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En trekking pour deux jours avec un lama – ici au-dessus du lac de Seeberg – Lara (bientôt 6 ans) se régale!

Les enfants respectent très vite les animaux.

Contrairement à l'idée répandue, les lamas ne crachent (presque) jamais au visage!


Selon le terrain de la balade, le trekking peut être sportif!




Vacances hors des sentiers battus

Dépaysement Partir cet automne sans se ruiner et en créant la surprise, c’est facile! Suivez le guide, en démarrant avec des lamas dans l’Oberland bernois…

Difficile aujourd’hui de contenter toute la famille au sujet des vacances… «Le choix du type de vacances et des destinations est de nos jours grandement influencé par les souhaits que les enfants expriment», souligne Francis Scherly. Le professeur honoraire HEC à l’Université de Lausanne constate que la généralisation d’Internet a forgé les nouvelles tendances en matière de vacances en famille: «Les premières gagnantes sont les formules proposant un éventail d’activités ludiques avec prise en charge des enfants selon les tranches d’âge et des forfaits attractifs.»
Pas besoin de chercher loin pour trouver des offres abordables, originales et amusantes. C’est parti pour un trekking avec des lamas dans le Parc naturel du Diemtigtal, près de Zweisimmen (BE).
Dalaï sourit-il ou montre-t-il les dents? Au début, Nick (2 ans et demi) et sa sœur Lara (bientôt 6 ans), ne savent pas vraiment. Les deux enfants n’éprouvent pas de  peur, mais du respect. Très vite, ils observent que même si les lamas ne sourient pas réellement, ils n’en sont pas moins gentils. Et qu’ils ont d’autres qualités. «Ils dégagent un calme qui rejaillit sur nous», dira un peu plus tard Andrea Joder, la mère des deux petits.

La marche est parfois sportive. Ça creuse, alors chacun aide à préparer des macaronis à la montagnarde sur le feu!

Voyager sans crainte

Le trekking avec des lamas remplit deux critères importants pour des vacances en famille: «Lorsque des parents de petits enfants réservent des vacances, ils ne doivent pas avoir la moindre crainte», indique Roger Seifritz, directeur de la Caisse suisse de voyage Reka. Le deuxième atout: les lamas eux-mêmes. «Les animaux ont toujours beaucoup de succès», assure le spécialiste.
Agriculteur bio et prestataire de trekking, Hugo Frieden nous emmène d’abord dans le monde des lamas: «Ils viennent certes du Pérou, mais ce sont en fait des cousins du chameau.» Les lamas sont aussi des animaux de troupeaux dirigés par un chef. Dans notre trek, le chef des lamas s’appelle Leolas. Il ne trotte pas en tête, mais derrière notre groupe. «De là, il a une vue d’ensemble et peut intervenir s’il arrive quelque chose.»

Les lamas sont des animaux de troupeaux, dirigés par un chef.

L’excitation, le changement et les activités constituent des atouts supplémentaires pour des vacances en famille réussies, surtout lorsque les enfants sont un peu plus âgés: «Le village Reka de Disentis, aux Grisons, n’offrait pas de grande attraction. Nous y avons donc créé un village de chercheurs d’or. Les réservations sont alors montées en flèche», explique Roger Seifritz.
Nick et Lara sont encore petits. C’est pour cela que leurs parents ont choisi ce trekking aventure avec des lamas. «Nous sommes déjà allés dans une ferme avec des poneys et nous nous baladons souvent en Suisse dans la nature», explique  Andrea. Elle précise que ça a toujours plu aux enfants et qu’ils ne se sont jamais plaints des destinations, bien au contraire. «Redécouvrir le monde rural, donner à manger aux animaux ou traire les vaches ou les chèvres, cela cartonne», observe le professeur Francis Scherly.

