Mélanie Meillard (18 ans) et Jonathan Suckow (18 ans) ont remporté chacun un chèque de 6000 francs, récompensant une saison 2016 remarquable. 

Deux jeunes sportifs romands récompensés 

Interview Mélanie Meillard et Jonathan Suckow ont remporté le Prix du meilleur espoir romand 2016 décerné par l’Aide sportive 
le 12 mai dernier à Lausanne.

«Les JO? Le rêve de tous les skieurs»

Mélanie Meillard, 18 ans, Hérémence (VS), ski alpin

Que représente ce prix?
C’est une visibilité en plus. Ça fait toujours du bien d’être soutenue par l’Aide sportive, qui m’a déjà beaucoup aidée. Et une fierté d’avoir été choisie par tant de gens qui ont voté pour moi.

Vous êtes considérée comme l’un des plus grands espoirs du ski féminin helvétique…Ressentez-vous une pression particulière?
Non pas forcément, parce que je ne me mets pas trop la pression. Je n’écoute pas vraiment ce qu’on dit sur moi. Je me donne juste à fond à chaque course.

Votre bilan de la saison passée?
J’ai très vite réussi à entrer dans les trente meilleures en Coupe du monde. J’ai bien commencé la saison à Levi et j’ai conclu en beauté à Aspen, avec mes deux meilleurs résultats (ndlr: 5e et 8e). Puis deux titres nationaux, donc c’était parfait. Mais je dois éviter toutes ces sorties de courses à l’avenir.

À quoi sont-elles liées?
J’essaie d’attaquer à chaque course. Alors je commets parfois de petites fautes techniques ou j’enfourche un piquet. Ce sont souvent de petits détails, comme la stabilité, qui font que ça rate.

Que faut-il améliorer?
Il y a toujours une marge de progression en ski. C’est difficile à dire mais à côté du ski, il y a la condition physique qu’il faut toujours continuer à bosser et améliorer.

Vos objectifs pour la saison prochaine?
Je n’ai pas trop réfléchi à cela (rires). Un grand objectif serait de se qualifier pour les Jeux olympiques. Je vais d’abord essayer de faire les mêmes performances que la saison passée, voire mieux. Tout donner et être plus régulière.

Que représentent les JO?
C’est un rêve pour tous les skieurs, mais il faut faire ses preuves. J’ai eu la chance de participer aux Jeux de la Jeunesse, c’est la moitié du chemin. J’aimerais maintenant pouvoir vivre les «vrais» JO.

Qu’allez-vous faire avec l’argent du prix?
Cet argent va m’aider à financer mon entraîneur physique privé, avec lequel j’ai déjà bossé la saison passée.

Avez-vous un modèle?
Didier Cuche! En ce moment, je regarde toutes les meilleures skieuses (Shiffrin, Gut, Veith) et je tente de prendre un peu de chacune d’elles.

«Immense reconnaissance»

Jonathan Suckow, 18 ans, Petit-Saconnex (GE), plongeon

Que représente ce prix du meilleur espoir sportif romand?
Une immense reconnaissance, car c’est un énorme prix en Suisse romande. Au niveau de la médiatisation de ce sport, cela a beaucoup de valeur aussi.

Et vous êtes le premier pratiquant de plongeon à gagner ce titre…
Personne ne parle jamais du plongeon, alors je suis content et fier de pouvoir mettre en avant cette discipline grâce à ce prix.

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette discipline?
Depuis que je suis petit, j’adore plonger, regarder des vidéos. En grandissant, on se pose des questions. Par exemple, pourquoi consacrer 25 heures par semaine à une seule activité alors qu’on pourrait en faire d’autres? Mais cela m’a appris plein de choses, comme la discipline. Et j’aime le sentiment de gagner.

Quels sont vos objectifs cette saison?
Je vais disputer la dernière compétition junior de ma vie avec les Européens à Bergen (Norvège). Ensuite viendront mes premières compétitions élites…

Et un niveau plus relevé…
Oui, c’est surtout au niveau technique que je vais devoir m’améliorer pour atteindre un haut niveau en élite. La différence du degré de difficulté des plongeons est grande.

Le plus grand rêve de votre carrière?
Mon grand rêve, ce sont les Jeux olympiques. Mais je ne fais pas forcément tous ces sacrifices juste pour en disputer un jour. J’utilise le sport pour me développer, que ce soit intellectuellement ou physiquement. Le sport me donne aussi des aptitudes utiles dans la vie.

Peut-on vivre du plongeon?
En Suisse, c’est impossible. Dans certains pays comme la Chine ou l’Allemagne, les tout meilleurs plongeurs s’en sortent financièrement. Mais très peu d’argent est investi dans cette discipline.

L’argent que vous rapporte ce prix va donc vous aider…
Cet argent m’aidera au financement d’une saison qui coûte entre 20 000 et 30 000 francs (stages et compétitions).

Un mot sur votre départ à New York cet été ?
Même si ma coach Christiane Favia tente de développer un centre suisse pour éviter de devoir s’expatrier, c’est difficile en plongeon de combiner sport et études. Et j’ai l’opportunité d’étudier à la prestigieuse Université de Columbia, mon choix est lié pour 50% aux études et pour 50% au sport.

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Sylvain Bolt

Rédacteur

Photo:
Aide Sportive
Publication:
dimanche 21.05.2017, 13:15 heure

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