Le nom «Cargo Sous Terrain» désigne tout un programme: à l’avenir une partie des marchandises voyageront sous terre.

Métro cargo: les transports de demain

Logistique La Suisse prévoit de transporter les marchandises par métro souterrain. Un consortium, dont fait partie Coop, travaille sur ce projet visionnaire. Éclairage.

L’idée: transporter les marchandises sous terre par un système de tunnels baptisé CST, Cargo Sous Terrain. Cela, plutôt que charger des milliers de camions qui sillonnent ensuite le pays et engorgent routes et autoroutes…
Ce concept est porté par un consortium d’entreprises suisses, dont Coop fait partie via la Communauté d’intérêt du commerce de détail suisse (CI CDS). La première partie de ce tronçon devrait être exploitée entre Härkingen-Niederbipp (SO/BE) et Zurich en 2030.
Le trafic routier croît chaque année de presque 2%. D’où l’idée de ce projet.
Durant les heures de pointe, camions et voitures se gênent mutuellement sur les tronçons d’autoroute très fréquentés. Déplacer le transport de marchandises sous terre permettrait donc d’économiser du temps et des ressources.

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Les avantages de ce nouveau mode de transport: moins de bouchons et de retards pour plus de fiabilité, moins de consommation d’espace – rendant une éventuelle extension du réseau routier obsolète. «Tout cela s’inscrit dans l’idée de la CI CDS, qui s’investit depuis des années en faveur d’un commerce de détail durable», commente Joos Sutter, patron de Coop et président de la CI CDS. Une étude a confirmé la faisabilité du projet CST.

Rien à voir avec Swissmetro

Cette idée rappelle celle du concept de Swissmetro, un train souterrain à sustentation magnétique, planifié dans les années 1990. Il a été finalement abandonné: trop cher.
On ne peut toutefois comparer les deux projets, relève Thomas Mahrer, responsable de la politique économique chez Coop. «Les conditions sont complètement différentes. Avec Swissmetro, on voulait faire passer des trains de passagers à 200 km/h dans un tunnel. Avec le CST, on transporterait uniquement des marchandises et seulement à 30 km/h. Les exigences sont donc nettement plus simples et moins onéreuses.»

Véhicules sans chauffeur 

Le projet consiste en tunnels à trois voies d’environ six mètres de diamètre. Des véhicules électriques, sans chauffeur, transporteraient les marchandises. L’entrée et la sortie du tunnel se feraient par des ascenseurs et la distribution des marchandises en ville par des véhicules écologiques.
Le système de transport serait également intéressant du point de vue économique. Le concept prévoit à l’horizon 2030 un prix de 50 centimes par tonne-kilomètre. Actuellement, le transport par camion d’une tonne de marchandise revient à environ 35 centimes par kilomètre, un coût qui augmentera vraisemblablement à quelque 42 centimes d’ici à 2030. Pour les 8 centimes supplémentaires que coûterait le CST, le client bénéficierait d’une plus-value, affirme Peter Sutterlüti, président de l’association promotionnelle CST : «Chemins directs, livraison à temps, plus de surfaces de stockage.»

«Cargo Sous Terrain»: un réseau de tunnels

Voici le plan du réseau de Cargo Sous Terrain.
Le tronçon (en rouge) allant de Härkingen-Niederbipp à Zurich devrait déjà être opérationnel en 2030.

Transport: 4 questions à Leo Ebneter

Coopération. Coop est très engagée dans le projet «Cargo Sous Terrain». Qu’en attendez-vous?
Leo Ebneter, responsable de la logistique chez Coop. Je trouve extraordinaire que l’économie privée pense à réaliser un projet aussi visionnaire. Le CST permettrait de planifier le transport de marchandises quasiment à la minute près, depuis la centrale de distribution aux points de vente.

Le transport de marchandises ne serait-il pas beaucoup plus cher?
Le point décisif est que les coûts du processus global n’augmentent pas de façon importante. La planification permettrait de définir précisément le nombre de personnes nécessaires au moment de la livraison dans les points de vente – ce qui ferait baisser les coûts. Nous réduirions ainsi sensiblement les émissions de CO2.

Pourquoi ne pas miser encore davantage sur le rail?
Chaque moyen de transport a ses points forts et sa fonction dans une logistique durable de distribution des marchandises. Nous livrons les centres régionaux de distribution par le rail et les points de vente en grande majorité par camions. Le transport combiné rail/route de «railCare» est majoritairement utilisé par Coop pour livrer les points de vente au départ des centres de distribution nationaux. Et Cargo Sous Terrain servirait principalement à livrer l’agglomération et la ville de Zurich. Après réalisation complète du projet, on procéderait de même pour Bâle et Lucerne.

Le système peut-il assumer la distribution aux points de vente?
Ce système serait prédestiné pour les livraisons en ville de Zurich parce que nos centres de distribution pour Zurich seraient directement raccordés au réseau CST. De quoi économiser chaque jour 200 trajets de camions de Coop en ville de Zurich.

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Thomas Compagno

Rédacteur

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SP
Publication:
lundi 25.01.2016, 14:20 heure



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