Retour au Moyen Âge

La famille Rézin, de Rivaz (VD), consacre une partie de ses congés au Moyen Âge avec la Compagnie des quatre lunes. «On réalise ainsi combien l’homme et la société ont changé depuis cette époque. Ça nous amène à réfléchir à tout ce qu’on a de superflu dans une maison», indique Lucie Rézin. Avec son mari Jérôme et leurs deux enfants Madenn (3 ans et demi) et Ezéchiel (2 ans), elle participe à plusieurs manifestations dédiées au Moyen Âge. Chaque membre de la famille porte lors de ces occasions des vêtements cousus main. Les jouets modernes restent à la maison! «Il y a de la paille sur le sol, les enfants jouent ensemble. Ils sont contents d’être costumés et très heureux de passer du temps dehors», se réjouit leur maman.

Quand les suisses partent en voyage

Traversée de la Suisse

En vacances en août dernier, Christophe Ungar a choisi de partir une dizaine de jours en voiture à travers la Suisse avec sa fille de 3 ans, Morgane. Ils ont parcouru quelque 1500 km, «au gaz naturel, pour rester cohérent avec mes préoccupations pour le sort de la planète», indique ce père de famille de 38 ans, journaliste à la RTS. Il s’est rendu dans de nombreuses destinations lointaines et essaie désormais de limiter ses déplacements en avion.
De Genève, père et fille ont d’abord remonté le Rhône jusqu’à son glacier, dans le Haut-Valais, par le col de la Furka, afin de découvrir les Alpes. Ils ont ensuite rejoint les Grisons: «On a voyagé le plus possible par les petites routes, pour que ce soit bucolique, et logé dans des Bed and Breakfast et des hôtels.» Ils ont profité des joies du lac de Silvaplana sur un paddle et, quand Morgane faisait une sieste, son papa s’est régalé en kitesurf. Ils se sont aussi baladés à pied et en calèche: «C’était splendide, on avait l’impression d’être au Canada.» Les températures étant fraîches, ils ont visé le sud et rejoint le Tessin, en passant par l’Italie, où des connaissances les ont accueillis. «Le fils d’un ami avait très envie de faire de la pêche. On a alors pris des truites dans un petit lac, qu’on a cuisinées et mangées tous ensemble. Les enfants étaient tout excités, c’était un moment génial», raconte Christophe Ungar. Passionné de pêche jusqu’à l’adolescence, il est ravi de s’y être remis et d’avoir pu montrer à Morgane comment ça se passe, avant de regagner la Suisse romande.

Cet été, Christophe Ungar (38 ans) a initié sa fille Morgane (3 ans) à la pêche.

Du haut de ses 3 ans, en plus de la Suisse, Morgane est déjà passée par l’Espagne, le Maroc, la France, l’Italie, l’Indonésie ou Singapour. Ses parents – séparés et qui se partagent sa garde – ont le voyage dans l’âme. «Fan de Nicolas Bouvier, je pense que le voyage nous fabrique et que sa valeur éducative est importante. Même si ça va à l’encontre de mes principes écologiques, je ne freinerai jamais ma fille dans ses envies de voyages», assure Christophe Ungar.
De leur traversée de la Suisse, il garde un excellent souvenir, à l’exception du budget: «Ça fait partie des vacances les plus chères que j’aie vécues. J’ai notamment trouvé les prix du logement et de la restauration excessifs dans les Grisons.»

«

Je ramènerais bien le lama chez moi!»

Lara Joder, randonneuse enthousiaste

Pas de myrtilles pour les lamas

Dans l’Oberland bernois, après une soirée au coin du feu, une courte nuit mais un sommeil profond, nous poursuivons la promenade. Elle démontre avec quelle rapidité des liens peuvent se tisser entre l’homme et l’animal. Lara marche en tête avec aplomb, suivie par «son» lama. La fillette gronde parfois Dalaï: «Hey, ne mange pas les myrtilles!» Avant de rentrer au bercail, nous allons voir l’empreinte du diable. Une légende dit que cette pierre très ancienne porte l’empreinte d’une patte de lama!
Le temps a filé trop vite. Nick et Lara sont tombés amoureux des lamas, de la région et de ses légendes. «Je resterais bien ici», confie Lara. «Ou alors j’aimerais emmener Dalaï avec moi.» Comme les deux options se révèlent malheureusement impossibles, elle finit par arriver à cette conclusion: «Alors je reviendrai, tout simplement.»

