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Des claquettes dépoussiérées

Ils sont jeunes et ils font des claquettes. Leur rythme est effréné, leur style moderne, leur agilité déconcertante. Visite à Lausanne, à l’école Planet Dance du chorégraphe Fabrice Martin.

Grâce au danseur vaudois Fabrice Martin, 40 ans, les claquettes ont pris un grand coup de jeune.

Grâce au danseur vaudois Fabrice Martin, 40 ans, les claquettes ont pris un grand coup de jeune.
Grâce au danseur vaudois Fabrice Martin, 40 ans, les claquettes ont pris un grand coup de jeune.

Il porte un jean et un tee-shirt du goupe de hard rock AC/DC. Aux pieds, pas de baskets mais… des claquettes! Cet adolescent participe aux cours de Fabrice Martin, à l’école Planet Dance de Lausanne. Avec ses copains et ses copines du groupe des moyens-avancés, il assure. Les pas font clac, les mouvements de leur corps sont coordonnés. Ce lundi-là, c’est Kim qui remplace son oncle Fabrice. Du haut de ses 16 ans, elle est vice-championne du monde de claquettes! Dans la famille, la danse se transmet de génération en génération. Kim montre les pas au groupe. Tout le monde la suit, avec plus ou moins de difficulté. Il faut avoir le sens du rythme et un bon physique: ça bouge!  

Le style moderne de ces jeunes danseurs de claquettes vient de Fabrice Martin, qui a dépoussiéré cette discipline. Ses chorégraphies explosives dégagent une énergie positive qui met de bonne humeur. Plusieurs de ses élèves ont commencé ce sport en découvrant le style moderne du chorégraphe et champion du monde de claquettes.  «J’aimerais être comme lui», confie un de ses élèves, avec de l’admiration dans le regard. Fabrice Martin conduit ses jeunes danseurs en championnats, au niveau national et international. Ils y décrochent des médailles. En Suisse, c’est l’association Swiss Tap qui supervise les championnats et qui s’occupe de promouvoir les claquettes. Elle fêtera ses 20 ans le 23 juin.

A l’heure où le film muet «The Artist» fait un carton au box-office, un regain d’intérêt pour les claquettes des années 1930 pourrait voir le jour. Cette discipline ne date pourtant pas de cette époque. Elle est née bien avant Fred Astaire. Faire des claquettes, c’est d’abord taper un rythme avec ses pieds. L’être humain se plaît à le faire depuis qu’il apprécie la musique!

Les qualités nécessaires à la pratique des claquettes? Selon les adolescents de l’école Planet Dance, en plus du sens du rythme, il faut bénéficier d’une bonne capacité de mémorisation des pas et avoir l’envie de bouger, souvent rapidement. Si certains sont plus doués que d’autres au départ, la technique se travaille petit à petit. Inutile d’espérer jouer les Gene Kelly en interprétant «Singing in the rain» après quelques cours seulement…

Il n’y a pas d’âge pour se mettre aux claquettes. Dans les salles de Planet Dance, les enfants, les adolescents et les adultes  marquent le pas. Entrer dans cet univers procure l’agréable sensation de  voyager d’un spectacle à l’autre. Lorsqu’ils répètent une chorégraphie en musique, les visages des élèves rayonnent. En groupe, ils se font plaisir. Les exercices se transforment en performances.

Plus d’informations sur le site de l’école Planet Dance ou sur celui de l’Association suisse de claquettes:

www.planet-dance.ch
www.swisstap.ch

Elena

13 ans, de Lutry (VD)

Une ambiance de groupe sympa, un rythme physique qui défoule, un style moderne. Ce sont ces ingrédients qui font qu’Elena se plaît aux cours de claquettes de Fabrice Martin une fois par semaine.

Explications. Pas toujours bien connues, les claquettes ont encore parfois besoin d’être présentées. «Dans ma classe, on me dit que c’est ringard. Plein de gens en ont une fausse image ou les confondent avec le flamenco. Je leur explique ce qu’il en est.»

Sabrina et Coralie

24 ans et 25 ans, de Savigny et de Thierrens, dans le canton de Vaud.

Des ballons de basket, une échelle. Ce sont les accessoires de la première chorégraphie de claquettes de Fabrice Martin qu’a vue Coralie. Il ne lui en a pas fallu plus pour avoir envie de s’y mettre. Pour elle comme pour Sabrina, avec qui elle s’entraîne en duo, le rythme et le style du chorégraphe s’avèrent motivants.

La compétition aussi: «Des médailles en vue au bout des entraînements, ça nous motive beaucoup.» Les deux jeunes femmes boivent un peu d’eau et repartent pour un tour. Il suffit de les voir enchaîner les pas pour se convaincre que les claquettes n’ont rien de pépère: c’est intense et physique.

Nyoman

13 ans, de Lausanne

Parcours. Il a commencé les claquettes à 5 ans. Il s’entraîne actuellement deux à trois fois par semaine.

Ses motivations. L’originalité de ce sport et se présenter en championnats.

Ce qu’il aime. Les pas rapides. Les démonstrations dans le cadre de spectacles.

La maîtrise d’un pas difficile. «Il faut l’exercer souvent en marchant, et au bout de quelques jours on l’a.»

Grâce au manchot danseur de claquettes du dessin animé «Happy Feet», Elio s’est lancé dans ce sport.

Grâce au manchot danseur de claquettes du dessin animé «Happy Feet», Elio s’est lancé dans ce sport.
Grâce au manchot danseur de claquettes du dessin animé «Happy Feet», Elio s’est lancé dans ce sport.

Elio

15 ans, d’Yverdon

Mumble, le danseur de claquettes du dessin animé «Happy Feet», a enthousiasmé Elio, qui s’y est mis à son tour. C’était il y a cinq ans. «C’est un beau sport, mais il y a du travail et il faut faire preuve de patience jusqu’à ce qu’on maîtrise bien», prévient-il.

Colère. Cette activité très physique défoule. «Quand je suis en colère, ça me fait du bien de faire des claquettes.»

Kim

16 ans, de Lausanne

Vice-championne du monde. Elle a commencé les claquettes à 4 ans et demi. Elle a du mal à expliquer ce qui lui plaît autant, mais elle sait que les claquettes font partie d’elle. C’est une passionnée. Elle se plaît en compétition et ça lui réussit. En solo, catégorie élite, elle a décroché en 2011 le titre de championne suisse et de vice-championne du monde! Qu’aime-t-elle d’autre que la danse? «Rien!», rigole-t-elle.

Le goût du show. La gymnasienne qui fait aussi de la danse classique et moderne adore participer à des spectacles. «Faire plaisir aux gens qui regardent, c’est le plus génial à mes yeux!»

Victor

Presque 12 ans, du Mont-sur-Lausanne

Ses débuts. Il avait 6 ans quand il a vu «Clak-Son», une création du chorégraphe Fabrice Martin. Ce spectacle de claquettes lui a donné envie d’essayer et il y a pris goût.

Il aime. La vitesse impressionnante que l’on peut atteindre avec certains mouvements de claquettes.

Un objectif. Il aimerait se retrouver une fois sur le podium avec son groupe lors des championnats du monde annuels de claquettes.

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Joëlle Challandes

Rédactrice

Photo:
Charly Rappo/Arkive.ch
Publication:
mardi 28.02.2012, 11:00 heure

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