1 von 10


Le nouveau parcours didactique de Charlotte 
la Marmotte emmène les familles 
dans la région d’Émosson (vallée du Trient, VS).  

Matéo (casquette rouge), Timéa (rose), Tom et leur maman Laurence le découvrent.


De g. à d.: Aiguille de Chardonnet (3824m), Aiguille verte (4122 m ), Aiguille du Dru ((3754). À droite, le massif du Mont Blanc avec le Grand Charmoz (3482 m ), l’Aiguille de Blaitière et celle du Plan, le Mont Blanc du Tacul (dans les nuages ; 4248 m), les Aiguilles du Midi (en contrebas ; 3842 m) et le Mont Blanc (4807 m ).

Le Massif du Mont Blanc, de g. à d.: Grand Charmoz (3482 m ), les aiguilles de Blaitière, du Plan, le Mont Blanc du Tacul (dans les nuages ; 4248 m), les Aiguilles du Midi (en contrebas ; 3842 m) et le Mont Blanc (4807 m ) et le Dôme du Goûter (4304 m ). À droite en noir: les Aiguilles rouges de Chamonix (2965 m ).

Un dinosaure installé pour le Tour de France 2016 – dont la route avait passé par Finhaut et le barrage d’Emosson – qui « avale » le Mont Blanc en arrière-plan.

Lac d’Emosson avec Le Pic de Tenneverge (2985 m ) et la Pointe des Rosses (2965 m ).

Le sommet du barrage se trouve à 1931 mètres exactement.

Vue sur le lac d’Emosson en montant vers le barrage du Vieux Emosson.

Vue depuis le sommet du barrage du Vieux Emosson.

Sentier futé: apprendre en s’amusant

Plein air Des parcours didactiques invitent petits et grands à sortir et apprendre de façon ludique. Reportage à Émosson (VS) où un sentier sur la géologie et l’énergie hydraulique a été inauguré.

Que faire pendant une belle journée? Pourquoi ne pas filer en campagne pour s’offrir une bouffée d’air frais?! Si en plus on apprend en s’amusant, l’équation semble gagnante: «Avec des jeux nous voulons sensibiliser les enfants à leur région et à l’environnement qui les entoure», expliquent Séraphine Mettan et Jean-Charles Fellay, concepteurs de ce nouveau parcours de Charlotte la Marmotte pour le CREPA. Et le site d’Émosson, au fond de la vallée du Trient près de Martigny, est à découvrir absolument: barrages, vue sur le massif du Mont-Blanc, glacier, traces de reptiles géants… Superbe!

«

Sensibiliser les enfants à leur région»

Séraphine Mettan et Jean-Charles Fellay, concepteurs du nouveau sentier de Charlotte la Marmotte à Émosson

Un vélo qui roule sur l’eau

Tom, Timéa et Matéo sont venus avec leur maman Laurence profiter du soleil et découvrir ce nouveau parcours. Au bureau d’information, on leur donne une carte illustrée et une bille qui leur permet d’actionner le jeu du poste n° 1. En répondant correctement à l’énigme posée, les enfants obtiennent la réponse à la première des douze questions du formulaire.
Cela fait, en route pour le deuxième poste! Parmi trois dessins, il faut choisir lequel représente le type de construction du barrage que l’on vient de traverser. «Les enfants peuvent trouver les solutions en observant, en réfléchissant et en lisant les panneaux», explique Jean-Charles Fellay. S’ils n’y arrivent pas et que les parents ne peuvent les aider, il y a une fiche de réponses à la fin du parcours», complète sa collègue.
Sur le smartphone de leur mère, les petits aventuriers visionnent la vidéo proposée au poste n° 3: un cycliste roule sur l’eau du lac du barrage. Comment est-ce possible? «Il y a un ancien barrage enfoui sous l’eau, lance Timéa, 10 ans. Son sommet est juste sous la surface et il roule dessus.»
Après une demi-heure de marche à plat, le groupe attaque la montée vers un autre barrage, celui du Vieux-Émosson. Des ouvriers achèvent une rénovation qui le rendra à nouveau compétitif. En passant, on voit l’entrée d’un tunnel creusé sous le lac: «C’est par là qu’est redescendue la caravane du Tour de France 2017», commente le concepteur du parcours didactique.

