Les équipes iront à la rencontre des acteurs locaux (marins, pêcheurs, autorités, ONG, etc.) afin de réunir des informations sur leur manière de traiter la problématique des déchets jonchant leur littoral.

Odyssée pour sauver les océans

Pollution L’une des plus grandes catastrophes écologiques de l’humanité se déroule en ce moment même. Celle des déchets plastiques. La Fondation Race for Water a décidé d’empoigner le problème. Explications.

Le 15 mars 2015 est une date à marquer d’une pierre blanche. Non, il n’y a pas d’élections ce jour-là et aucun grand sportif ne remet son titre en jeu. On parle ici de quelque chose de beaucoup plus important. De crucial même, pour ne pas dire vital pour notre avenir à tous. Car le 15 mars, le coup d’envoi de la Race for Water Odyssey (R4WO) sera donné à Bordeaux. Ainsi, 300 jours durant, un équipage de la Fondation Race for Water basée à Lausanne dressera le premier état des lieux global de la pollution des océans par les plastiques en se rendant sur les plages des îles situées dans les cinq vortex, ces tourbillons de déchets qui flottent sur l’eau.

On estime que 80% des déchets plastiques des océans sont issus des activités humaines terrestres et que 20% découlent des activités humaines maritimes.

Sensibiliser aussi les industriels

Emmené par le skipper Stève Ravussin, le trimaran ultra-performant MOD70 Race for Water fera escale sur plus d’une dizaine d’îles impactées par ce désastre écologique. L’objectif? Étudier ces plages situées à quelques encablures des vortex. L’équipe scientifique suivra une méthode standardisée, basée sur l’approche de l’agence américaine responsable de l’étude des océans et des micro-plastiques (NOAA). 

La R4WO peut également compter sur l’expertise d’institutions prestigieuses telles que les universités américaines de Duke, en Caroline du Nord, et de l’État d’Oregon, ainsi que la section Marine de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
En parallèle, l’objectif de ce tour du monde est de sensibiliser les industriels, les législateurs et le grand public aux enjeux capitaux de la préservation des océans. Ainsi des conférences (la première au siège de l’ONU à New York), des activités pédagogiques et des workshops durant des escales au sein de mégalopoles côtières ponctueront le tour du monde: New York, Hawaï, Valparaíso, Tokyo, Le Cap, Shanghai, Rio de Janeiro, etc. L’expédition s’occupe d’ailleurs de fédérer une communauté de Water Guardians (ndlr: gardiens des eaux), composée de personnalités œuvrant activement pour la cause.

Le trimaran MOD70 Race for Water s’élancera le 15 mars de Bordeaux pour une odyssée destinée à faire l’état des lieux de la pollution océanique.

Identifier les besoins et développer des solutions pour préserver les eaux du globe font partie d’une première phase. Des solutions durables de collecte de déchets flottants seront ensuite mises en place, toujours en collaboration avec les populations locales. Enfin, le développement de techniques viables de valorisation des détritus constitue l’objectif majeur à atteindre. Le 15 mars est donc bel et bien une date à marquer d’une pierre blanche.

«Valoriser le plastique est rentable»

Marco Simeoni, président de la Fondation Race for Water et chef d’expédition

Marco Simeoni, président de la Fondation Race for Water et chef d’expédition
Marco Simeoni, président de la Fondation Race for Water et chef d’expédition

Peut-on vraiment agir pour changer les choses?
Si je n’étais pas convaincu, je ne m’engagerais pas dans cette aventure. Mais le chemin sera long, inutile de se le cacher. Il va falloir sensibiliser, éduquer, obtenir l’appui des gouvernances, changer les habitudes de consommation, rallier les industriels du secteur, créer des filières de valorisation du plastique et bien sûr nettoyer les lieux pollués. C’est compliqué mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras.

Comment la filière du plastique, et donc l’industrie chimique, accueille-t-elle cette initiative?
Pour le moment, peu réagissent. L’idée n’est pas de pointer du doigt des coupables. Je souhaite aussi inclure ces acteurs économiques dans notre démarche car, après tout, le plastique alimente leurs activités. Il ne faut pas se leurrer, ils sont au courant de la situation mais personne ne veut empoigner le problème.
 
Comment les convaincre?
En leur démontrant que la valorisation du plastique permet de générer une rentabilité – car c’est le cas – et que ces mêmes acteurs doivent se soucier de la fin de vie de ce matériau. Nous aurons alors franchi une immense étape.

L’étendue des dégâts

Cinq vortex ont été identifiés sur la planète. Rien que dans le Pacifique, on estime que la zone de déchets nommée Pacific Trash Vortex représente une concentration de 100 millions de tonnes d’ordures qui s’étendent sur une surface estimée à deux fois la taille des États-Unis.

  • 1 million d’oiseaux sont tués chaque année
  • 80% de la pollution des océans est due aux plastiques
  • 250 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année. Plus de 10% finissent à la mer
  • Plus de 3,5 milliards de personnes dépendent des océans pour se nourrir
www.raceforwater.com

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Sophie Dürrenmatt
Photo:
Imago, Alamy, Mark Lloyd, SP
Publication:
lundi 09.03.2015, 14:40 heure



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