Les fleurs en bouquet de la viorne odorante dégagent de délicieuses odeurs de vanille.

Fleurs en hiver: elles friment dans les frimas

Surprenant Ne vous fiez pas aux idées préconçues: l’hiver, la nature a suffisamment de sève pour nous gratifier de merveilleuses fleurs et de parfums enivrants. Florilèges.

Bernard Messerli, journaliste horticulteur 

Bernard Messerli, journaliste horticulteur 
Bernard Messerli, journaliste horticulteur 

Juste sous la gare de Lausanne, un modeste jardinet affiche un cerisier, une viorne et un hamamélis en fleurs. Fleurir en pleine rigueur hivernale, même si cela nous épate, est une logique qui nous échappe. Ces pièces sexuelles de la plante représentent certainement la partie la moins rustique du végétal... Hé! fleur, tu ferais mieux de rester dans le bouton, bien protégée des gelées! La fleurette peut se vanter d’attirer toutes les admirations, même si les pollinisateurs restent sous la couette. Elle s’en moque. D’abord, elle résiste assez bien aux morsures de glace et de neige. Ensuite, elle n’a que faire des fruits et des graines hors de son berceau d’origine.

Après la floraison, il faut ôter les sarments vagabonds du jasmin nudiflore.

Des exotiques parfumées

Dès novembre, et pour seulement quelques semaines, les fleurs blanches demi-doubles du cerisier higan d’automne (Prunus subhirtella «Autumnalis») nous font croire à un déplacement du printemps. Depuis sa venue du Japon, au début XXe siècle, c’est son habitude, sans fruit à la clé. En cette même période, originaire de Chine, le chimonanthe précoce (Chimonanthus praecox), aux fleurs de paille, offre un parfum fabuleux.
Si vous aimez ces fragrances d’hiver, ne ratez pas celle du jasmin nudiflore (Jasminum nudiflorum) et de la viorne odorante (Viburnum fragrans). Quant à l’hamamélis mou (Hamamelis mollis), aussi oriental que les deux précédents, avec ses fleurs aux petits rubans torsadés jaunes, il ne sent rien mais se rattrape avec une feuillaison automnale cuivrée.

Le cerisier higan d’automne? On l’appelle cerisier du Japon.

Des indigènes faciles à vivre

Tous ne viennent pas de pays lointains. Le cornouiller mâle (Cornus mas), habitué de nos lisières méridionales, mais peu fréquent, constelle ses rameaux géométriques d’étoiles miniatures jaunes
en février déjà. Comme cette explosion soufrée tient quelques semaines, les abeilles trouvent toujours des jours tièdes pour profiter du nectar, et surtout du pollen, de cette floraison. Ainsi, la fécondation s’opérant, on pourra profiter en été des cornouilles qu’il vaut mieux ramasser que cueillir. La bruyère carnée (Erica carnea), formant de jolis tapis roses du début au milieu de l’année, connaît nos collines sèches et rocailleuses. Facile, elle supporte bien les terrains calcaires et demande très peu de soins.

«Fleur d’hiver» en grec, le chimonanthe précoce est aussi un séducteur au parfum fabuleux. 

A faire dans votre jardin

Hormis le jasmin, les arbustes cités se contentent d’une taille minimum, celle des rameaux en surnombre, vieillis ou abîmés.

Viorne, bruyère, hamamélis, jasmin et chimonanthe peuvent se cultiver en pot, dans un mélange de terreau, terre de bruyère et sable.

Le jasmin nudiflore est le seul de son espèce qui accepte l’ombre; donc si vous devez habiller un mur mal exposé...

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texte:
Bernard Messerli
Photo:
Alamy, Bernard Messerli
Publication:
lundi 13.02.2017, 13:00 heure



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