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Il règne un petit air de Las Vegas dans ce quartier de Lyss, entre Bienne et Berne.

Martin Heiniger branche une décoration lumineuse.

Un Père Noël et son traîneau.

Martin Heiniger aime illuminer son quartier.

Du matériel pour les décorations de l'Avent.

Le retraité en action dans son jardin.

Les décorations n'attendent plus que la nuit...

Un village au bord de la fenêtre.

Urs Lanz met en place la décoration dans son jardin.

La maison de Martin Heiniger est visible de loin.

Avec le reflet dans l'étang c'est encore plus beau!

Tout le quartier scintille...

Les décorations attirent de nombreux visiteurs.

Daniel Duperrex avec ses trois petites-filles devant sa maison de L'Auberson (VD).

Le grand-papa avec sa petite-fille derrière la fenêtre n°2 du calendrier de l'Avent de L'Auberson (VD).

Toute la famille Duperrex réunie devant la maison des grands-parents.

Magie de l’Avent: quand un quartier s’illumine

Féerique Plusieurs voisins de Lyss (BE) redoublent d’efforts pour apprêter leur maison de décorations lumineuses. Une rivalité sympathique dont profite toute la région. Et vous, avez-vous déjà pensé à embellir votre extérieur?​

Manchots ou ours polaire, Martin Heiniger 
soigne les moindres détails. 

Manchots ou ours polaire, Martin Heiniger 
soigne les moindres détails. 
http://www.cooperation.ch/_Magie+de+l_Avent_+quand+un+quartier+s_illumine Manchots ou ours polaire, Martin Heiniger 
soigne les moindres détails. 

Chaque année, il revient nous enchanter avec son atmosphère magique, propice au silence, à la sérénité et au recueillement, avec ses rituels qui en font un événement très particulier. C’était du moins l’idée originelle, comme l’attestent les écrits: pendant le temps de l’Avent, les chrétiens se préparaient à célébrer la venue du Christ le 25 décembre. C’est pourquoi l’Église qualifie cette période d’«attente joyeuse».
Dans le quartier de Stegmatt, à Lyss (BE), six hommes d’âge mûr célèbrent cette tradition à leur manière: Martin Steffen (63 ans), Martin Heiniger (79 ans), Urs Lanz (56 ans), Walter Küng (65 ans), Markus Affolter (50 ans) et Jürg Schmitz (70 ans) sont les phénix de la lumière. Avec leurs illuminations de Noël, la célèbre comptine allemande «Avent, Avent, une petite lumière s’allume» prend une tout autre dimension: si l’enfant Jésus apparaît dans la chanson après la quatrième bougie allumée, notre sextuor de Lyss doit se montrer beaucoup plus patient.
«Il y a 30  000 luminaires rien que chez moi», explique Martin Heiniger. Ces ampoules ont pour seule destinée un décor de Noël… un peu kitsch. Durant le temps de l’Avent, étoiles de Bethléem, rennes, pingouins, pères Noël et autres guirlandes lumineuses s’animent pour éclairer les maisons et les jardins, mais aussi et surtout les esprits. L’aîné de la troupe ne sait pas ce que consomme le dispositif. «Mais cette année, j’ai bien l’intention de faire le calcul.» Et même si Martin Heiniger s’est converti aux ampoules LED – moins gourmandes en électricité – il y a quelques années déjà, il craint de toute évidence le verdict.

Les pères Noël attendent sagement leur sortie annuelle.

Des dons grâce au père Noël

À 79 ans, Martin Heiniger ne renonce à rien pour illuminer un arbre. Son ami Roland Stampfli l’assiste.

À 79 ans, Martin Heiniger ne renonce à rien pour illuminer un arbre. Son ami Roland Stampfli l’assiste.
http://www.cooperation.ch/_Magie+de+l_Avent_+quand+un+quartier+s_illumine À 79 ans, Martin Heiniger ne renonce à rien pour illuminer un arbre. Son ami Roland Stampfli l’assiste.

