«Le vrai cadeau? 
Ceux que l’on aime»

Six personnalités romandes et Noël. Les pieds dans la neige ou dans le sable, tout près ou très loin… à chacun son Noël, teinté de joie ou de blues. Mais une chose les réunit tous: l’amour de la famille et des amis.

«Ça fait plaisir de faire plaisir»

Inès Granvorka (22 ans), volleyeuse (Volero Zurich)

«Noël? Oh là là, je dois vous le dire? C’est un peu le blues. Mais j’ai dit: un peu! Parce qu’en tant que volleyeuse, on ne sait jamais vraiment si on pourra rentrer et retrouver la famille, les amis, le soir du 24. En principe, le 25 est un jour libre. C’est déjà ça! Mais j’ai des collègues dont les familles sont à l’étranger, alors elles se font une petite soirée entre elles. Une pensée pour les copines, s’il vous plaît! (Rires) Sinon, vous savez, j’aime bien Noël. Visiter les magasins, les jolis marchés à la recherche d’un cadeau: ça fait tellement plaisir de faire plaisir.»

«Plus de guitares…»

Sophie Burande (32 ans), du groupe Carrousel, voix et accordéon et Léonard Gogniat 
(30 ans), voix et 
guitare 

Sophie Burande

«La vie est une course, on sort d’une année incroyable! Noël est le seul moment où on peut se réunir en famille – où chacun est forcé d’être présent. (Rires) Non, moi ça ne me dérange pas. Ça sonne peut-être un peu décalé, mais il y a une certaine magie à passer Noël en famille. Surtout quand des enfants sont présents. Et même si l’Auvergne n’est pas le Jura suisse: nous n’avons pas de neige! Je me réjouis d’avoir des enfants: nous pourrons leur transmettre toute cette magie.»  

«… ni de téléphones»

Léonard Gogniat

«A l’approche des Fêtes ou quand je pense à Noël, je pense à mon enfance. Je ne peux pas dissocier les deux, parce qu’il y a un tas de souvenirs qui y sont attachés, et à bien y penser c’était assez incroyable! Dans ma famille, aux Franches-Montagnes (JU), on allait chercher le sapin dans la forêt, il y avait la neige, et après, on le décorait tous ensemble. Les cadeaux qu’on plaçait en dessous, c’étaient de petits cadeaux, mais on trépignait, la joie était immense. Aujourd’hui, bien sûr, tout a changé, la magie est partie, les Fêtes sont une trève entre deux marathons… Elles sont vraiment l’occasion de revoir les siens, de se retrouver tous ensemble, sans devoir faire plein de coups de fil impossibles pour les réunir. Cette année, nous passons le 24 décembre en Auvergne, chez Sophie. On se réjouit de revoir sa famille, ses frères et sœurs.»

www.groupecarrousel.com

«Dire je t’aime, enfin»

Mélanie Chappuis (37 ans),
écrivain et journaliste

«Noël, c’est le moment où on peut souffler un peu. Profiter des enfants, leur lire des histoires en entier et même leur chanter une berceuse ensuite. C’est le moment où on se promet de dire je t’aime à tous ceux que l’on aime… mieux même, de le leur prouver. C’est, pour moi, le moment où on va enfin écrire ces cartes de vœux que l’on n’a pas écrites l’année précédente, ni celle d’avant... Mais mince, Noël c’est déjà presque demain! Et pour les cartes de vœux, c’est râpé à nouveau. Et pourtant je voulais le voir venir. Et me réjouir. Je voulais prendre le temps d’offrir à chacun le cadeau de ses rêves, faire du sport, un sevrage d’alcool et de nourriture grasse, histoire de mériter le champagne et les petits fours du 24. Je voulais terminer mon 4e roman, l’avoir fait lire à des gens qui l’auraient trouvégénial. Mais voilà, Noël c’est déjà demain. Par chance, il y aura ceux que j’aime, qui me feront oublier que je ne suis pas au bout de mes peines.»

Dernier livre paru: «Dans la tête de…», Ed. Luce Wilquin, 2013

«Avant le feu 
d’artifice final»

Michel Pont (59 ans), entraîneur adjoint de l’équipe nationale de football

«Pas de neige pour moi, pendant ces Fêtes! Et j’en suis très heureux, puisque je pars en Thaïlande, à Bangkok, où je vais retrouver ma fille. Mon fils y sera aussi, alors que pourrais-je demander de plus? Des cadeaux, des cadeaux… Le vrai cadeau, c’est de me retrouver avec les gens que j’aime au plus profond. Je vais aussi profiter de ce petit temps pour me vider la tête avant le feu d’artifice final. Vous voyez ce que je veux dire. Mon souhait, pour 2014? La santé. La santé pour les miens, voilà ce qui compte pour moi. Le Brésil, oui… Je suis serein. Je nous souhaite de faire le meilleur travail possible. Et nous le ferons.»

«Le temps des 
bonnes bouffes»

Antoine Jaquier (43 ans), écrivain 

«Ça vous fera peut-être sourire, mais mes Noëls sont vraiment très classiques. Et en plus, j’ai de la chance, parce que décembre, ce n’est pas la course pour moi, mais un break. Je n’ai pas d’enfant, alors ça simplifie tout! C’est un moment réjouissant, le temps de retrouver celles et ceux qu’on aime. Quand les Fêtes arrivent, je me dis: super, c’est le temps de la bonne bouffe! (Rires) D’ailleurs, tous les cadeaux que je fais se laissent manger. J’offre des trucs très simples, mais auxquels on ne s’attendait pas. Tu ouvres ton cadeau: c’est du caviar. Ou un truc alcoolisé introuvable. On reproche à Noël d’être devenu une fête commerciale. Et alors? Moi, j’aime ça quand ça vit, quand les gens fouillent les magasins, quand ça scintille partout dans les rues…»

Dernier livre paru: «Ils sont tous morts», Ed. L’Age d’Homme, 2013

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Texte: Pablo Davila

Publication:
lundi 23.12.2013, 09:45 heure

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