Goa: capitale de la zénitude

Inde Connue pour ses plages étendues de sable fin, Goa s’est muée en cité du bien-être où les offres de yoga et de thérapies naturelles foisonnent. Suivez les guides.

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Elle est issue d’une famille brahmane, l’une des plus hautes castes de l’Inde et a grandi dans la région montagneuse d’Assam, au nord-est du pays. Lui a également évolué depuis l’enfance dans un cadre alpin, en Valais, où il a passé une grande partie de sa vie à parcourir les montagnes environnantes. À première vue, rien ne les prédestinait à se retrouver face à l’océan Indien. Mais en 2013, Tapashi Devchoudhury et Cédric Reynard ont été réunis par leur passion commune pour le surf.
Aujourd’hui mariés, ils ont ouvert un centre de stand up paddle sur la plage de Mandrem au nord de Goa, où tous deux séjournent d’octobre à avril. Entre richesses cul­turelles, cures de bien-être et excursions en mer, voici leurs suggestions pour découvrir ce lieu.

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Le stand up paddle pour tutoyer les dauphins

 

Sur la plage de Mandrem au nord de Goa, Cédric et Tapashi Reynard (photo) ont monté le centre de stand up paddle Waterwalk India. Au petit matin, quand l’océan est calme et les bateaux de pêcheurs absents, ils organisent des sorties au large à la rencontre des dauphins. Sur leur planche et à la force de leur pagaie, les excursionnistes ont des chances de voir ces mammifères de près. Appelés les «dauphins aveugles», ils s’adonnent parfois à quelques acrobaties hors de l’eau. Un instant magique où seule la respiration des dauphins rompt le silence du large.

Une nourriture aux influences portugaises

Généralement moins épicée mais tout aussi goûteuse que le reste de la cuisine indienne, la nourriture goanaise a conservé une touche portugaise des cinq siècles d’occupation coloniale. Un exemple typique est le poulet cafreal, dont la mixture composée de coriandre fraîche, d’ail, d’oignons, de cannelle, de chili, de poivre et de jus de lime était réalisée par les troupes portugaises et leurs soldats africains durant leur présence sur le continent. Aujourd’hui, l’influence du tourisme et l’implantation de saisonniers russes et israéliens apportent de nouvelles teintes à la cuisine locale.

Yoga et thérapies ayurvédiques à volonté

Dans la partie nord de Goa, entre Mandrem et Arambol particulièrement, les centres de yoga et les thérapies alternatives issues de l’ayurvéda se sont multipliés ces dernières années. Toutes les formes de yoga y sont enseignées en cours uniques ou en retraites de plusieurs jours à plusieurs semaines. Au petit matin, sur la plage, il n’est d’ailleurs par rare de croiser des groupes de méditation ou des pratiquants de yoga. Les massages et le reiki complètent l’abondante offre de wellness, dont il convient d’évaluer la qualité sur place.

La cohabitation des églises et des temples

L’occupation portugaise entre le XVIe et le XXe siècle a aussi laissé d’importants vestiges architecturaux. Dans le centre de Goa, à Panaji (capitale), l’imposante église Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception blanchie à la chaux représente le centre spirituel de la ville. Édifiée en 1541, elle accueillait les marins portugais qui rendaient grâce d’être arrivés sains et saufs sur le continent indien. Dans la vieille ville, la cathédrale Sainte-Catherine est la plus imposante de toute l’Asie. Et partout dans la région, ces lieux de culte chrétiens côtoient les temples hindouistes.

Les banians, arbres sacrés

Dans tout l'Etat, la végétation de Goa est luxuriante, principalement composée de cocotiers et de rizières. Aux alentours des villages de Mandrem et d'Arambol, plusieurs banians trônent avec leurs innombrables branches devenant à leur tour des racines, formant un véritable labyrinthe. L'arbre peut ainsi se déployer jusqu'à atteindre plusieurs centaines de mètres de circonférence. Il revêt une importance capitale dans les religions hindouiste et bouddhiste, car la légende dit que Bouddha aurait atteint l'illumination au pied de cet arbre. Des offrandes - fleurs, encens et représentations sacrées - y sont d'ailleurs régulièrement déposées par les dévots qui viennent s'y recueillir.

Les marchés à ciel ouvert

A Pernem et Arambol, les rues du village sont fermées une fois par semaine pour permettre la tenue des marchés locaux où se vendent des légumes et des fruits exotiques, mais aussi des fleurs et de l'artisanat. Les prix y sont modérés permettant aux indigènes de se pourvoir en denrées alimentaires. Chaque samedi soir, dans le village d'Arpora, un immense marché de nuit regroupe des centaines de petites boutiques d'artisanat, où le marchandage des bijoux et des habits est une pratique coutumière. Un marché similaire se tient en plein jour chaque mercredi à Anjuna. Dans les années 70, le lieu accueillait déjà les premiers marchés aux puces organisés par la communauté hippie fraichement débarquée.

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Sophie Dorsaz

Rédactrice

Photo:
Alamy Stock Photo, DR; carte Rich Weber
Publication:
lundi 13.03.2017, 12:00 heure



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