Le crapaud deviendra-t-il 
prince charmant? Impossible de
le savoir sans 
l’avoir au préalable embrassé. 

Le baiser: le 6 juillet, 
embrassez qui
 vous voudrez

​​Étreinte Si hommes et femmes
 ne l’appréhendent pas toujours de la même manière, il reste pourtant pratiqué 
par des milliards de personnes à travers le monde. Mais au juste, pourquoi 
nous embrassons-nous? La science a tenté quelques explications.

D’où vient cette envie, cette impulsion de vouloir s’embrasser? Le 6 juillet, Journée internationale du baiser, est une date propice à la réflexion.
Tout d’abord un constat: les populations qui n’échangent pas de baiser sont rares. On peut citer les Inuits canadiens qui, au lieu de donner un baiser, se frottent le bout du nez, ou les Massaïs qui le considèrent comme un acte impur. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, le baiser avec les lèvres est pratiqué dans 90% des cultures mondiales, soit par plus de 6 milliards d’êtres humains.
Sheril Kirshenbaum, journaliste américaine, est l’auteure de The science of kissing («La science du baiser»), un livre clé pour comprendre ce phénomène. Elle y présente l’histoire du baiser, une pratique qui ne s’est mondialisée que depuis une centaine d’années. Au départ, il s’agissait d’un acte déplacé, mais néanmoins déjà fréquemment représenté dans l’art et la littérature. On pense, par exemple, à Isaac disant à Jacob: «Approche-toi et embrasse-moi, mon fils» (Genèse), ou au poète romain Catulle qui implore sa maîtresse Lesbie: «Donne-moi mille baisers, et puis cent, et puis mille autres», mais aussi à la passion de Paolo et Francesca dans L’Enfer de Dante: «Celui qui, [...] tout tremblant me baisa la bouche.» Et au baiser unique et dévorant qu’échangent Werther et Charlotte dans Les Souffrances du jeune Werther de Goethe. Des fresques de Pompéi au Baiser de Klimt en passant par les portraits sculptés de Canova ou de Rodin, la peinture et la sculpture ont, elles aussi, célébré le baiser érotique.
C’est toutefois essentiellement le cinéma qui a exporté l’art du baiser occidental dans le monde entier. Le premier baiser à être montré sur grand écran remonte à 1896, dans The Kiss, entre May Irwin et John C. Rice (lire notre article sur les baisers cultes au cinéma dans l'onglet dédié). Pour Michelle Hunziker, qui est à l’origine d’une campagne incitant au bisou sur les réseaux sociaux (voir plus bas), le baiser donné par Brad Pitt dans Légendes d’automne reste le summum du genre. L’humoriste Massimo Rocchi, quant à lui, évoque le classique italien Cinéma Paradiso (lire son interview dans l'onglet dédié).

L’«air kiss» se pratique à distance, on apprend aux petits enfants à envoyer des bisous avec la main. 
Le baiser n’a pas d’âge...

Études scientifiques contradictoires

http://www.cooperation.ch/_Le+baiser_+le+6+juillet_+_embrassez+qui_+vous+voudrez ​Le baiser: le 6 juillet, embrassez qui vous voudrez

Mais nous nous égarons. Retournons à notre première problématique: pourquoi est-ce que nous embrassons? Et qu’est-ce qui nous pousse à utiliser nos lèvres? Dans son ouvrage, Sheril Kirshenbaum passe en revue diverses études et admet qu’à l’heure actuelle, personne n’a de réponse tranchée. Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse, considérait le désir d’embrasser comme un retour au sein maternel, au plaisir inconscient de l’allaitement.