Des panneaux et jeux permettent aux enfants de remplir le formulaire amusant donné 
au début du parcours, et de découvrir ainsi les particularités de cette région, ses deux barrages et l’écrin alpin qui les abrite.

Fondue au pied du barrage

Du haut de ses 5 ans, Tom gravit à son rythme mais sans problème la route asphaltée qui mène vers le restaurant de la cabane. Malgré son jeune âge, il a déjà l’habitude des marches. Pour motiver les troupes, Laurence les charrie: «Le dernier arrivé devra manger ce que les autres lui commanderont!» «Des brocolis», lance Timéa à son petit frère. «Nooon!…» Mais à la cabane, c’est une fondue qui les attend!
En tout, quatre heures ont été nécessaires pour faire l’aller-retour. Tous se réjouissent d’emprunter les funiculaires et le petit train de Verticalp pour redescendre. Une belle journée passée en plein air, tout en apprenant comment les dinosaures – leurs ancêtres en réalité – ont laissé leurs empreintes dans la roche. Pour observer ces traces, nous aurions dû marcher deux heures de plus. «Ça n’aurait pas été un problème», déclare Matéo (12 ans), en forçant son accent valaisan.

S’y rendre: depuis Martigny en train ou en voiture
Quand: printemps, été, automne
Temps de marche: 3-4 h
Difficulté: moyenne, dès 8 ans
Restauration: au barrage d’Émosson et au barrage du Vieux-Émosson

Mandaté par la commune de Finhaut, le Centre régional d’études des populations alpines (CREPA) a mis au point ce 6e sentier de Charlotte la Marmotte. Active depuis 2012, cette sympathique mascotte veut faire découvrir aux 8-12 ans les particularités du patrimoine géographique alpin.

Informations 
et autres sentiers didactiques à 
La Fouly, Champex-Lac, Orsières, bisse du Trient et La Creusaz

«Plus de 300 sentiers didactiques en Valais»

Elisabeth Fierz-Dayer, coauteur d’un guide sur les sentiers didactiques du Valais romand

Elisabeth Fierz-Dayer, coauteur d’un guide sur les sentiers didactiques du Valais romand
http://www.cooperation.ch/_Sentier+fute_+apprendre+en+s_amusant Elisabeth Fierz-Dayer, coauteur d’un guide sur les sentiers didactiques du Valais romand

Pourquoi ce guide sur les sentiers didactiques?
Nous inventorions et évaluons ces parcours depuis 2010 pour identifier leur qualité, les valoriser et les partager avec le public. Plus de 300 ont été recensés, rien qu’en Valais! Pour notre ouvrage, 34 itinéraires ont été sélectionnés dans le Valais romand. Un deuxième volume est déjà prévu pour le Haut-Valais.

Quels sont les critères d’évaluation?
Il y en a une trentaine: la qualité et la fiabilité des informations données, la manière de les transmettre, la mise en valeur des particularités naturelles ou culturelles locales, l’accessibilité à tous… Dans le guide, nous donnons aussi des infos pratiques (déclivité, durée, parking, restaurants…) ainsi qu’une carte topographique.

Comment expliquez-vous le nombre élevé de sentiers didactiques?
Les régions ont envie de faire connaître leur patrimoine. C’est aussi un moyen d’attirer des touristes en été et à l’intersaison, et de ne plus miser uniquement sur la saison d’hiver.

«Suisse itinérance, Sentiers découverte Valais romand», Éditions monographic, 2017.

www.sentiers-decouverte.ch

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.










Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Gilles Mauron

Rédacteur

Photo:
Olivier Maire, DR
Publication:
lundi 18.09.2017, 13:27 heure





Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?