«Notre fils procrastine…»

Isabel Pérez, conseillère pédagogique, répond à vos questions.

Notre fils (15 ans) est dans sa dernière année d’école. Ses résultats sont juste suffisants. Il s’en est toujours sorti sans vraiment étudier. Nous voulons qu’il travaille plus pour être serein lors de ses examens. L’an prochain, il poursuivra ses études et nous craignons que son mini-malisme finisse par le piéger. Il nous dit toujours qu’il va s’améliorer et travailler plus… Nous souhaitons profiter de la nouvelle année pour l’encourager à prendre de bonnes résolutions. Comment faire?

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Votre fils est un adolescent et a une vision à très court terme de sa situation. Pour peu qu’il ne soit pas compétitif, avec les autres et lui-même, pourquoi devrait-il faire davantage que le minimum, puisque cela lui réussit? Les examens de fin d’année et, pis encore, la poursuite de ses études ne sont pas des éléments, je le crains, qui l’encourageront à réagir ici et maintenant. Ils sont beaucoup trop lointains pour lui. Si vous vous inquiétez de l’avenir, les préoccupations de votre fils sont son présent d’adolescent… et pas même d’écolier.
Quand il dit «Je vais travailler plus et je vais m’améliorer», demandez-lui de définir concrètement ce qu’il souhaite mettre en œuvre. Qu’est-ce qu’il perdrait et gagnerait à changer? Aidez-le à réaliser qu’il perdra du temps consacré à d’autres activités, mais gagnera en quiétude, grâce à de meilleurs résultats, et à une diminution des tensions relatives à l’école lorsqu’il est à la maison. À quelle date va-t-il adopter une nouvelle attitude face au travail? Quelle sera cette attitude; refaire des exercices, demander à se faire interroger, résumer ses cours régulièrement, plutôt que de relire ses notes le soir qui précède un test? Combien de temps fera-t-il ces efforts? Une semaine, un mois? De combien souhaite-t-il augmenter ses moyennes?
Aidez-le aussi à être réaliste. Puis, rendez-le attentif au fait que l’amélioration de ses résultats lui permettra aussi d’être plus fier de lui de manière globale. Si vous pensez vraiment qu’il risque l’échec, demandez-lui s’il veut garder ses camarades actuels, recevoir son certificat en même temps qu’eux. Cet argument est souvent porteur.
Enfin, aime-t-il étudier ou pense-t-il poursuivre sur cette voie, car elle paraît logique et confortable? Si votre fils doit échouer une année, peut-être faudra-t-il l’accepter. Ce sera cet échec qui déclenchera en lui la prise de conscience suivante: la procrastination peut mener à l’échec, même si les capacités sont présentes.

Vous avez des questions

Notre pédagogue vous répond

Vous êtes parents et vous vous posez des questions sur l’attitude ou le comportement de votre enfant, que ce soit à l’école, à la maison, durant ses loisirs, avec ses camarades? Vous aimeriez avoir l’avis ou le conseil d’une spécialiste? Envoyez-nous vos questions! Notre spécialiste Isabel Pérez, conseillère en pédagogie, répond aux questions des lecteurs de «Coopération» dans sa chronique. Vous pouvez nous les faire parvenir directement grâce au lien ci-dessous.

La pédagogue répond à vos questions

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texte:
Isabel Pérez
Publication:
lundi 14.12.2015, 13:50 heure





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