Le rôle des lèvres 

Le zoologue britannique Desmond Morris l’associe, quant à lui, à la «prémastication» qui, durant des millénaires, a été pratiquée par les mères pour sevrer leurs enfants. Il émet également une autre hypothèse: les lèvres suggéreraient l’appareil génital. Elles attirent les hommes, et les femmes les mettent en valeur en les colorant en rouge, en les «repulpant». Le rouge à lèvres existait déjà dans la civilisation sumérienne, il y a de cela 5000 ans!
La technologie de la résonance magnétique fonctionnelle, permet-elle d’analyser les différentes zones du cerveau activées pendant un échange de fluides? Pour l’instant, il semblerait que non, selon Sheril Kirshenbaum. Elle a ainsi chargé les neuroscientifiques cognitifs de l’Université de New York de mener un test qui s’est avéré négatif.
«Ce n’est pas le cerveau, comme on le pense souvent, qui recèle la solution aux mystères de l’être humain. On ne peut pas tout réduire aux cellules nerveuses. La réalité psychologique, sociale et éthique influence notre activité corporelle et nos prises de décision», rappelle Riccardo Pignatti, neuropsychologue au Centre neurologique de la Suisse italienne, à Lugano.
Les recherches neurobiologiques de type évolutionniste, pour lesquelles la fonction du baiser relève uniquement de la sélection du partenaire à des fins de reproduction, peuvent donc laisser quelque peu perplexe.
L’homme n’est pas seulement façonné par ses gènes; la nature et l’environnement culturel dans lequel il baigne tiennent également une place importante. «Grâce aux neurosciences, on a tout de même découvert que lors d’un baiser passionné, certaines hormones et neurotransmetteurs jouent un rôle fondamental dans le circuit lèvres-langue-cerveau, en particulier la dopamine et l’ocytocine», souligne le Dr Pignatti.

Hormone de l’amour

Riccardo Pignatti, neuropsychologue luganais, minimise le rôle des cellules nerveuses dans l’impulsion d’embrasser.

Riccardo Pignatti, neuropsychologue luganais, minimise le rôle des cellules nerveuses dans l’impulsion d’embrasser.
http://www.cooperation.ch/_Le+baiser_+le+6+juillet_+_embrassez+qui_+vous+voudrez Riccardo Pignatti, neuropsychologue luganais, minimise le rôle des cellules nerveuses dans l’impulsion d’embrasser.

Dans la chimie du baiser, la dopamine agit comme une sorte de drogue naturelle, à l’instar de l’alcool ou de la cocaïne, qui provoque euphorie et dépendance. L’ocytocine, l’hormone de l’amour, «favorise les sentiments d’attachement et d’affection; elle aide à résoudre les désaccords et à instaurer la paix dans le couple», explique Sheril Kirshenbaum. Les femmes en ont d’ailleurs 30% de plus que les hommes.

Le bec d’une maman est l’archétype de l’affection et 
de l’attachement. 

Femmes et hommes pas égaux

Beaucoup d’études ont déjà mis en lumière les différences qui existent entre les hommes et les femmes. La plus flagrante, c’est que les hommes préfèreraient les baisers humides, explorateurs, bouche grande ouverte. Les femmes en revanche affectionneraient plutôt les bisous sans langue ni salive.
La raison? Elle n’est pas à chercher du côté des 287 colonies de bactéries échangées lors d’un baiser, qui sont inoffensives à 95%. Selon Sheril Kirshenbaum, la cause pourrait être la testostérone, l’hormone sexuelle masculine, qui stimule le «travail de la langue» comme préliminaire au coït.
Une étude menée par la State University de New York à Albany sur 1041 étudiants a révélé une autre différence entre hommes et femmes: seule une femme sur sept s’est déclarée prête à avoir un rapport sexuel avec une personne qu’elle n’aurait encore jamais embrassée, alors que la plupart des hommes considèrent le baiser comme accessoire. Par ailleurs, alors que la «rencontre buccale» sert, pour les femmes, à évaluer la possibilité et le sérieux d’une relation, elle est pour les hommes avant tout un moyen de vérifier la disponibilité sexuelle de sa partenaire.
Serait-ce ici la confirmation que Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus (du nom d’un célèbre ouvrage de John Gray)? Aucune théorie scientifique ne parvient encore aujourd’hui à expliquer la mystérieuse attirance de ces deux planètes éloignées l’une pour l’autre.