Le vieil homme a adhéré à cette idée lumineuse en 1998, entraîné par son voisin Martin Steffen. «Martin a commencé à décorer sa maison et son jardin dans les années 1980, nous dit-il. C’est le roi incontesté des illuminations de Noël à Lyss. Il a même un père Noël qui fait du vélo sur un fil d’acier.» L’admiration perce dans la voix de cet homme qui n’a pourtant rien à envier à son voisin. Car il a lui aussi des pères Noël, dont un de 157 cm de haut! Certes, il ne pédale pas mais se dandine en chantant «Jingle Bells» et «O Christmas Tree». C’est son préféré. Et aussi celui des enfants du quartier. «Il réagit aux mouvements et aux bruits», ajoute-t-il fièrement. Et parce que les visiteurs lui proposent souvent de faire un don pour ses décors féeriques, il a installé une tirelire à côté du père Noël. Dès qu’une pièce tinte, le père Noël se met à chanter et à danser.
Ce qui fait aujourd’hui la joie du public aurait été inimaginable autrefois. À l’origine, l’Avent était marqué par une période austère, un deuxième Carême, instaurée par l’Église entre le 11 novembre et le 6 janvier, date à laquelle la naissance de Jésus était initialement fêtée. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il régnait à cette époque un esprit de pénitence dans la perspective du retour du Christ. Pas question donc de s’amuser, ni même de danser.
De nos jours, cette pratique a disparu. Par chance, car grâce à son père Noël danseur, Martin Heiniger a versé l’an passé un don de 2000 francs à l’École de pédagogie curative de Lyss et un autre de 250 francs à la Fondation Théodora.

Les décorations 
lumineuses prennent les formes les plus variées:
il y a même des cadeaux! 

Trois fois 130 heures de travail

Urs Lanz (56 ans) commence déjà à préparer ses décorations de Noël à la fin du mois d’août.

Urs Lanz (56 ans) commence déjà à préparer ses décorations de Noël à la fin du mois d’août.
http://www.cooperation.ch/_Magie+de+l_Avent_+quand+un+quartier+s_illumine Urs Lanz (56 ans) commence déjà à préparer ses décorations de Noël à la fin du mois d’août.

Et combien notre retraité a-t-il dépensé toutes ces années pour ses illuminations de Noël? Il préfère ne plus compter. Par contre, il sait exactement combien de temps il y a investi: «130 heures fois trois», lance-t-il du tac au tac. Fois trois parce que Martin Heiniger a deux assistants. Ses «lutins», comme il les appelle.
«Je dirais plutôt ses serviteurs», rétorque en souriant son voisin Urs Lanz qui vient de surgir dans le jardin des Heiniger. Avec ses 56 ans, l’homme ne fait pas encore partie de la vieille garde des magiciens de la lumière de Lyss. Il a rejoint l’équipe il y a quelques années seulement, mais a très vite comblé son retard. Alors que Martin Heiniger sort début octobre ses décorations lumineuses de la cave, Urs Lanz s’y prend dès la fin du mois d’août. «Je travaille beaucoup mieux les mains chaudes.»
Mais Urs Lanz n’est pas là pour bavarder. Il est venu demander à son voisin ce qu’il comptait apporter à la soirée barbecue. Car le 2 décembre au soir, lorsque le quartier de Stegmatt se parera pour la première fois de l’année de ses illuminations de Noël, les six compères se retrouveront pour célébrer l’événement. «Chacun apporte à boire et à manger», explique Urs Lanz.

«

Je travaille mieux les mains chaudes»

Urs Lanz (56 ans) commence déjà 
à préparer ses décorations de Noël 
à la fin du mois d’août.

