1 von 4


Toujours en voyage, toujours en mouvement: à Lisbonne, Stéphane Lambiel se rend à vélo à la tour de Belém.

Ponto Final se trouve de l’autre côté du Tage, sous la statue du Christ-Roi. Le restaurant propose une cuisine régionale.


En voyage avec un champion de patinage

Rencontre Le Portugal est sa deuxième patrie. Stéphane Lambiel nous fait découvrir la capitale, Lisbonne, et nous fait goûter à ses endroits préférés. Reportage.

La journée va être intense. Stéphane Lambiel souhaite aller à vélo jusqu’à la tour de Belém, emblème de Lisbonne. «Bouger nous fera du bien», s’amuse le double champion du monde de patinage artistique. Avant le petit-déjeuner, il a pris le temps de faire ses exercices: «J’aime le pilates, je fais mes exercices tous les jours.» Il aborde la ville en toute décontraction, se laisse porter, profite de la gastronomie et de la mer. «Pour moi, le Portugal, c’est la famille, les vacances, la liberté.»
Nous enfourchons les vélos qu’on nous a prêtés. La piste cyclable longe le Tage jusqu’aux anciens bâtiments du port dans lesquels se sont installés des restaurants branchés. Sur les bords du fleuve, les jeunes font la fête dans les cafés et les clubs à la mode, le soir venu. Les chaises longues et les fauteuils sont une invitation à la paresse, mais pas pour nous! Nous appuyons sur les pédales, passons sous le pont suspendu à deux étages, face à la tour. La plateforme d’observation et son point de vue sur le Tage récompensent nos efforts.

Le café, une tasse de culture

À Lisbonne, la journée commence par un cafézinho. Étant presque un autochtone (le Portugal est le pays de sa mère et sa grand-mère vit dans la région de Lisbonne), Stéphane prend le temps de savourer un café. Il préfère le boire à l’historique Café Nicola donnant sur le Rossio, place centrale de la capitale. «Ma mère et moi venons ici quand nous sommes à Lisbonne», raconte le Valaisan de 29 ans. «Ma cousine y a travaillé.»
Le temps d’une pause et Stéphane repart. Du Rossio, nous nous promenons dans la partie basse de la ville, la Baixa, par la rua Augusta. Le boulevard est bordé de boutiques, de restaurants et de boulangeries. «Les Portugais aiment les sucreries», précise notre guide.
Stéphane nous mène à la Confeitaria Nacional. La plus ancienne pâtisserie de la ville (1829) est l’un des lieux de rencontre les plus appréciés des habitants. Nous y dégustons les pastéis de nata, merveilleux petits gâteaux à la crème. «Ils sont encore meilleurs avec beaucoup de cannelle», explique Stéphane Lambiel. «J’aime les sucreries, je pourrais en manger toute la journée.»
 Pour compenser, ce «retraité» continue de faire beaucoup de sport. Quand son agenda le permet, il patine tous les jours.

Au bout du monde

Dans la lumière de la fin de l’après-midi, nous flânons jusqu’au Tage, traversons l’Arc de triomphe et nous retrouvons à la Praça do Comércio (place du Commerce). Elle ravive des souvenirs d’enfance. «D’ici, nous prenons toujours le ferry pour aller chez ma Avó, ma grand-mère.» Stéphane se replonge alors dans le passé et parle de ses vacances au Portugal quand il était enfant, de sa chère Avó et vante ses talents culinaires.
Le soleil s’éloigne, il est temps de souper. Stéphane décide d’aller en ferry jusqu’à Cacilhas. «Je connais un restaurant avec la plus belle vue sur la ville au coucher du soleil.» La traversée dure dix minutes. S’en suit une promenade le long du quai (mieux vaut porter des chaussures plates) et des entrepôts vides. Nous y sommes: au bout du monde, au Ponto Final. Un site unique, un endroit romantique et un restaurant qui propose des plats portugais typiques. Stéphane commande de l’arroz de tamboril (plat de riz à la lotte), de la morue frite, un plat mijoté de haricots et de riz et un plat de viande avec des pommes de terre.
La conversation se poursuit autour du repas. Stéphane évoque son rêve de tour du monde en voilier et parle de sa famille, avec laquelle il entretient des relations étroites. Il téléphone à sa mère tous les jours et l’appelle sa «petite maman». Son école de patinage artistique à Champéry (VS) et l’organisation de son premier spectacle sur glace, Ice Legends, qu’il présentera le 18 décembre à Genève, lui tiennent à cœur.
En outre, son métier de patineur artistique l’emmène dans le monde entier. Au printemps et à l’été 2015, il repartira en tournée mondiale. Auparavant, en février, il sera sur les patinoires suisses pour Art on Ice. «Je passe 60% de ma vie en voyage», ajoute-t-il. Deux jours avant Lisbonne, il revenait du Japon. Il donne de nombreux galas en Asie, où il est une star. Même s’il vit dans des hôtels la plupart du temps, il aime cette vie. «Elle me permet de faire des découvertes et des connaissances.»

«Ma Avó est la meilleure cuisinière du monde!» Stéphane, à propos de sa grand-mère

Une deuxième patrie

Le Portugal est son havre de paix. Il y vient au printemps ou à l’automne. Il passe sa journée près de la mer à Sesimbra, petit village de pêcheurs où il possède une maison de vacances. Il se laisse aussi dorloter par sa grand-mère. «Ma Avó est la meilleure cuisinière du monde. Il faut que nous allions la voir», dit-il en attrapant son téléphone pour la prévenir.
Santo Antonio, où elle vit, est accessible en ferry et en bus. Maria-José, 69 ans, nous accueille chaleureusement. Elle étreint son célèbre petit-fils. Stéphane ne semble pas prêt non plus de lâcher sa Avó: «J’aimerais qu’elle soit plus souvent près de moi.»
Notre hôte a passé la journée en cuisine à préparer des produits du marché. «J’aime la regarder cuisiner. À Noël, elle passe une semaine en cuisine à préparer le repas de fête», ajoute Stéphane en jetant un regard curieux sur la cocotte de moules. Il y a des plats délicieux, du poisson, des frites maison, des saucisses et – les Portugais adorant les sucreries – de petits et gros gâteaux faits maison.
C’est avec ces spécialités culinaires dans un cadre très privé que s’achève cette courte visite.

Infos pratiques

Chaussures Comme Rome, Lisbonne est surnommée «la ville aux sept collines». Les rues montent et descendent par des escaliers, des ruelles escarpées et des pavés.

Hôtel Le boutique-hôtel «My Story Hotel», dans la partie basse de la ville, est bien centré. Chambres modernes. Et on y sert un excellent Gin-Teatonic.

Emplettes Le Chiado est le cœur de la ville. Tout autour de la place, de nombreux restaurants, musées et commerces. Près du Chiado se trouve l’ascenseur de Santa Justa, qui mène de la ville basse à la ville haute.

Décalage horaire Une heure de moins au Portugal par rapport à la Suisse.

Liens utiles

Stéphane Lambiel

Site de Stéphane Lambiel
Ice Legends
Art on Ice

Lisbonne

Lisbonne
L'ocean de Lisbonne
Figaro's
Bikeiberia

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Yvonne Fertsch
Photo:
Heiner H. Schmitt; carte Rich Weber
Publication:
lundi 24.11.2014, 16:05 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?