Dix conseils pour un moment inoubliable

01. Veillez à bien vous brosser les dents, évitez les plats très épicés et gardez toujours un bonbon à la menthe à portée de main.
02. Avis aux femmes: les hommes aiment les bouches rouges. Utilisez un rouge à lèvres éclatant, mais toujours avec modération.
03. Ne soyez pas impatient. Avant d’en arriver au baiser, il faut apprendre à se connaître de manière à instaurer des conditions propices. Et soyez détendu: trop d’excitation pourrait saboter ce moment.
04. N’utilisez pas la langue d’entrée de jeu. Commencez par une caresse sur le visage ou dans le dos, un câlin, puis un baiser dans le cou. Si vous ne vous sentez pas à l’aise, arrêtez ici.
05. On retiendra également que le baiser «baveux» est rarement très plaisant, surtout pour les femmes.
06. Avis aux hommes: les femmes n’aiment pas qu’on leur passe la main dans les cheveux. Veillez donc à ne pas exagérer ce geste.
07. Ne parlez jamais pendant un baiser, au risque de tout gâcher.
08. Trop de plaisir tue le plaisir: veillez à ce que le baiser ne s’éternise pas. Aussi passionnés soient-ils, les baisers trop longs déplaisent.
09. Évitez de garder les yeux ouverts. Vous pouvez toutefois échanger un regard au début de l’action.
10. Embrassez-vous régulièrement, cela favorisera l’attachement.

Source: Sheril Kirshenbaum «The science of kissing»

Michelle Hunziker: le plus beau baiser

http://www.cooperation.ch/_Le+baiser_+le+6+juillet_+_embrassez+qui_+vous+voudrez ​Le baiser: le 6 juillet, embrassez qui vous voudrez

Michelle Hunziker a lancé le hashtag #ilbaciopiubello (le plus beau baiser) sur Instagram,en postant une photo la montrant en train d’embrasser son mari, l’homme d’affaires italien Tomaso Trussardi. Son message disait: «Embrassez un fiancé, une épouse, un mari, un père, une mère, un animal qui vous tient à cœur, un objet!» Son post est devenu viral, avec déjà 4000 clichés publiés. La belle Suissesse confie en outre n’avoir jamais embrassé un Suisse! «Ai-je raté quelque chose? J’espère ne jamais le savoir car je suis heureuse en couple.»

Interview Le cabarettiste Massimo Rocchi évoque son rapport aux embrassades. 

Massimo Rocchi est peu démonstratif en public.

Depuis plus de trente ans, Massimo Rocchi observe les lieux communs qui caractérisent Italiens, Suisses et Allemands. L’humoriste et mime originaire de la région de Rimini (IT) prépare un nouveau spectacle intitulé «6zig» et sera en tournée dès le 31 octobre à travers la Suisse.

Êtes-vous plutôt réservé ou passionné?
Je me rappelle qu’enfant, je n’aimais ni embrasser ni être embrassé. C’est peut-être parce que mes grands-parents, auprès de qui j’ai grandi, avaient tous les deux de la barbe qui piquait. En revanche, lorsque mes filles étaient petites, j’étais un vrai pot de colle. Aujourd’hui, avec mon groupe d’amis, nous sommes très affectueux, mais en public, j’ai plutôt un tempérament «anglais».

Quelles différences y a-t-il entre les baisers italiens, suisses, français, etc.?
En France, on fait quatre bises, trois en Suisse romande et deux au Tessin, en gardant ses distances par rapport au visage de l’autre personne pour ne pas ruiner son maquillage… En Suisse allemande, l’usage est plus hésitant. On fait trois bises et si la personne insiste, on se serre dans les bras. En Allemagne, on se salue en se serrant dans les bras. Des amies de Munich soulignaient qu'en Allemagne, les filles disaient plus souvent «je voudrais t'embrasser» que les garçons.

Racontez-nous des anecdotes autour du mot «baiser» dans d’autres langues.
Le mot allemand «Kuss» ressemble au japonais «Kisu», tandis qu’en arabe, on parle de «Kibola». En anglais, le baiser se termine dans le silence: «Kissssssss». En Emilie Romagne, on utilise le mot «Muligone», mais j’avoue avoir un faible pour les expressions italiennes «Slinguazzata» («léchouille») et «Limone» («citron»): un délice! 

