L’excellent Viggo Mortensen et la tout aussi talentueuse Kirsten Dunst forment le couple glamour de ce thriller «hitchcockien».

«Il faut savoir attendre les bons films»

Elle a joué les vampires avec Tom Cruise et Brad Pitt, et séduit Spider-Man. A présent, Kirsten Dunst brille dans le thriller «The Two Faces of January». Rencontre.

Bande-annonce

Coopération. Est-ce rafraîchissant de jouer dans un film comme on en faisait autrefois?
Kirsten Dunst. Oui, parce que de nos jours, on ne voit pas souvent des films mettant en scène des personnages compliqués dans des décors idylliques et avec une superbe photographie. J’ai été captivée par l’histoire de ce triangle amoureux. Et puis, je ne pouvais pas rater l’occasion de donner la réplique à Viggo Mortensen, un acteur que j’admire énormément.

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Les enfants, ce n’est pas pour tout de suite»

Votre carrière a rebondi depuis votre prix d’interprétation à Cannes pour «Melancholia», il y a trois ans. Quelle signification a eu cette récompense pour vous?
Je me suis sentie très fière de ce prix, pour moi et ma famille. Mon frère ne va pas me remercier de vous dire ça, mais je lui ai parlé au téléphone juste après la cérémonie et il était au bord des larmes. Je travaille très dur depuis plus de vingt ans et j’adore mon métier. Alors, recevoir une récompense aussi prestigieuse de la part des gens que je respecte m’a remplie de fierté. Cela a été un moment magique.

Votre rôle dans la trilogie «Spider-Man» de Sam Raimi doit vous sembler bien loin…
Oui, ce chapitre est clos. Nous avons passé de très bons moments ensemble et nous étions tous prêts à tourner un quatrième volet, mais cela ne s’est pas fait. J’avais 25 ans à l’époque et j’en ai 32 aujourd’hui, alors c’est de l’histoire ancienne.

Seriez-vous prête à jouer dans un autre blockbuster?
Scarlett Johansson, qui a comme vous débuté très jeune au cinéma et dont le parcours ressemble un peu au vôtre, réussit à alterner grosses productions et films d’auteur…
Oui, je le serais, mais ces opportunités ne se présentent pas souvent. Scarlett incarne la Veuve noire,
Natalie Portman a joué dans Thor et Star Wars et moi, j’ai fait Spider-Man. Si j’étais un réalisateur de blockbusters, je ne sais pas si j’intégrerais forcément au casting de mes films une actrice qui a déjà joué dans une saga à succès.

Comme Natalie et Scarlett, vous avez réussi la transition d’enfant star à actrice respectée. Comment?
Il faut savoir être patiente et attendre que les bons films se présentent. Le métier d’actrice exige du discernement et de dire souvent non aux rôles qu’on vous propose. Ce n’est pas évident parce qu’à force de dire non tout le temps, je me demande parfois ce qui cloche chez moi! Mais la seule façon de maintenir une longue carrière est de travailler avec des réalisateurs et des acteurs talentueux qu’on respecte.

Quels sont vos projets? Fonder une famille?  
Les enfants, ce n’est pas pour tout de suite. J’adore mon boulot et en fait, j’aimerais travailler plus. Le problème, c’est qu’il y a peu de grands rôles pour les femmes. Et quand ils se présentent, tout le monde se jette dessus.

Kirsten Dunst

Une fille en or

Bio. Née d’un père allemand et d’une mère américaine, Kirsten Dunst a grandi à Los Angeles. Révélée à 12 ans face à Tom Cruise et Brad Pitt dans «Entretien avec un vampire», la précoce comédienne devient plus tard la muse de Sofia Coppola avec notamment «Marie-Antoinette». Petite amie de «Spider-Man» dans la trilogie signée Sam Raimi, elle triomphe en femme dépressive dans «Melancholia», de Lars von Trier. Un rôle en or qui lui vaut le prix d’interprétation à Cannes en 2011.

Le film. Athènes, 1962: un couple d’Américains glamour, le charismatique Chester MacFarland (Viggo
Mortensen) et sa femme Colette
(Kirsten Dunst), fait la rencontre de Rydal (Oscar Isaac), un guide louche et charmant. Séduit par la beauté de Colette et fasciné par Chester, Rydal se laisse prendre dans leurs filets. Mais les apparences sont trompeuses et un meurtre vient inexorablement lier le destin des trois personnages…

Notre avis. Une adaptation très réussie d’un roman de Patricia Highsmith, dont quelques thrillers psychologiques ont été portés à l’écran, notamment par Hitchcock («L’Inconnu du Nord-Express») et Anthony Minghella («Le Talentueux Mr. Ripley»). Un élégant thriller, superbement filmé, dans des décors de toute beauté.

«The Two Faces of January», en salle le 18 juin.

www.thetwofacesofjanuary.com

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Miguel Cid

Rédacteur

Photo:
SP
Publication:
lundi 16.06.2014, 10:00 heure



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