«Il y a dix ans, nous fabriquions une douzaine de yogourts par jour. Aujourd’hui, c’est près de 800», explique Benjamin Dubosson.

Valais: du bonheur en pot

Elaborés de manière artisanale, les yogourts de la famille Dubosson perpétuent une tradition passionnante:
celle de la transformation laitière à la ferme.

Chez les Dubosson, cela fait dix ans qu’on fabrique des yogourts de manière artisanale. Et pas n’importe où puisque c’est sur les hauteurs de Troistorrents que se niche la ferme familiale. En cette après-midi ensoleillée d’avril, la blancheur des Dents du Midi nous surplombe, tandis que la curiosité de la quinzaine de vaches laitières est titillée par notre arrivée. «En principe on produit principalement le matin, explique Irénée Dubosson (63 ans). Aujourd’hui avec votre présence, c’est un peu exceptionnel. On s’est organisé différemment pour vous montrer le processus. Mais c’est notre fils Benjamin qui va vous expliquer tout ça. Je dois aller réceptionner deux jeunes vaches évolénardes qui vont prendre leurs quartiers sur notre terrain.»

Avec un CFC d’agriculteur en poche, un brevet agricole et un cours de responsable en transformation laitière, Benjamin Dubosson (27 ans) connaît très bien la fabrication des yogourts. Il a vécu la naissance de cette aventure auprès de ses parents il y a dix ans. «Comment tout ça a commencé? C’est grâce à ma mère, Gaby. Nous avions une exploitation laitière classique mais avec le prix du litre de lait, cela couvrait à peine l’alimentation des vaches. Elle a eu l’idée de fabriquer des yogourts − une douzaine par jour − et de les vendre pour respirer un peu financièrement.»

Le succès est immédiat, les clients sont au rendez-vous et le bouche à oreille vante la qualité des produits proposés. Aujourd’hui, la vie familiale est rythmée par ces petits pots maison. Pas moins de 800 sont fabriqués en moyenne quotidiennement, soit près de 300  000 l’an dernier. «Nous collons toujours les étiquettes à la main, sourit Gaby. En principe, c’est moi qui m’en occupe le vendredi. Je ne fais que ça pendant six à sept heures.» Chez Coop, entre six et quatorze saveurs de yogourts sont proposées à la clientèle dans près d’une vingtaine de points de vente valaisans (voir l’encadré en page 23). «Certains arômes sont saisonniers, ils ne sont donc disponibles que l’été, comme le citron par exemple, ou l’hiver comme la mandarine», explique Benjamin tout en surveillant le remplissage des pots qui partiront pour la livraison le lendemain matin.

Les étiquettes sont toujours collées à la main et les arômes répartis pot par pot.

En totale autonomie

Ce qui fait également la qualité et la valeur ajoutée des produits de la famille Dubosson, c’est la totale autonomie de fabrication. «Nous avons une quinzaine de vaches qui produisent 200 litres de lait par jour. C’est notre lait, nous n’en n’achetons pas à l’extérieur. Elles sont nourries avec notre foin car nous exploitons 27 hectares.»

Dès la mi-mai, tout le troupeau monte en compagnie de Benjamin sur l’alpage qui s’étend sur une soixantaine d’hectares. «Je les trais là-haut, je fabrique de la raclette AOC et je descends le lait l’après-midi pour confectionner les yogourts à la ferme et m’occuper des foins. Mes parents sont toujours là bien sûr et désormais nous avons une employée. Autrement ce ne serait pas possible. Je reprendrai entièrement la ferme lorsqu’ils partiront à la retraite d’ici deux à trois ans.»

Mais au fait, existe-t-il un secret de fabrication pour les yogourts? La question le fait sourire: «Oui, et je ne vous le dévoilerai pas! Chacun a sa patte, sa signature. Ce que je peux dire c’est que les nôtres ont 4% de sucre qui fait office de conservateur naturel car nous n’en mettons aucun autre. Il n’y a pas d’additif dans nos produits.»

Autre particularité, la machine de remplissage élaborée tout spécialement après plusieurs mois d’essais. L’idée? Permettre aux arômes naturels de rester au fond sans se mélanger. «C’est plus joli et on mélange comme on a envie.» Des arômes suisses bien sûr quand les fruits concernés poussent sous nos latitudes. «Nous avons installé une cinquantaine de panneaux solaires pour produire notre propre électricité. Les yogourts sont donc même fabriqués avec de l’énergie verte!» Le clapotis de la fontaine extérieure rythme notre conversation tandis que les jeunes vaches évolénardes font sonner avec entrain leur emblématique cloche tout en s’amusant autour des bâtiments. «Ah, regardez, nos nouvelles protégées viennent d’arriver. Elles sont splendides vous ne trouvez pas?»

Décidément, chaque visite en Valais ne fait que confirmer ce qui est aujourd’hui une évidence pour tous ses visiteurs: une région et une convivialité qui restent toujours gravées dans nos cœurs!

-



Yogourts chez Coop

Selon les saisons

Yogourts Dubosson-Bregy, 1 fr. 40/ 180 g, disponibles dans les magasins Coop valaisans. Six arômes au choix: baies des bois, framboise, fraise, caramel, moka et myrtille. Selon la saison, d’autres arômes viennent compléter la gamme.

Commentaires (3)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.










Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Sophie Dürrenmatt
Photo:
Nicolas de Neve
Publication:
lundi 07.05.2018, 04:00 heure





Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?