De nos jours, on s’embrasse sans pudeur, c’est devenu banal… 
Peut-être qu’aujourd’hui, le baiser est moins charnel, il est devenu un algorithme, à l’image des petits cœurs envoyés sur WhatsApp. J’ai l’impression que le baiser est en voie de disparition. Dans les gares, lieux d’au revoir et de retrouvailles, on ne voit plus de longs baisers passionnés. Je pense notamment aux embrassades des jeunes militaires. Nous les Suisses, nous embrassons plus les animaux domestiques que les enfants. On devrait créer dans les villes des espaces dédiés où les gens pourraient s’étreindre, à l’instar des zones Wi-Fi. Ce serait beau! Pour moi, le baiser est source de silence, une ressource de plus en plus rare de nos jours.

Les baisers italiens sont associés à la sensualité et à l'aspect charnel...
Il paraît, oui, même s’il s’agit aussi d’un stéréotype. La culture italienne est empreinte d'une oralité assez dramatique. Est-ce à cause de l'abondance des voyelles? Aucune autre langue n'en possède autant que l'italien qui bombarde les émotions comme des boulets de canon, tandis que les sentiments restent profondément ancrés. Jusqu'à la fin des années 1800, l'italien faisait d’ailleurs chanter le monde avec ses opéras lyriques. L'allemand a un caractère bien plus psychologique.

À la fin de vos spectacles, vous tendez les bras au public comme pour l'embrasser et vous lui envoyez un baiser. Pourquoi?
Pour moi, la scène est une aventure, un flirt. Pendant deux heures, le public et moi sommes des amants complices. Mais tout a une fin et avant de disparaître dans l'obscurité de la nuit et de rentrer à la maison, nous échangeons un dernier baiser. C'est un adieu, un peu comme le font les amoureux.

Les baisers sont-ils différents à 60 ans?
À 60 ans et plus, le problème devient fonctionnel: dentier, implants, plombs… (il sourit). Je vois néanmoins de plus en plus de personnes âgées s'embrasser, des octogénaires, canne à la main! C'est merveilleux.

Quelles sont, selon vous, les icônes du baiser érotique?
Dans la littérature, Blanche-Neige et Judas. Ces deux exemples montrent qu'un baiser peut donner la vie comme la mort: il permet à Blanche-Neige de se réveiller, et condamne Jésus à la crucifixion. Au cinéma, je pense immédiatement à «Nuovo Cinema Paradiso», de Giuseppe Tornatore, pour ses baisers non donnés, cachés, comme gaspillés. En ce qui concerne la peinture, je choisirais le tableau de Giuseppe Amisani «Cleopatra lussuriosa» («Cléopâtre luxurieuse»), où une Cléopâtre nue se penche de sa propre initiative vers un homme soumis. Elle semble lui dire: «Embrasse-moi, idiot!» Et si Cléopâtre était allemande?

www.massimorocchi.ch

Alain Souchon : Le baiser

Indochine : Le baiser

The Cure : Kiss me, kiss me, kiss me

Sixpence None The Richer : Kiss Me

Tarkan : Kiss kiss

Culte Rares sont les films qui ne comptent pas au moins une scène où les acteurs s’embrassent. Voici notre sélection de scènes mythiques du 7e art, des années 1930 aux années 2000.

Les plus 
beaux baisers
 du cinéma

Kirsten Dunst enlace tendrement l’homme-araignée (Tobey Maguire) tout en préservant son identité cachée («Spider-Man», 2002).

La jeune Drew Barrymore (7 ans) 
colle un mignon bisou sur le nez d’E.T. l’extraterrestre (1982). 

La jeune Drew Barrymore (7 ans) 
colle un mignon bisou sur le nez d’E.T. l’extraterrestre (1982). 
http://www.cooperation.ch/_Le+baiser_+le+6+juillet_+_embrassez+qui_+vous+voudrez La jeune Drew Barrymore (7 ans) 
colle un mignon bisou sur le nez d’E.T. l’extraterrestre (1982). 

Encore aujourd’hui, le baiser reste le symbole ultime du romantisme. Nous avons réuni une sélection des baisers parmi les plus marquants de l’histoire du cinéma.
Procédons dans l’ordre avec le premier baiser. Il est question ici du baiser innocent entre deux enfants, illustré notamment par Anna Chlumsky et Macaulay Culkin dans «My Girl» (1991).

C’est un tout autre baiser d’enfant que nous propose Steven Spielberg en 1982. Alors âgée de 7 ans, Drew Barrymore dépose le premier baiser extraterrestre à un être venu d’une autre planète. Vous avez deviné, nous sommes dans «E.T.».