Contrairement à l’idée répandue, les lamas ne crachent (presque) jamais au visage!

En vacances

Des liens familiaux à réinventer

Les vacances en famille sont plutôt bénéfiques pour les liens familiaux. Mais attention! Elles peuvent aussi être source de conflits. Les explications du psychologue Dominik Schöbi.

Dominik Schöbi, professeur de psychologie à l’Université de Fribourg, spécialisé en psychologie de la famille.

Coopération. Quelle est l'importance des vacances en famille pour le lien familial?

Dominik Schöbi. Il n’y a pas une grande tradition de recherche dans ce domaine, mais il existe néanmoins quelques études qui montrent que les familles qui passent des vacances ensemble sont davantage satisfaites de leur vie familiale que d’autres. Ont peut donc dire que les vacances en famille ont une influence plutôt positive sur les liens familiaux. C’est surtout le cas pour les parents mais pas nécessairement pour les ados. Ce qui ne signifie pas qu’ils sont moins satisfaits, mais on ne trouve pas chez eux ce lien entre leur niveau de satisfaction et la vie familiale.
Cela dit, les vacances en famille sont aussi un contexte à risques, car le temps passé ensemble est moins structuré, moins réglé, que dans la vie ordinaire. Ce qui entraîne des interractions plus intenses entre les membres de la famille, créant ainsi un contexte potentiellement conflictuel. Mais si on va davantage dans les détails, on s’aperçoit que les familles qui passent beaucoup de temps ensemble, durant les loisirs ou les vacances, et qui sont satisfaites de leur vie familiale, communiquent mieux et résolvent les conflits de manière plus efficace.

Quel est l'impact sur la famille de vacances originales, hors du commun?

Directeur de l’Institut de recherche et de conseil dans le domaine de la famille.

Directeur de l’Institut de recherche et de conseil dans le domaine de la famille.
Directeur de l’Institut de recherche et de conseil dans le domaine de la famille.

Là aussi les recherches sont rares, mais celles qui existent – notamment les études du chercheur américain Art Aron – montrent clairement que le fait de partir ensemble à la découverte de quelque chose de nouveau a des effets très positifs. Cela crée un esprit d’équipe. Ces expériences partagées renforçent la cohésion entre les membres de la famille. Elles ont une influence sur l’identité des personnes et sur leur identité en tant que membre d’une famille. L’identité d’une famille évolue sans cesse et ce genre d’expérience la fait évoluer de manière positive.

Comment a évolué le modèle des vacances familiales au cours de ces cinquantes ou soixante dernières années?
Ce n’est pas seulement ce modèle qui a changé mais les familles elles-mêmes. La plupart d’entre elles ont aujourd’hui plus de moyens et la variété d’offres à leur intention n’a jamais été aussi grande. Les hôtels qui proposent des activités pour les enfants, par exemple, permettent aux parents d’avoir plus de temps pour eux. Psychologiquement c’est très important, sourtout pour les femmes dont les besoins individuels n’ont pas toujours été respectés par le passé. Cette nouvelle flexibilité dans les offres est quelque chose de positif.

Trouver constamment des idées de vacances originales représente une grande pression pour les parents…

Dominik Schöbi, 42 ans, marié, père de trois enfants

Dominik Schöbi, 42 ans, marié, père de trois enfants
Dominik Schöbi, 42 ans, marié, père de trois enfants

Le choix est parfois limité par le temps à disposition et le budget. Une étude que nous avons menée à l’Université de Fribourg montre que dans les familles traditionnelles, le budget est du ressort du père alors que ce qui touche au ménage est de celui de la mère. En matière de vacances, si le père fixe le cadre, la mère et les enfants choisissent dans ce cadre.

