On peut chercher longtemps une étymologie quelconque de ce nom dans le dictionnaire – même allemand –, mais en vain. Et s’il avait été inventé par un certain Fred Kägi? Là, on se rapproche. Car l’inventeur s’appelait effectivement Kägi, mais Otto et non Fred. Pour avoir la réponse, retournons un peu dans le passé: Kägi fret voit le jour en 1958. Otto Kägi, un confiseur qui exploite une boulangerie à Lichtensteig (SG), réalise déjà depuis de nombreuses années des gaufres en plus de ses biscuits. Or, en français, on les appelle «gaufrettes»… Vous y êtes?

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Progressivement, la petite boulangerie fondée en 1934 par Otto Kägi se transforme en grosse exploitation. À la clé de ce succès: le vélo du confiseur. Équipé d’un panier de marchandises richement garni, le pionnier livre déjà – et personnellement – quelques années plus tard ses biscuits et gaufres aux gourmets de la région, allant même jusque dans le Plateau suisse. Au fil des ans, la notoriété et la réputation de qualité des produits de Kägi ne cessent de grandir, dépassant la région de production proprement dite. De plus en plus de clients sont friands des délicieuses spécialités du Toggenburg. Afin de pouvoir répondre à la demande croissante, Otto Kägi range son vélo et fait, en 1950, l’acquisition de son premier véhicule de livraison motorisé.

Là où tout a commencé: en 1934, Otto Kägi achète l’auberge «Zum Hecht», à Lichtensteig (SG), et y installe sa boulangerie.

Enrobées de chocolat

Ce sont surtout les ventes de ses gaufrettes qui montent en flèche. Ce qui fait germer une nouvelle idée dans la tête de l’entrepreneur: créer une nouvelle spécialité de gaufrettes. Dans son laboratoire, il explore diverses voies. Après quelques essais infructueux naissent, en 1952, les premières gaufrettes enrobées de chocolat. Six ans plus tard, la première Kägi fret est lancée sur le marché. Succès immédiat et retentissant! La barre chocolatée conquiert le cœur, ou plutôt le palais, des Suisses. L’idée seule des deux barres dans un même emballage est géniale: soit on partage chrétiennement un Kägi fret avec autrui, soit on se réserve le deuxième pour plus tard. Ce que peu réussissent à faire…

Pour faire face à la demande qui ne cesse d’augmenter, le confiseur acquiert une camionnette en 1950.

L’emballage a changé, pas le goût

Près de soixante ans plus tard, les Kägi fret existent toujours. Et pas qu’un peu! Annuellement, plusieurs centaines de millions de Kägi fret quittent la production, laquelle se trouve encore et toujours à Lichtensteig. Ici, à deux pas des Churfirsten, massif montagneux légendaire qui figure d’ailleurs encore sur l’emballage, quelque 100 collaborateurs produisent, en partie encore manuellement, les délicates gaufrettes. Et même si l’emballage a changé plusieurs fois de look au fil des ans, la recette et le goût sont restés les mêmes. Tant et si bien qu’on a un peu l’impression de retomber en enfance lorsque l’on croque un de ces délicieux biscuits.

Les jalons

  • 1934 Otto Kägi senior ouvre sa boulangerie à Lichtensteig (SG)
  • 1942 Début de la production des gaufres (à côté des biscuits)
  • 1950 Première construction de la fabrique dans le village
  • 1952 Première fabrication de gaufrettes enrobées de chocolat
  • 1958 Lancement des Kägi fret
  • 1960 Fabrication propre de chocolat
  • 1996 Vente à Valora
  • 2010 Vente à l’entreprise familiale suisse Burger & Söhne
  • 2011 Extension des exportations au Moyen-Orient et en Asie avec des succursales propres à Dubaï et à Hongkong
  • 2015 Dernier relooking de l’emballage. La recette et le goût restent les mêmes

Kägi Fret: pour un double plaisir

En coulisse Qui n’a pas mangé de Kägi fret dans son enfance? Et pourquoi cette croustillante gaufretteau chocolat s’appelle-t-elle ainsi?

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Markus Kohler
Photo:
Heiner H. Schmitt, DR
Publication:
lundi 29.08.2016, 13:45 heure



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