Une image idyllique: des arbres à hautes tiges en fleurs près de Nuglar-St. Pantaleon (SO).

Une biodiversité 
à préserver

Voilà dix ans que Coop soutient l’organisation Hautes-tiges Suisse. Ensemble, elles transforment et commercialisent des fruits d’arbres à hautes tiges, préservant les habitats d’espèces menacées et entretenant un paysage cultivé traditionnel presque disparu.

En promenant son regard le long du chemin lors d’une promenade au printemps, on aura l’occasion d’en apercevoir encore dans certaines régions: les vergers traditionnels avec des arbres à hautes tiges en pleine floraison. Pourtant, ces paysages risquent de disparaître. En Suisse, le nombre d’arbres à hautes tiges n’a cessé de diminuer car, contrairement aux vergers abritant des variétés basses, celles à hautes tiges sont peu avantageuses.
Moins de rendement et plus de travail: le maintien des paysages cultivés traditionnels exige un certain engagement. Il donne certes droit à des paiements directs de la Confédération, mais les agriculteurs doivent aussi pouvoir compter sur des acheteurs et un prix juste pour compenser la charge de travail supplémentaire par rapport aux cultures intensives.
C’est pourquoi Hautes-tiges Suisse a créé son propre label en 2000. La commercialisation n’a toutefois vraiment décollé qu’avec l’entrée de Coop dans le jeu, en 2008. A l’époque, Hautes-tiges Suisse comptait 149 agriculteurs; aujourd’hui, ils sont 1230. Grâce à ce partenariat, le chiffre d’affaires des produits Hautes-tiges Suisse a augmenté considérablement ces dix dernières années et il y a de nouveau davantage d’arbres à hautes tiges.

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Bons à déguster…

«Les agriculteurs ne sont pas les seuls à profiter du programme, les clients de Coop en ont aussi pour leur argent», explique Christian Rüttimann (37 ans), spécialiste de l’environnement responsable du label Hautes-tiges Suisse chez Coop: «Les variétés de cerises et de pruneaux hautes-tiges sont certes un peu plus petites que les fruits issus de l’agriculture intensive, mais elles sont plus savoureuses.» C’est notamment pour cette raison que le nombre de produits hautes-tiges dans l’assortiment de Coop a rapidement augmenté au cours de la dernière décennie (voir l’infographie plus bas).

… et bon pour la nature

Dans la mesure du possible, Coop a remplacé les fruits contenus dans ses produits par des fruits hautes-tiges, par exemple dans certains yogourts ou tartes ou sa tourte au kirsch de Zoug. Un nouveau projet vient aussi d’être lancé au Tessin. En 2017, près de 40 tonnes de châtaignes y ont été ramassées, une récolte comme on n’en avait plus vu depuis de nombreuses années. Elles ont ensuite été commercialisées dans les magasins Coop sous le label Hautes-tiges. D’autres produits, notamment des vermicelles, devraient bientôt faire leur apparition dans toute la Suisse.

Un refuge pour la faune

Pour pouvoir récolter suffisamment de fruits pour tous ces produits, il a fallu freiner la disparition progressive des arbres à hautes tiges. Ainsi, 6000 nouveaux arbres ont été plantés avec le soutien de Coop, mais ils doivent encore arriver à maturité. Il faut compter environ trente ans pour qu’un arbre à haute tige atteigne son niveau de rendement maximal. Durant cette période – et même après, lorsqu’il est vieux et vermoulu –, une multitude d’insectes, d’oiseaux, de chauves-souris et d’autres petits mammifères y trouvent refuge, tout comme dans les prairies alentour. C’est la biodiversité, une raison de plus d’opter pour des produits Hautes-tiges Suisse lors de ses achats.

Produits de fruits hautes-tiges

L’assortiment s’accroît chez Coop

Source Hautes-Tiges Suisse, Infographie Caroline Koella

Des actes pour le bien-être de tous

www.des-paroles-aux-actes.ch/195
Toutes les paroles aux actes
Martin Winkel
Photo:
Michael Dipner, Werner Getzmann
Publication:
lundi 23.04.2018, 12:00 heure

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