Michel Lauzier bichonne 2,5 hectares de melons charentais Primagusto de très haute qualité
 à quelques enjambées d’Avignon.

Des pépites sous le soleil de Provence

C’est à Pernes-les-Fontaines, à quelques enjambées d’Avignon, que les melons Primagusto se gorgent du soleil de Provence. Visite chez Michel Lauzier, melonnier. 

Il est des régions où tout semble plus coloré, plus rayonnant, plus chantant, plus romantique, plus gourmand et plus charmant qu’ailleurs. La Provence est de celles-là. Ses cigales, ses champs de lavande, ses truffes, ses fruits et ses melons gorgés de soleil sont autant d’ambassadeurs d’une région à la fois enchantée et enchanteresse, mais surtout gâtée par Dame Nature. «Vous savez, ici c’est avant tout un terroir, sourit Michel Lauzier (56 ans), tout en inspectant avec minutie ses plantations de melons sous tunnels que l’on appelle des melonnières. Les melons s’y plaisent particulièrement», nous lance-t-il, l’accent chantant.
Car à quelques jours de leur complète maturation, les melons de la famille Lauzier, melonniers de père en fils dans le Vaucluse depuis plusieurs générations, commencent déjà à déployer tous leurs atouts. «Nous sommes dans une région très spécifique avec l’air du Ventoux qui croise celui de la vallée du Rhône, une terre calcaire, et des incidences climatiques – froid la nuit, chaud le jour – qui sont essentielles pour faire de bons fruits. Ajoutez à ça un ensoleillement exceptionnel et vous obtenez ce terroir dont je vous parle.»
Installé dans la zone de production dite du melon de Cavaillon, Michel Lauzier bichonne chaque année des melons charentais. «Le melon de Cavaillon est une désignation qui recouvre des variétés de différentes provenances dont le charentais. La majeure partie de notre production sera estampillée Primagusto. Et cette année, avec le magnifique printemps que nous avons eu, les melons vont être d’une qualité rarissime.»
Une affirmation de connaisseur car Michel peaufine un savoir-faire traditionnel unique qui se transmet de génération en génération pour le plus grand plaisir des gourmets et des gourmands. «Nous livrons nos melons à Ventoux Fruits qui prend très à cœur de pérenniser ce terroir authentique en commercialisant notre production chez Coop. Avec seule-ment deux hectares et demi, je peux tout à fait produire de la grande qualité, mais il faut aussi que quelqu’un me l’achète. La survie des petites exploitations comme la nôtre en dépend.»

Des tranches bien marquées sont souvent révélatrices d’un bon melon.

Plantés début mars, les melons charentais Primagusto sont récoltés maintenant. «Tout se passe très rapidement. La plante décide de faire mûrir ses melons d’un coup et là il faut être réactif. On doit ramasser 80% de la récolte en deux jours seulement. Je le dis toujours, le melon c’est un sport extrême!» Des tunnels où la chaleur peut vite devenir étouffante, un ramassage traditionnel à la main à ras du sol, une course contre la montre pour obtenir le meilleur des fruits: nul doute, le melon est un produit qui se mérite. «Combien une plante peut-elle fournir? Si elle est bien nourrie, il n’est pas rare d’obtenir sept à huit melons par plante, d’autant qu’elle n’est pas très gourmande en eau. On les cultive sous tunnel pour les protéger du vent et surtout du froid. Elles ont horreur de ça. Et s’il n’y a pas de soleil pendant deux à trois jours, la plante se met en stand-by. Ce qui est très mauvais car elle arrête de se nourrir. Il ne faut pas oublier que le melon est originaire d’Afrique. Le soleil, c’est son moteur. Sans lui, pas de récolte. Vous sentez? Le vent se lève. Venez, on va déguster tout ça à l’abri. Vous m’en direz des nouvelles!»

Perfection gustative

Le melon Primagusto développe tous ses arômes grâce aux conditions climatiques clémentes, à la richesse du sol et au savoir-faire des petits producteurs du Vaucluse. De plus, gorgé de sucres naturels grâce à sa récolte à maturité, il déploie une perfection gustative unique. Pour connaître le taux de sucre, des prélèvements sont effectués sur place après la récolte, ainsi qu’à leur arrivée dans les centrales Coop. Le taux de sucre des melons Primagusto se situe entre 14 et 18 °B (ndlr: l’échelle de Brix sert à mesurer en degrés Brix le taux de sucre). Si ce taux n’est pas atteint, le lot est refusé afin d’assurer une qualité constante. Ce melon se reconnaît grâce à un sticker estampillé Primagusto. Disponible dans tous les points de vente Coop durant la haute saison des melons. Sa disponibilité peut varier selon les conditions climatiques.

Un allié cuisine et santé

En apéritif à l’ombre d’une tonnelle, mais aussi enbrochettes de fruits, au petit-déjeuner, en sorbetou accompagnant des gambas grillées, le melon se décline de multiples manières. Sa forte teneuren eau (environ 90%) permet un faible apport calorique qui se situe entre 35 et 40 kcal/100 g. Richeen provitamine A aux vertus antioxydantes et envitamines C, le melon est également riche en potassium lui conférant ainsi des atouts diurétiques. S’il est bien mûr, on peut le conserverdeux à trois jours dans le bac à légumes du réfrigérateur. A entreposer de préférence dans un papier film afin d’éviter qu’il ne communiqueson odeur aux autres aliments.

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Sophie Dürrenmatt
Photo:
Darrin Vanselow
Publication:
lundi 16.06.2014, 07:30 heure

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