Sur la neige fraîche, on circule sans souci. En revanche, gare au verglas!

Vélo en hiver: éviter les glissades

Deux-roues Remiser le vélo entre novembre et avril? Dommage, car en prenant ses précautions pour ne pas finir au tapis, ça roule! Check-up.

Ah le doux silence de la neige qui tombe sans discontinuer, le froid mordant, la nuit qui s’invite aux quatre-heures… L’hiver incite au cocooning et au thé à la cannelle. Et si on en profitait plutôt pour se créer un «package bien-être», en sortant au grand air, pour faire de l’exercice physique tout en se rendant de A à B? Le vélo en hiver, c’est tout un poème, mais celui-ci exige d’avoir répété ses gammes.

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Avant de vous lancer dans l’aventure du vélo en hiver, prenez le temps de contrôler son état général. Les freins fonctionnent-ils correctement? Les patins doivent-ils être changés? Faudrait-il passer à une bicyclette avec freins à disque ou à tambour? «En hiver, les freins à tambour sont idéals car ils empêchent que la roue se bloque», explique Daniel Bachofner, responsable de la sécurité routière chez Pro Vélo. Selon votre style de conduite, vous pouvez aussi baisser légèrement la selle, afin de pouvoir assurer l’équilibre et freiner avec les pieds. Toutefois, cette technique implique un plus grand effort de pédalage.

Contrôler la chaîne et la météo

Il est temps de vérifier l’état de la chaîne, de la nettoyer et de la graisser généreusement, car elle va forcément souffrir du salage des routes. Veillez également à être suffisamment visible. Les phares doivent évidemment pouvoir fonctionner, mais «attention à ne pas cumuler les lumières, cela n’apporte rien», souligne Daniel Bachofner. En revanche, il peut s’avérer salvateur d’ajouter des catadioptres voire un gilet de sécurité.
Enfin, dernière étape de la préparation: contrôlez les prévisions météo. Si la visibilité s’annonce nulle avec d’importantes chutes de neige ou du verglas, mieux vaut renoncer.

Tailler les courbes sur la route

Une route sèche ou de la neige durcie représentent les conditions idéales en hiver. «Il faut se comparer aux piétons et à leur comportement sur du verglas ou de la neige mouillée. Les grands dangers résident dans les virages, car le cycliste a tendance à se pencher, ce qui réduit l’adhérence. Attention aux manœuvres brusques d’évitement qui peuvent vous envoyer au tapis», prévient Daniel Bachofner.
Il faut adapter sa vitesse au trafic, aux possibilités de freinage et à la température corporelle, afin de ne pas transpirer (lire encadré). Le freinage demande davantage de doigté: les distances s’allongent sur route mouillée. «Il ne faut pas tirer aussi fort que d’habitude sur les freins. Regardez au loin pour évaluer les dangers à temps.»
Et si ça ne suffit pas, il reste toujours la possibilité de poser un pied au sol pour accélérer le freinage. Le Bureau de prévention des accidents (BPA), qui déconseille plutôt l’usage du vélo sur la neige, ajoute: «Les chaussées glissantes, c’est vraiment dangereux pour ceux qui emmènent les enfants dans une remorque», rappelle Magali Dubois, porte-parole.

Après la virée, la rincée

Aussitôt arrivé chez soi, il faut encore bichonner sa bécane. Avec un arrosoir, rincez la chaîne et le cadre, qui ont passablement souffert du sel et risquent la rouille. Vérifiez également les freins et le dérailleur. Donnez, au besoin, un petit coup de graisse à la chaîne. Au printemps, il est recommandé d’amener son vélo au service, pour contrôler son état général et effectuer les réparations nécessaires.
L’an dernier, 890 cyclistes ont été grièvement blessés et 29 sont décédés dans des accidents de la route, la plupart en été. «Il y a moins de gens qui circulent à vélo en hiver, et sur des distances plus courtes, il est donc difficile d’affirmer qu’il y a plus d’accidents», commente le spécialiste de Pro Vélo. Renoncer et prendre le bus peut aussi constituer la meilleure des solutions sécuritaires car il n’y a rien de pire qu’un comportement hésitant.

La tenue du cycliste

Bien s’équiper, la clé du succès

À la neige et au verglas s’ajoute le froid.
Rien ne sert d’avoir un vélo bien équipé si l’on y renonce à cause des frimas…
Adoptez la technique de l’oignon, en multipliant les couches et en terminant par une veste en goretex. Il vous faut de bons gants, ou des moufles à fixer au guidon comme sur les motos. Sur la tête, un bonnet ou mieux, une cagoule. «Le casque est important à tout moment de l’année. Si un bonnet est porté dessous, il s’agit de s’assurer que la vision de côté ne soit pas entravée et que le casque soit bien ajusté sur la tête», explique Magali Dubois, du BPA.
Enfin, mais c’est plutôt une affaire de confort, installez un pare-boue, qui empêchera que la neige gicle et vous mouille le bas du dos. Attention, il faut, après chaque utilisation, ôter la neige qui s’y est accumulée, sinon gare au sabot de glace!

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Mélanie Haab

Rédactrice

Photo:
Keystone
Publication:
lundi 25.01.2016, 13:30 heure



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