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«La vengeance est jouissive»

Quentin Tarantino, réalisateur culte de 49 ans, s’attaque au western et à l’esclavage dans le flamboyant «Django Unchained». Rencontre avec l’enfant terrible du cinéma américain.

Bande-annonce

Coopération. Etait-il inévitable que vous tourniez un jour un western spaghetti?  
Quentin Tarantino. Absolument, j’en rêvais depuis toujours. Kill Bill: Volume 2 et même Inglourious Basterds dans une certaine mesure étaient des westerns spaghetti déguisés. Pour moi, Sergio Corbucci (qui a signé le légendaire «Django» en 1966, ndlr) est un des plus grands réalisateurs de westerns de l’histoire. Personne n’a réussi à l’égaler dans sa façon de dépeindre un monde brutal, violent et peuplé de personnages vraiment impitoyables.

Est-il vrai que le sang que l’on voit dans vos films est fabriqué spécialement pour vous?
Je travaille avec la même boîte d’effets spéciaux depuis Reservoir Dogs. A l’époque de Kill Bill, on a réussi à fabriquer exactement la consistance et la couleur du sang que je recherchais. C’est un rouge très vif, presque comme de la peinture, qui a l’air authentique sur du métal et des vêtements mais qu’on peut aussi mettre dans la bouche et recracher. D’habitude, le truc qu’on utilise à Hollywood ressemble au sirop de fraises qu’on verse sur les crêpes!

Leonardo DiCaprio (à droite) dans un savoureux rôle à contre-emploi.

Tacler le thème de l’esclavage, c’était important pour vous?
Oui, cela faisait longtemps que je souhaitais aborder ce sujet, à défaut de voir d’autres cinéastes le faire. Je crois qu’il n’existe aucun autre thème qui me tienne autant à cœur. J’ai beaucoup étudié l’histoire de l’esclavage parce qu’elle me fascine. Mais à l’heure d’écrire le scénario, je ne me suis pas plongé dans les livres d’histoire. Je me suis posé des questions et j’y ai répondu en écrivant le script.

La vengeance est au cœur du récit, comme souvent dans vos films. Pourquoi vous fascine-t-elle autant?
Elle est jouissive. Qui n’a pas envie de voir un esclave se venger de ses abominables maîtres? Il y a dix ans, j’aurais pu me limiter à faire ça. Mais ce film est aussi une histoire romanesque dans laquelle le héros doit délivrer une princesse emprisonnée, en l’occurrence sa femme. Elle se trouve dans la pire plantation qui soit pour une esclave, l’équivalent d’Auschwitz. Il va jusqu’en enfer pour la récupérer et
je trouve ça très excitant.

Votre enthousiasme sans limites et votre passion pour le cinéma ne semblent pas s’estomper avec l’âge. Etes-vous certain de toujours vouloir prendre votre retraite à 60 ans?
Non, mais c’est ce que j’ai prévu. Je ne veux pas finir par faire des films de vieux et bousiller ma filmographie avec des nanars. Je veux me retirer en pleine gloire. A 60 ans, je me vois mieux comme un homme de lettres, qui écrira des livres sur le cinéma et des romans et qui aura peut-être des enfants!

www.django-unchained.ch

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Miguel Cid

Rédacteur

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SP
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Publication:
lundi 14.01.2013, 23:00 heure

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