La belle chanteuse allemande d’origine nigériane et tzigane est mère de deux enfants.

«Ce que j’aime c’est le live!»

Interview Ayo se produira jeudi soir au Caprices festival, à Crans-Montana (VS). La chanteuse nous parle de son parcours et de sa passion pour la musique.

Sans cesse en mouvement, entre l’Allemagne, New York, la France, Londres ou les Caraïbes, Ayo vit sa passion de la musique à fond. En pleine tournée avec son quatrième album Ticket to the World, elle posera ses valises en Valais cette semaine.

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Pas trop fatiguée?
Ça va bien. Je suis un peu fatiguée avec le décalage horaire car je viens de New York (ndlr: elle se produit à Paris).

Comment conciliez-vous votre vie d’artiste et votre rôle de mère?
C’est une question de priorités. J’essaie d’être beaucoup avec mes enfants. Je ne veux pas rater ça! Ma fille Billie-Eve voyage avec moi: elle ne va pas encore à l’école.

Vous étiez aux Nations Unies, à New York. Pourquoi?
Je vais jouer un concert le 30 juin avec l’Orchestre philharmonique de New York. C’était pour l’organiser. L’ONU, c’est comme un porte-bonheur. Un endroit très important, le lieu où se négocie la paix dans le monde. La paix de l’âme, la paix du corps, la paix de l’esprit… C’est primordial!

Vous réjouissez-vous de vous produire au Caprices festival?
J’aime beaucoup le Caprices. Les gens sont très gentils. Il y a un bon accueil. Je passe un agréable moment et le public est vraiment cool.

Vous appréciez notre pays?
J’ai déjà fait une résidence d’une semaine en Suisse. J’aime la nature. J’ai skié avec les enfants. J’aime aussi beaucoup l’été. Il y a de l’espace. C’est propre et il n’y a pas trop de monde. Les gens font attention à l’environnement. Plus qu’à Paris!

Votre dernier album avait des influences rap. Que préparez-vous pour le cinquième?
Je ne sais pas encore. J’ai beaucoup de nouvelles chansons. Je suis très libre. Je compose chaque morceau dans le moment présent, selon mes émotions. Mes chansons sont gitanes, totalement libres comme moi! Je n’ai pas de maison de disques en ce moment. Les gens n’achètent plus de disques. Ce que j’aime c’est le live! Les concerts, le partage avec les gens. Peut-être que demain je ne suis plus là…

D’où vous vient votre passion pour la musique?
Mon père était DJ. Il a beaucoup joué à la maison. Le mal, les problèmes dans la vie… La musique permet de voyager et d’oublier les problèmes. C’est une thérapie musicale, un moyen d’exprimer ça.

Vous dites que la musique est votre religion. Êtes-vous croyante?
Oui, très. Je crois en moi, en vous, aux gens, à l’amour. Dieu n’est pas lié à une religion. C’est le bien, la lumière. Dieu n’est pas le contrôle. On ne peut pas tuer au nom de Dieu! J’aime le bouddhisme. C’est un guide pour les gens. Dans chaque religion il y a de bonnes choses. Les problèmes viennent avec les fausses interprétations.

Vous chantez en anglais. Pourrait-on vous entendre en français ou en allemand?
La langue allemande, c’est surtout bien pour la littérature. Le français, c’est une jolie langue. Peut-être que je vais chanter en français un jour. Je viens d’écrire ma première chanson en français!

Un message pour nos lecteurs?
Il faut vivre le moment présent! Le plus important dans la vie, c’est la joie! Ne pas vivre dans la peur même si on n’est en sécurité nulle part. On ne sait jamais ce qui peut arriver.

Que pensez-vous des tragiques événements dans le nord-est du Nigéria, le pays d’origine de votre père, avec les massacres perpetrés par Boko Haram?
Boko Haram... Ça fait des années qu'il y a des massacres! Bien avant Boko Haram. C'est triste. Les lois devraient protéger les gens, pas rendre les riches toujours plus riches. Il y a beaucoup d'hypocrisie. Je suis contre la violence. Il ne faut pas tuer.

Vous connaissez le rappeur suisse Stress qui se produira le même soir que vous au Caprices?
Non, pas du tout! Il chante en quelle langue? Je vais l'écouter sur YouTube.

Vous avez joué dans votre premier film «Murder in Pacot». Une bonne expérience?
Oui. C'était un scénario très théâtral. J'aimerais continuer dans le cinéma et avoir l’occasion de faire un film plus joyeux! (rires)

Site d'Ayo

Électro à l’honneur

Cette 12e édition du Caprices festival, qui fera vibrer Crans-Montana du 9 au 12 avril, sera résolument tournée vers les musiques électro et urbaines. Des stars du clubbing se produiront en Valais. Outre Ayo, le Moon accueillera Stress, C2C et St. Lô pour un jeudi soir métissé. Le week-end sera électro avec Deep Dish, Solomun, Dixon et Kollektiv Turmstrasse vendredi. Samedi, Chris Liebing, Dubfire, Ellen Allien et Digitalism se succéderont aux platines.

Concert d’Ayo jeudi 9 avril; infos et billets: www.caprices.ch

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Rita Weber
Photo:
Kate Barry
Publication:
lundi 06.04.2015, 22:00 heure



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