Mais la question est plutôt de savoir si les familles sauront saisir les possibilités qui leur sont offertes par les vacances. C’est-à-dire de s’adonner à des activités moins structurées, moins segmentées et moins limitées par le temps. La possibilité aussi de découvrir chaque membre de la famille dans un autre rôle. Ce n’est pas quelque chose d’absolument indispensable mais de positif. Et qui ne dépend pas seulement de l’offre.

Quelle est l’importance pour les jeunes des premières vacances sans la famille?

C’est très important. Cela leur permet de réinventer leur relation avec les autres membres de la famille. Voir comment se passent les vacances sans les parents, quand il n’y a pas papa et maman pour payer les repas, est quelque chose de positif. Les jeunes ont ainsi la possibilité de développer leur identité, leur personnalité et leur sens des responsabilités. En leur donnant la chance de faire ce choix, je dirais à partir de 16 ans, ou au moins de participer aux décisions, les parents créent un espace où ils peuvent évoluer dans leurs relations avec les adolescents. L’absence de cet espace peut être source de conflits. PSI

L’essentiel dans le sac

Voyager avec bébé, c’est assez aisé tant qu’on l’allaite. S’il boit au biberon, veiller à faire bouillir de l’eau chaque matin, à l’amener à température ambiante et à la garder dans un thermos avant de la mélanger au lait en poudre. Pour les plus grands, les purées en petits pots sont pratiques. Prévoir dans le sac de bébé des vêtements en suffisance, ses doudous, des couches, des lingettes et des lolettes. Quand les enfants sont plus grands, emporter des habits confortables, des snacks, des chewing-gums, des jeux et de la lecture. Ne pas oublier une petite pharmacie, avec un contenu adapté à la destination et à la saison. Pensez à des médicaments contre le mal du voyage. EN

Sorties à petits prix

Nouvelle offre de Coop

En collaboration avec Suisse Tourisme, le portail Internet «swisstrips» propose près de 60 idées d’excursions en Suisse à prix réduits. Les offres sont réparties en cinq catégories: sport et découvertes, randonnées, bateaux et trains, zoos et parcs animaliers, ainsi que châteaux et musées. En Suisse romande, il est par exemple possible de profiter d’Aquaparc, de Glacier 3000, d’un tour sur le lac Léman ou d’une visite aux mines de sel de Bex (VD). Le zoo de Bâle, la maison tropicale de Frutigen (BE) ou la forêt de l’aventure à Saas-Fee (VS) sont l’occasion de découvrir d’autres régions du pays. Infos sur: www.swisstrips.ch

Quiz voir ailleurs

 
01
sur
 

 

Solution du quiz (dans la version papier du journal n°40): VIRÉE

Petits plaisirs pour grandes vadrouilles

Vivement la pause! Il faut de l’énergie pour profiter à fond des joies du plein air. Quelques idées à emmener dans son sac.

Le temps du raisin Profitons des grappes!
Cet assortiment de raisin est pauvre en pépins. Fr. 5.50/1 kg

Saucisse de lyon, version volaille
Fabriquée avec de la viande suisse, 3 fr. 95 la pièce (300 g)

De la couleur dans le verre
Ce jus d’orange à base de concentré contient aussi de la pulpe; 1 fr. 60 les 33 cl

Petits pains bio
Généreux, ces petits pains campagnards bio aux graines rassasient les estomacs après une marche. Fr. 1.10/ 90 g

Mélange de fruits et de noix
Avec des canneberges. En sachet pratique, 2 fr. 70 les 200 g

Mélange de fruits et de noix
Avec des canneberges. En sachet pratique, 2 fr. 70 les 200 g

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Franz Bamert

Rédacteur

Texte: .

Photo:
Heiner H. Schmitt, Charly Rappo/arkive.ch, Patrick Gilliéron Lopreno , Photos Beatrice Thommen-Stöckli, SP
Publication:
lundi 29.09.2014, 15:00 heure

Franz Bamert

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lundi 29.09.2014, 15:00 heure


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