Un cadeau de la nature: les herbes aromatiques bio d’Ueli Mäder poussent dans la plaine fertile de Magadino. La nouvelle serre les protégera de la pluie et du vent.

Herbes aromatiques bio du Tessin: l'avenir en vert

Sur la plaine de Magadino (TI) s’étend une serre immense. Elle abrite des herbes aromatiques bio. Une installation destinée à diminuer les émissions de CO2.

S on bagou en ferait un excellent politicien. Avec verve, Ueli Mäder décrit les champs verdoyants où sarriette, aneth, estragon, cerfeuil, livèche, marjolaine et de nombreuses autres herbes bio fraîches sont prêtes à être récoltées. Leur parfum arrive à nos narines mais devant nos yeux, c’est une poussière brun clair qui s’élève. Ce nuage éphémère est provoqué par les ouvriers qui construisent la nouvelle serre.

Les murs extérieurs de la serre consistent en profils de polycarbonate transparents. Ils sont aussi particulièrement résistants.

Nous sommes sur la plaine tessinoise de Magadino avec ses terrains alluviaux fertiles et son soleil du Sud. Un véritable paradis pour les horticulteurs comme Ueli Mäder. Depuis plus de quarante ans, il cultive des herbes aromatiques. Et ce qui est en train d’être bâti est sans doute le couronnement de sa carrière professionnelle. Outre son siège à Boppelsen (ZH), l’horticulteur a mis sur pied des exploitations en Israël, en Afrique du Sud et sur l’île de Ténériffe. La nouvelle installation au Tessin, quant à elle, a entre autres pour but de réduire les importantes émissions de CO2 liées à l’importation d’herbes bio.
Au premier coup d’œil, on a de la peine à croire que cette gigantesque construction – 300 m de long pour une largeur qui varie entre 115 et 130 m – est censée être un projet écologique modèle.

Le toit de la nouvelle construction a été recouvert de 380 tonnes de verre de sécurité. Les herbes sont ainsi protégées des intempéries.

Pourquoi, en effet, une serre où poussent des herbes qui ne dépassent que rarement une dizaine de centimètres au moment de leur récolte doit-elle avoir plus de 5 mètres de haut? «Davantage d’espace au-dessus des plantes permet d’avoir une température équilibrée. Ainsi, leur croissance se fait de manière plus régulière», précise Ueli Mäder.
C’est aussi sur ce principe que reposent tous les autres éléments techniques de la serre.

«

A l’avenir, nous pourrons produire au moins deux mois de plus ici»

Le point d’orgue de cette nouvelle construction passe presque inaperçu: un fossé creusé sur toute la longueur de la serre fait office de bassin de rétention pour l’eau de pluie. Il constitue également une surface écologique de compensation pour les plantes et les bosquets indigènes qui y ont été plantés. Là encore les dimensions sont impressionnantes: le fossé peut contenir 3000 m3 d’eau. Il a d’ailleurs été prévu pour les fortes précipitations qui se produisent souvent au Tessin.

Projet colossal: Ueli Mäder a investi plus de 7 millions de francs dans la nouvelle construction (au premier plan, à gauche).

L’eau accumulée est en partie épurée par une station de filtrage et utilisée pour l’irrigation des herbes. En outre, l’exploitation est en mesure de subvenir à ses propres besoins en électricité: la halle de production liée à la serre dispose d’une installation photovoltaïque sur le toit qui peut produire davantage d’électricité que l’exploitation n’en a besoin. Le pilotage de toute la technique de la serre est en grande partie automatisé: des capteurs photosensibles ainsi que des sondes dans le sol et une propre station météo fournissent les données de base.

Les coûts de la nouvelle serre sont également colossaux: Ueli Mäder a investi quelque 7,2 millions de francs dans sa construction. «A l’avenir, nous pourrons produire au moins deux mois de plus ici, affirme-t-il. Pour le basilic, que nous ne pouvions cultiver jusqu’ici que durant deux mois et demi, nous comptons même avec quatre à cinq mois.»

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Photo:
Sandro Mahler
Publication:
lundi 14.04.2014, 00:00 heure


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