Ambiance prolongée jusqu’aux Rois

Ce qui au début était un simple concours d’illuminations entre voisins de bonne compagnie – Stegmattweg 6 (Steffen) contre Stegmattweg 7 (Heiniger) – est devenu au fil des années une belle initiative collective qui rassemble toujours plus d’habitants du quartier. Mais cette année, les artistes de la lumière devront attendre plus longtemps le moment magique. En 2017, le premier Avent tombe sur la dernière date possible: le 3 décembre. La première date possible aurait été le 27 novembre. Pourquoi? Parce que le temps de l’Avent a une durée variable, qui oscille entre 22 et 28 jours. La période commence toujours le premier dimanche à compter du 26 novembre. La date d’ouverture varie donc d’une année à l’autre, tandis que la date de clôture coïncide toujours avec le jour de Noël.
Mais la commune bernoise jouera les prolongations: les câbles électriques ne seront en effet débranchés que le 6 janvier. D’ici là, des milliers de visiteurs accourront à Lyss pour admirer le spectacle, tandis que les six comparses concocteront déjà de nouvelles idées pour l’an prochain. Car au final, on en revient toujours au même: qui réussira la décoration la plus féerique et la plus étincelante?

Peinture, sculpture, photo, céramique…

Le Centre d’art contemporain d’Yverdon-les-Bains propose un calendrier de l’Avent original: au lieu des traditionnelles fenêtres, les artistes locaux ouvrent leur atelier au public du 1er au 22 décembre, entre 17h et 20h.

Informations détaillées et liste des ateliers

La maison de Martin Heiniger brille de mille feux et attire les curieux loin à la ronde.

Le 2 décembre au soir, le quartier de Stegmatt s’illuminera. On pourra admirer les décorations jusqu’au 6 janvier.

Dans de nombreuses localités romandes, la population perpétue la tradition en décorant une fenêtre pour le calendrier de l’Avent. À L’Auberson (VD), une famille nous a ouvert ses portes.

Artistes à la fenêtre

Daniel Duperrex et ses petites-filles, Opale, Jayna et Callista, 
ont décoré cette fenêtre pour le calendrier de l’Avent.

L’Auberson est perché à 1100 m au-dessus de Sainte-Croix, dans le Jura vaudois. Les maisons s’égrainent le long de la Grand-Rue. Au 114, Daniel Duperrex (69 ans) aime décorer les fenêtres de sa maison pour le calendrier de l’Avent du village. Cette année, il a hérité du n°  2. «Je fais la même déco sur l’étage du haut, en bas, je varie. Je participe au calendrier depuis cinq ou six ans. Au début, j’étais le seul à mettre des décorations. Il y a ensuite eu des voisins», raconte le cuisinier retraité, passionné de trains miniatures. «Ces décorations ont donné de la couleur au village!»
Ses trois petites-filles, Opale (8 ans), Callista (4 ans) et Jayna (2 ans), sont venues décorer la fenêtre avec leur grand-papa. Elles fixent des sapins en bois sur un socle avant de déposer des ours en peluche sur une luge d’époque.
«Noël, c’est l’occasion de mettre en avant son côté artistique. Mon père l’a toujours fait», commente son fils Patrick Duperrex (34 ans). «On a souvent eu un sapin de Noël dehors et un dedans. Il a même fait un sapin à l’envers dans l’école où il travaillait. Une fois, des gens ont vu les décorations lumineuses et ont demandé s’ils pouvaient venir manger. Ils ont cru que c’était un restaurant!» Avec sa compagne Isaline Fleury (30 ans) et leur fille Jayna, ils participent au calendrier pour la première fois: «On voulait que notre fille soit intégrée à la vie du village. On a fait des étoiles avec la petite qu’elle a coloriées. On a la fenêtre n°  4. C’est la magie de Noël! Il y a des apéros, les gens du village se retrouvent autour d’un vin chaud.» Des moments de partage que les habitants apprécient.

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texte:
Andreas Eugster
Photo:
Fabian Unternährer, Charly Rappo 
Publication:
lundi 27.11.2017, 13:00 heure





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