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N’est-il pas content, ce petit toutou? Après avoir été abandonné, il a eu une deuxième chance au chenil de Marina.

Marina Tami a fondé le refuge l’Oasis des Vétérans pour garantir son indépendance: «Je suis la patronne ici», sourit-elle.

Une oasis pour les chiens

Pas de refuges animaliers sans bénévoles et passionnés. Pour beaucoup d’entre eux, c’est l’affaire d’une vie: Marina Tami, responsable du refuge l’Oasis des Vétérans, sis à Vaulruz (FR), n’échappe pas à la règle. Portrait.

Elle est haute comme deux pommes, Sweety, une minuscule boule de poils qui se réfugie sur vos genoux, très à l’aise. Née chihuahua pur crin, Sweety fait régner l’ordre autour d’elle. D’aucuns tentent depuis des années de lui ravir son pouvoir, Sweety reste la dominante incontestée de la grande fratrie de L’Oasis des Vétérans. Il y a quelque chose de comique à voir cette gringalette prendre en main le comportement des nouveaux arrivants, fussent-ils berger allemand, Jack Russel, bâtard ou pitbull.

La ferme et les jardins de L’Oasis des Vétérans abritent plusieurs dizaines de bêtes âgées, toutes races confondues. La responsable du lieu s’appelle Marina Tami.
Née à Vevey, elle a passé un quart de siècle au Tessin, où elle a eu trois enfants et déjà un refuge: «J’ai été bénévole à la SPA de Lugano, et j’ai toujours ramené des vieux chiens quand je rentrais de vacances. Je ne supporte pas qu’on les abandonne sous prétexte qu’ils sont âgés, c’est odieux. Peu à peu, des vétérinaires me demandaient d’en sauver. Quand un jour, on m’a donné 50 francs pour adopter un laissé-pour-compte, je me suis dit qu’il était temps de fonder une association. Mais j’en suis seule responsable, je ne veux pas qu’on commence à me désigner ceux que je dois garder ou euthanasier. Donc j’assume.»
Toujours pleine de surprises, la vie  la ramène en Suisse romande en 2006, où elle acquiert un domaine, grande ferme et terrain tout autour. Pas immense, le jardin, mais de quoi offrir à ses protégés une atmosphère paisible en plein air. «Pendant des années, j’ai tout payé, soins, nourriture. Il y a longtemps, j’ai eu jusqu’à 80 chiens, et j’étais seule!»

Un jour, un jeune horticulteur, Mikaël Villard, passe devant le panneau de L’Oasis et se demande ce qu’elle cache. Il prend contact, adopte un chien. Hélas, ses chats ne l’entendent pas de cette oreille. Impossible de les faire cohabiter: «J’étais gêné de le ramener. Pour me faire pardonner, je suis devenu bénévole.» Et malgré le travail sans fin que représente l’organisation d’un chenil de cette taille, il y prend goût; pour nettoyer les seules oreilles ou les yeux de toute la famille, c’est une journée complète: «Je l’ai engagé, raconte Marina. Et grâce aux soutiens du refuge, il a même été possible de lui offrir un maigre salaire.»
Une évidente complicité existe entre ces deux amis des animaux. Ils travaillent dans le même sens, partagent la même philosophie, éprouvent le même amour pour les chiens, et ne sont
jamais rebutés par des situations pénibles: âge avancé, maladie, ou euthanasie… sans parler des nettoyages permanents, afin de maintenir l’hygiène. Des héros, dites-vous? Oui, certainement…

Témoignage

«Ils reprennent goût à la vie»

Abandons et maltraitance sont les affres subies par tous ces réfugiés, qui trouvent beaucoup d’amour et de compréhension à L’Oasis des Vétérans. Certains animaux pleurent et sont angoissés quand le maître ne revient pas, mais lentement, ils reprennent goût à la vie: «Il y a ceux qui nous choisissent et qui s’attachent à Marina ou à moi, souligne Mikaël, ceux-là restent avec nous.»
Il n’y a pas de problème de territoire comme avec les chats, l’intégration se fait bien, la plupart d’entre eux sont replacés chez des particuliers. Ils arrivent souvent dans un état pitoyable, ils restent donc le temps d’être soignés, dorlotés. Dans une cour arrière, deux chiens ont tellement souffert,
enfermés durant douze ans dans une cave (!), jamais nettoyés, qu’ils seront à tout jamais
sauvages…
Pour tourner, Marina édite un journal quatre fois par an (voir lien). Les amis de L’Oasis sont 1400 fidèles, qui apportent le nerf de la guerre.

www.oasis-des-veterans.com

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Charly Rappo/arkive.ch
Publication:
lundi 01.07.2013, 00:00 heure

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