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Un maître chocolatier en action.

Une cascade originale.

L'humour est de la partie.

Un bain de chocolat?

Une impressionnante fabrique de chocolat.

Miam!

Le public en prend plein les yeux.

L'immense structure du spectacle "Fabrikk"

Un papillon aux belles couleurs.

Les ouvriers s'activent dans l'usine.

Une «Fabrikk» de choc!

Saint-Triphon La Karl’s kühne Gassenschau présente son nouveau show, une usine de chocolat qui attise la gourmandise de Chinois.

En quatre ans, la pièce «Fabrikk» a attiré près d’un demi-million de spectateurs en Suisse alémanique! Un des quatre fondateurs de la troupe zurichoise Karl’s kühne Gassenschau, Paul Weilenmann se réjouit de retrouver la carrière des Andonces, à Saint-Triphon (VD) pour la sixième fois en vingt ans. «On va vivre ici dans nos caravanes jusqu’en septembre. On adore! Il y a beaucoup de souvenirs et d’émotions. C’est moitié travail, moitié vacances…» 
Après les immenses succès des productions r.u.p.t.u.r.e., t.r.a.f.i.c, akua et Silo 8, pourquoi avoir choisi ce thème du chocolat et de la mondialisation avec une fabrique riche en traditions qui lorgne le marché chinois? «De nombreux Suisses ont peur du changement, de la nouveauté. De perdre quelque chose. On vit une situation de globalisation, analyse le comédien. Nous avons trouvé un documentaire sur une fabrique de briquettes de charbon allemande démolie et reconstruite en Chine. Notre identité, ce n’est pas le charbon, c’est le chocolat! Un produit bon, de qualité et de tradition. Ça offre de nombreuses possibilités.» 
Les spectateurs en prendront plein la vue et les oreilles avec de l’humour, de la musique et des cascades spectaculaires. Pour ses créations maison, la Karl’s kühne Gassenschau s’inspire de l’univers de Buster Keaton et Charlie Chaplin. Les membres de la troupe jouent non seulement la comédie mais ils dansent, chantent et effectuent eux-mêmes les acrobaties devant 1400 spectateurs chaque soir. Pour «Fabrikk» en terre vaudoise, trois comédiens romands seront sur scène: Julien Opoix, Laurent Deshusses, dans le rôle du maître chocolatier, et Karim Slama.

«On aime la prise de risque»

La Karl’s kühne Gassenschau a été fondée il y a 31 ans dans une école de mime zurichoise. Initialement, le petit cirque de rue devait se produire pendant… un mois. La troupe a déjà créé 21 productions et elle atteindra bientôt les 3000 représentations! «Nous sommes heureux que ça marche comme ça. C’est à chaque fois un challenge. Nous sommes depuis trente ans sur la route. Il y a une grande stabilité et une grande continuité. C’est positif!» commente Paul Weilenmann, metteur en scène de «Fabrikk» avec Brigitt Maag. 
«On a commencé à raconter des histoires. Le plaisir de jouer est notre moteur. On n’a jamais voulu faire de l’art. On aime la prise de risque et l’invention. Les machines incroyables. Notre excellente équipe de techniciens transforme en réalité nos idées!» 

Le comédien vaudois Karim Slama.

Le comédien vaudois Karim Slama.
Le comédien vaudois Karim Slama.

«Du spectacle et un message»

Karim Slama, content d’intégrer la troupe de Karl’s kühne Gassenschau? 
Je suis ravi d’être là! J’ai découvert le village de caravanes. Ça va être une superbe expérience, une parenthèse de six mois. J’ai une grande chance de vivre ça! Il y a un doux mélange entre cirque et théâtre. On sent un esprit de troupe. Encore plus qu’au cirque Knie! J’ai une caravane à disposition et mes enfants viendront ici. Le cadre est magique.

Quel rôle allez-vous interpréter?
Je vais jouer deux rôles. Un employé de la fabrique de chocolat avec un mauvais caractère et un traducteur chinois. On s’amuse avec les accents et les clichés. On joue beaucoup avec ça. Je vais faire des acrobaties sur scène. J’ai fait beaucoup de gym jusqu’à l’âge de 20 ans. Je suis à l’aise et j’aime ça!

Que pensez-vous du spectacle «Fabrikk»?
J’aime beaucoup ce que fait la Karl’s kühne Gassenschau! Il y a toujours un thème de société profond pour un large public. La pièce fait réfléchir à la mondialisation. À l’équilibre entre la qualité et la quantité… Jusqu’où peut-on aller? C’est très important qu’il y ait du spectacle mais aussi un message.

Basile Weber

Rédacteur

Photo:
SP
Publication:
dimanche 10.05.2015, 23:25 heure