais davantage de chances de gagner ce prix.

Comment en êtes-vous venu au commerce du coton bio?
En 1991, lorsque nous nous sommes lancés dans ce domaine, nous n’avions pas de modèle commercial de référence. Nous avons simplement constaté que les paysans cultivateurs de coton gagnaient peu et qu’ils devaient dépenser une grande partie de leurs revenus pour de l’engrais et des pesticides.
Nous étions convaincus qu’il devait exister d’autres possibilités. Nous avons essayé la voie de la production biologique. Au début, ce n’était qu’un passe-temps. C’est seulement dix ans plus tard que nous sommes passés totalement au bio. Le fait est qu’on ne peut pas faire ou vendre simplement un peu de bio.

Etes-vous un idéaliste?
Non, certainement pas. Je dirais plutôt que je me vois comme quelqu’un de raisonnable. Je suis persuadé que les gens doivent travailler les uns pour les autres, pas pour de l’argent mais pour leur bien commun. Ce qui exige une relation à autrui.

Comment est née la collaboration avec Coop?
Un jour, j’ai reçu un appel d’un ami, producteur au Tessin. Il m’a dit que Coop était intéressée par notre produit. J’ai donc pris rendez-vous avec Jürg Peritz, alors responsable du marketing chez Coop.
A l’époque, je l’ai jouée plutôt profil bas, car Coop était un gros acheteur potentiel et nous n’avions que de petites quantités à offrir. Nous avons donc proposé à Jürg Peritz de venir nous rendre visite en Inde avant de poursuivre la discussion plus avant. Et c’est ce qu’il a fait.

Etes-vous satisfait de l’évolution?
Aujourd’hui, le résultat est visible dans l’assortiment Naturaline. Une très belle collaboration s’est développée dans ce domaine. Coop a accepté de payer un prix plus élevé pour du coton produit de manière bio en exigeant, dans le même temps, une production écologique. Nous avons ainsi pu développer avec Naturaline un produit 100% écologique, de A à Z.

Quid de l’avenir? Vous êtes-vous fixé un but?
Il n’y a pas de fin. Cultiver de manière biologique, c’est s’exposer sans cesse aux forces de la nature, devoir composer avec elles. C’est aussi vrai sur le plan social. Dans ce domaine, il nous reste encore énormément à faire. Les objectifs ne sont identifiables qu’après coup, quand nous jetons un coup d’œil en arrière et voyons comment un village s’est développé grâce à la culture du coton bio. Avec toutes ses plus-values.

Qu’apporte ce succès aux consommateurs?
Le consommateur est une partie du tout. Sur chaque pièce vestimentaire produite par nos soins, il trouve un numéro de traçabilité. Il peut ainsi remonter jusqu’au lieu de production.
Les producteurs créent quelque chose pour le client, qui, lui, a des attentes vis-à-vis de ces producteurs. Ceux-ci vont donc travailler encore mieux pour lui. Il va acheter des vêtements réalisés par des gens motivés. Dans son armoire, les habits vont soudain prendre une autre dimension, car il participe ainsi au sort de ses semblables.

Quel est votre plus grand souhait?
Me rapprocher de cet objectif: plus de biodiversité dans plus de vallées, plus d’hommes et de femmes qui puissent entretenir durablement leur environnement et créer ainsi autour d’eux un univers social où il fait bon vivre. Bref, je souhaite que les gens avec lesquels je collabore puissent vivre décemment.

Portrait
: Patrick Hohmann

Patrick Hohmann est né en 1950 en Egypte. Il a grandi à l’étranger. Au terme de ses études d’ingénieur textile en Allemagne, il a principalement travaillé dans le commerce du textile et s’est engagé dans le développement de projets au plan international. En 1983, il a créé l’entreprise de commerce textile Remei AG, à Rotkreuz (ZG). Il en est encore le patron. Il vit à Brunnen (SZ).

Coop Naturaline 

La mode bio de référence

Coop est le fournisseur le plus important du monde de textiles en coton bio produits de manière équitable. Ce coton est cultivé par quelque 8000 paysans en Inde et en Tanzanie et transformé selon des lignes directrices rigoureuses, tant au plan social qu’écologique. L’assortiment de vêtements comprend quelque 500 modèles. Il est en train d’être complètement remanié. Melanie Winiger a participé à la création d’une partie de la nouvelle collection sous le label «Naturaline by Melanie Winiger». Naturaline est synonyme:

  • de renoncement à toute utilisation de produits phytosanitaires, de défoliants et d’engrais artificiels à base chimico-synthétique
  • de semences non modifiées génétiquement
  • de projets sociaux enformation et santé
  • de standards sociaux rigoureux à tous les niveaux de la production
  • d’utilisation modérée de l’eau
  • de teinture et d’impression avec des couleurs exemptes de métaux lourds toxiques 
  • de blanchissage sans chlore 
  • de neutralité à 100% en CO2

www.coop.ch/naturaline

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Stefan Fehlmann

Rédacteur

.

Publication:
lundi 17.03.2014, 00:00 heure


Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?