Cette citation d’un personnage il y a 75 ans est, quant à elle, bien terrestre: «Embrasse-moi, comme si c’était la dernière fois.» Alors? Exact! Dans «Casablanca» (1942), Ingrid Bergman fait au flegmatique Humphrey Bogart une démonstration parfaite de ce qu’est un baiser d’adieu. Ce dernier baiser fait passer toute l’intensité du moment, car le héros monte ensuite dans l’avion. Seul.

C’est avec moins de désinvolture que l’on entre dans le vif du sujet avec «Autant en emporte le vent» (1939). Dans un premier temps, Clark Gable refuse à Vivien Leigh – alias Scarlett O’Hara – un baiser dramatique, notant toutefois que celle--ci mérite «furieusement d’être embrassée». Mais après qu’elle l’a provoqué à plusieurs reprises, il l’embrasse avec fougue.

Finalement, ils se trouvent

Sinon, il y aussi la méthode que va utiliser Indiana Jones. Dans «Les Aventuriers de l’arche perdue» (1981), il propose à Karen Allen d’embrasser les parties de son corps blessées afin de le soigner – y compris sa bouche. Quoique fruste, cette stratégie du baiser rudimentaire fonctionne.

Le champion de sa catégorie avec son effet «Ah, enfin!» nous est offert par LE grand classique de la comédie romantique: «Quand Harry rencontre Sally» (1989). Après des années d’hésitations, Meg Ryan et Billy Crystal tombent enfin dans les bras l’un de l’autre pour un baiser libérateur.

Les choses sont beaucoup plus simples chez nos amis les animaux. «La Belle et le Clochard» (1955) n’ont eu besoin que d’une assiette de spaghettis pour se prouver mutuellement leur affection avec un baiser animal.

De «Star Wars» à «Ghost»

Cinquante ans plus tard, le cinéma hollywoodien affiche son ouverture d’esprit avec «Brokeback Mountain» (2005) où Heath Ledger et Jake Gyllenhaal campent deux cow-boys homosexuels. Le baiser briseur de tabous offre une scène longtemps inimaginable dans la prude Hollywood.

Le baiser fatal entre Natalie Portman et Hayden Christensen dans «Star Wars, épisode 2» (2002) est décisif, car il est à l’origine de la naissance de Luke Skywalker.

Dans «Spider-Man» (2002), le baiser acrobatique échangé reste dans les mémoires, avec cette scène où, tandis que le super-héros Tobey Maguire est suspendu à l’envers, Kirsten Dunst remonte délicatement le masque au-dessus de sa bouche sous une pluie battante.

Il s’agissait peut-être d’un hommage au célèbre baiser: la scène finale de «Diamants sur canapé» (1961), Audrey Hepburn et George Peppard sous la pluie avec le chat trempé dans les bras – une fin de film parfaite pour bon nombre d’entre nous.

Leonardo DiCaprio et Kate Winslet s’aiment sur la proue du «Titanic» (1997).

Leonardo DiCaprio et Kate Winslet s’aiment sur la proue du «Titanic» (1997).
http://www.cooperation.ch/_Le+baiser_+le+6+juillet_+_embrassez+qui_+vous+voudrez Leonardo DiCaprio et Kate Winslet s’aiment sur la proue du «Titanic» (1997).

Une fin que ne peut nous offrir l’adaptation cinématographique du plus célèbre naufrage de l’histoire. Mais une scène incarne, dans le monde entier, la quintessence du baiser romantique: debout derrière Kate Winslet sur le pont du «Titanic» (1997), Leonardo DiCaprio l’enlace puis l’embrasse dans les derniers rayons du soleil couchant tandis que résonne «My Heart Will Go On» de Céline Dion – et là… on fond.

Voilà qui conclurait à merveille notre hommage aux baisers du cinéma s’il n’y avait la scène entre Demi Moore et Patrick Swayze dans «Ghost» (1990). Un baiser comme une caresse, échangé avec sa tendre Molly, et l’esprit de Sam peut enfin trouver la paix. Le dernier baiser. The End.

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Fabian Kern
Photo:
Keystone, Alamy
Publication:
lundi 03.07.2017, 14:00 heure



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