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La fille pliée en quatre

Révélée en Suisse romande grâce à l’émission «Incroyable Talent», Nina Burri a donné un coup de fraîcheur à la contorsion. Rencontre.

Nina Burri (34 ans) prépare ses chorégraphies seule.

Nina Burri (34 ans) prépare ses chorégraphies seule.
Nina Burri (34 ans) prépare ses chorégraphies seule.

Ses admirateurs ont été déçus. Nina Burri a terminé à la 11e et avant-dernière place de la finale d’Incroyable Talent, l’émission dans laquelle s’affrontent des artistes. Un «échec» que la contorsionniste devrait rapidement digérer. Depuis son passage sur M6, sa popularité, déjà bien établie outre-Sarine, a explosé en Suisse romande. Une belle récompense pour les heures de travail passées à développer une souplesse naturelle. «Mon corps est fait pour ça! lance la jeune femme de 34 ans dans un français impeccable. Tout le monde a un don. Certains sont très rapides, d’autres très intelligents. Moi, je suis souple!»

Nina Burri a d’abord mis son talent naturel au service de la danse. Formée dans une école russe à Berlin, elle a arpenté les scènes du monde entier, de Tokyo à New York en passant par le Moulin Rouge à Paris et le ballet Rudra Béjart à Lausanne. Difficile pour une danseuse professionnelle de faire beaucoup plus, ou beaucoup mieux. Si bien qu’arrivée à l’aube de son 30e anniversaire, Nina Burri s’est cherché un nouveau challenge. «Je voulais faire un numéro en solo et j’ai toujours été fascinée par le cirque et les acrobaties.» Mais l’artiste sait bien que dans l’univers impitoyable du spectacle, il n’y a pas de place pour l’ordinaire.

A grande ambition, grand moyen. Nina Burri s’en va apprendre l’art de la contorsion dans une école à Pékin. Un défi loin d’être gagné d’avance à son âge. Elle est de loin la plus «vieille» de sa classe, ses camarades les plus âgés ayant à peine entamé leur adolescence. Mais le corps de Nina Burri se plie à sa volonté.
Et après six mois chinois, elle peut monter son premier spectacle en solitaire, qui mêle danse et contorsion. Au printemps 2011, elle participe à l’émission alémanique Die Grössten Schweizer Talente, qui fonctionne sur le même principe qu’Incroyable Talent. Finaliste malheureuse (elle termine deuxième), Nina Burri ressort tout de même gagnante de son passage à la télé. Les médias en font une star et les engagements pleuvent. «C’était beaucoup de stress et je n’étais pas sûre de vouloir refaire l’expérience en France. Mais c’est un grand pays, et vu les retombées professionnelles que j’ai eues après l’émission en Suisse…»

La contorsionniste est végétarienne, elle ne fume et ne boit pas. «Les gens pensent que c’est strict. Mais c’est juste que ça ne m’a jamais intéressée.»

Pourquoi elle? Parmi les nombreux numéros de contorsionnisme qu’on peut voir à la télé, sur
Internet ou au cirque, pourquoi le sien a-t-il attiré autant d’attention? «Techniquement, je ne suis pas la meilleure, c’est sûr. Mais j’ai un corps normal, je ne suis pas super mince. Je ressemble plus au public que les jeunes Chinoises.»
Nina Burri veille aussi à ne pas aller au-delà des limites que lui fixe son corps. «Le public doit penser que c’est facile pour moi. Même si ça ne l’est pas. Je dois toujours pouvoir garder le sourire.» Sans oublier sa règle d’or: les figures extrêmes deviennent abstraites. «Le public doit toujours pouvoir comprendre les mouvements et le sens du corps. Sinon, il perd l’intérêt.»

De l’intérêt, la contorsionniste est bien consciente d’en susciter. Sur scène, elle sait ses mouvements sexy et n’hésite pas à jouer avec son image. Dans son numéro de Goldeneye, vêtue d’un costume doré ultramoulant, elle ne lésine pas sur les mimiques de femme fatale. Jury d’Incroyable Talent, Gilbert Rozon en était tout perturbé. «Certains hommes me demandent si je fais les mêmes mouvements au lit!», rigole la jeune femme. Habituée à s’exposer, Nina Burri n’est pas prude pour un sou (elle a même posé pour des nus artistiques), mais elle se méfie des caméras: «Avec les gros plans, les gens voient partout. Alors je ne porte pas de vêtements trop sexy, les mouvements le sont déjà assez.»

Nina Burri vit aujourd’hui de la contorsion. Mais elle sait que tôt ou tard, son corps dira stop. A moins que ce ne soit l’envie qui disparaisse en premier. «Avec la contorsion, tout le reste devient secondaire, raconte-t-elle. C’est une profession dans laquelle je suis seule et dans laquelle il faut investir beaucoup de temps.»
Nina Burri a déjà songé à l’après. Elle se verrait bien jouer la comédie, peut-être au théâtre. Mais avant cela, elle participera à la tournée du cirque Knie en 2013. De quoi oublier rapidement la finale manquée sur M6.

Femme élastique

Carte d’identité. Nina Burri est née le 23 août 1977. Originaire de Berne, elle habite à Zurich avec son ami.

Contorsion. Après une carrière de danseuse, elle s’est mise à la contorsion il y a quatre ans. Elle en vit aujourd’hui. Elle s’entraîne plusieurs heures par jour et crée elle-même ses chorégraphies.

Spectacles. Elle se produit surtout dans des dîners-spectacles ou des fêtes d’entreprises. Elle ne mange rien durant les huit heures précédant ses représentations. Et elle s’échauffe pendant deux heures avant de monter sur scène.

Le site de Nina Burri

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Didier Nieto

Rédacteur

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Didier Nieto
Publication:
mardi 03.01.2012, 11:31 heure

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