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Changement de décor: après environ une heure et demie de montée tranquille, le paysage devient de plus en plus minéral.









Enfin arrivés à Tracuit, sous la pluie et quelques flocons.

Une cabane qui se mérite

La nouvelle cabane Tracuit (3256 m) est un but de randonnée pour les mollets aguerris. Les personnes peu entraînées la verront de loin. Excursion.

Jusqu’à ce printemps, Tracuit était une cabane très inconfortable (plusieurs fois agrandie depuis la première construction de 1929) destinée aux alpinistes qui grimpaient le lendemain au Bishorn (le 4000 des dames), parfois au Weisshorn, un sommet moins facile et beaucoup plus éloigné. Aujourd’hui, la découverte de la nouvelle cabane (ouverte depuis mars dernier) est un intéressant but de randonnée.
Sur un parcours proposant 1600 mètres de dénivelé, on croise des passionnés de montagne de tous âges. Leur point commun: une bonne condition physique pour cheminer sur un sentier
bien tracé dans les pâturages puis dans de la pierraille avec un reck qui débouche sur une chaîne, terminus des mulets qui approvisionnaient jadis la cabane sise à moins de 100 mètres.
Dénommée Madame est servie, l’édifice (120 places) offre, de son réfectoire entièrement vitré, une vue entre Weisshorn et Mont-Blanc avec, entre autres 4000, la Dent Blanche et le si élégant Zinalrothorn.

Une étagne (femelle du bouquetin) curieuse dans la fraîcheur matinale.

Juste à côté du refuge, propriété de la section Chaussy du Club Alpin Suisse (CAS), on découvre le glacier de Tourtemagne et encore beaucoup de neige. Gardienne de Tracuit, Anne-Lise Bourgeois (52 ans) dirige une équipe d’une demi-douzaine de collaborateurs.
Depuis 1959, l’hélicoptère a remplacé le mulet et le montagnard y trouve sa pitance. Avec parfois des extras, telle cette tarte à la rhubarbe transportée dans le sac d’une Anniviarde, qui l’a préparée pour améliorer l’ordinaire des hôtes de la cabane.
Au départ de Zinal (1670 m), plusieurs itinéraires mènent au Roc de la Vache, à mi-chemin de Tracuit. Les randonneurs d’un jour auront sans doute beaucoup de plaisir à passer par Vichiesso et l’alpage d’Arpitetta (seuls les plus expérimentés s’aventureront via le Pas du Chasseur).
Après un long plat où broutent et luttent des vaches d’Hérens, le chemin monte à travers une forêt, deux ponts permettent de franchir le torrent, les rhododendrons fleurissent encore et un chamois se prête à l’objectif de tout photographe qui n’a pas froid aux yeux. Puis le sentier, toujours bien tracé et à l’ombre jusqu’en milieu de matinée, se raidit.

C’est parti pour 1600 mètres de dénivelé.

Finalement, l’alpage du Roc de la Vache s’offre à toutes celles et ceux qui ont bien mérité une halte, le temps d’admirer la nouvelle cabane, 800 mètres plus haut, avant de monter pour y dormir plus près des étoiles ou d’entamer la descente par le Chiesso, chemin le plus direct pour rejoindre la station.
La randonnée peut se prolonger en empruntant à un certain moment (à droite) le sentier des Arolles, qui mène aussi à Zinal.

Pratique

300 km pédestres

Accessible en transports publics, Zinal (1670 m), station anniviarde labellisée «Familles bienvenues», offre plusieurs hôtels et restaurants. C’est aussi le point de départ pour quelque 300 km de randonnées pédestres.
Outre la cabane Tracuit, gardiennée jusqu’en septembre (puis en hiver et au printemps), d’autres refuges d’altitude accueillent aussi les randonneurs (réservation des nuitées indispensable): Arpitettaz, Petit Mountet, Grand Mountet et Sorebois.
La région possède aussi une mine de cuivre, intéressante à visiter et proche de Zinal.

www.tracuit.ch
www.zinal.ch

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