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«J'ai fait ce film pour ma fille»

Après le succès de son Tintin, l'illustre cinéaste Steven Spielberg revient avec «Cheval de guerre». Il nous parle de ses choix, de sa carrière et de l'importance de sa famille.

Steven Spielberg (65 ans): «Pour moi, il n'est pas question de retraite.»

Steven Spielberg (65 ans): «Pour moi, il n'est pas question de retraite.»
Steven Spielberg (65 ans): «Pour moi, il n'est pas question de retraite.»

Coopération. «Cheval de guerre» est un roman pour enfants, une pièce de théâtre et maintenant un film. Qu’est-ce qui est au cœur de ce succès?
Steven Spielberg. C’est une histoire d’amour, donc universelle. Dans mon adaptation, j’ai voulu raconter une histoire d’amitié où Joey, le cheval, traverse la Première Guerre mondiale et tisse des liens très forts avec ceux qui s’occupent de lui. Le plus important, c’est qu’il arrive à unir les gens, surtout ceux que la guerre oppose.

Pourquoi revenez-vous à la guerre dans vos films?
Cheval de guerre n’est pas vraiment un film de guerre. Les scènes de combat ne durent pas plus de quinze minutes au total. J’ai voulu faire un film que toute la famille puisse regarder ensemble. On n’y voit quasiment pas de sang, contrairement à Il faut sauver le soldat Ryan, où j’avais essayé de faire un film aussi brutalement authentique que possible sur le débarquement en Normandie.

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Après le succès des «Dents de la Mer», j’ai pu faire ce que je voulais à Hollywood »

D’où vient votre intérêt pour l’histoire?
C’était la seule matière dans laquelle j’excellais à l’école. Je n’ai pas honte d’avouer que j’étais un mauvais étudiant, mais j’ai toujours adoré l’histoire. Mon père, qui a 95 ans, s’est battu en Birmanie contre les Japonais durant la Deuxième Guerre mondiale. J’ai grandi en écoutant ses histoires. A 13-14 ans, mes premiers films en super-8 étaient surtout des films de guerre.

Quel a été le grand tournant de votre carrière?
Avant Les Dents de la mer, je louais mes services comme réalisateur. Je rêvais de réaliser un film dingue sur des soucoupes volantes (Rencontres du troisième type), mais personne ne voulait le financer! Après l’énorme succès du film, j’ai pu faire absolument tout ce dont j’avais envie. Hollywood me signait des chèques en blanc!

Contrairement à ce que laisse penser son titre, ce long métrage n'est pas vraiment un film de guerre.

Toute carrière a des hauts et des bas. Ne vous êtes-vous jamais senti au creux de la vague?
Les bas, c’est juste quand j’ai l’impression de ne pas consacrer suffisamment de temps à ma famille et mes amis. J’ai sept enfants et quand mon travail m’empêche d’assister à un match de foot de mes gosses ou à une compétition d’équitation de ma fille, je trouve ça vraiment déprimant. Si un de mes films n’a pas le succès escompté, je ne le prends pas trop à cœur.

Pensez-vous à vos enfants lorsque vous choisissez vos projets?
Ma fille Destry, qui a 15 ans, est pour beaucoup dans ma décision de réaliser Cheval de guerre parce qu’elle participe à des concours hippiques. Nous avons une dizaine de chevaux à la maison et ma femme fait aussi de l’équitation. Lorsque Destry a appris que je m’intéressais à ce projet, elle m’a supplié de le faire pour elle. Alors je l’ai fait.

Vous avez 65 ans. Vous arrive-t-il de songer à la retraite?
Clint Eastwood, qui a 81 ans, est un de mes meilleurs amis et on plaisante souvent à ce sujet. Chaque année, je lui demande s’il compte prendre sa retraite. Il me répond toujours: «Non, et toi?» Tant qu’il n’aura pas rendu son tablier, je ne le ferai pas non plus.

Une fresque épique

Dans une ferme anglaise, le jeune Albert se lie d’amitié avec son cheval, Joey. Vendu à la cavalerie britannique au début de la Première Guerre mondiale pour sauver la ferme de la faillite, Joey est envoyé au front. Capturé par les Allemands, puis secouru par un Français et sa petite-fille, l’extraordinaire animal touche tous ceux qu’il rencontre. Lorsqu’Albert atteint sa majorité, il s’engage dans l’armée pour retrouver son cheval.
Spielberg parvient à nous arracher des larmes avec cette fresque épique un brin mélo et visuellement somptueuse.  

Cheval de Guerre, dans les salles romandes le 22 février.

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Site du film «Cheval de guerre»

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lundi 20.02.2012, 12:32 heure

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