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«Je joue avec mes défauts»

Avec «Bienvenue à bord», Franck Dubosc débarque dans une comédie qui se joue sur une croisière. Coopération a rencontré l’acteur-humoriste à Genève. Pour toi, public!

Franck Dubosc (47 ans): «Je voulais être reconnu, j’ai vu que le rire était un bon plan, donc je me suis mis là-dedans.»

Franck Dubosc (47 ans): «Je voulais être reconnu, j’ai vu que le rire était un bon plan, donc je me suis mis là-dedans.»
Franck Dubosc (47 ans): «Je voulais être reconnu, j’ai vu que le rire était un bon plan, donc je me suis mis là-dedans.»

Le temps est splendide en cette fin d’après-midi. Sur la terrasse d’un grand hôtel genevois, Franck Dubosc enchaîne les interviews, promotion oblige.
En effet, la nouvelle comédie d’Eric Lavaine, Bienvenue à bord, sort le 5 octobre dans les salles romandes. D’emblée, l’acteur-humoriste se montre très avenant et soigne son entrée en matière: «Bonjour! Moi, c’est Franck», lance-t-il malicieusement en me tendant la main.

Teint hâlé, cheveux poivre et sel et yeux bleu azur, pas de doute: le kéké des plages (play-boy raté), c’est lui. Le héros de Camping, accro au Benco, c’est aussi lui. Et voici Rémy Pasquier, l’animateur de croisière loufoque et amoureux de Bienvenue à bord. «Le personnage de Rémy est spontané. Il fait et il dit ce qu’il pense sur le moment. Il réagit tout de suite.» Ça lui ressemble? «Pas du tout. Moi, je suis beaucoup plus faux cul, sourit Franck Dubosc, mais, comme lui, je suis gentil. (Pause) De moins en moins, cela dit! Parce que quand vous êtes gentil, ce n’est pas toujours payant. Les gens ne vous respectent pas.»

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la carrière du comédien, né en Haute-Normandie, ne s’est pas déroulée comme prévu. Après le Conservatoire de Rouen, où il côtoie Valérie Lermercier et Karin Viard, il envisage une carrière d’acteur «sérieux». Il décroche le rôle principal de A nous les garçons, de Michel Lang (1985), qui connaît un beau succès, puis joue le «french lover» dans une série anglaise très populaire. Mais la mayonnaise ne prend pas. «J’avais besoin de me faire remarquer, ça n’avançait pas. Je voulais être reconnu, j’ai vu que le rire était un bon plan, donc je me suis mis là-dedans… comme un bon élève.» Il y a du boulot pour ce beau gosse: «Je n’ai ni le physique, ni la voix, ni l’allure pour faire rire. Il fallait donc que j’apprenne, que je cherche. J’ai beaucoup travaillé, je me suis beaucoup fatigué pendant des années.»

Sa rencontre avec Elie Semoun est décisive, et Les petites annonces d’Elie deviennent sa planche de salut. Depuis, le kéké des plages surfe sur la vague. En 1997, il fait la première partie du spectacle d’Elie et Dieudonné. La notoriété grandis-sante de ses one-man-show  s’accompagne de succès populaires sur grand écran: Camping (2006) totalise cinq millions d’entrées en France, et Disco (2008), un peu moins de deux millions et demi d’entrées.

Au fil du temps, Franck Dubosc a donc trouvé son truc. Il s’est taillé un rôle de naïf qui change la vie de ceux qu’il croise. Un personnage qui lui colle parfois un peu trop aux basques. «Tellement de gens ont cru que j’étais mon personnage que je suis obligé de continuer à me moquer de moi pour être de leur côté. A tort. Je vais leur montrer que je ne suis pas aussi con qu’ils croient», promet-il, mi-amusé, mi-énervé.

Son humour est parfois grossier, surtout grotesque (voir la série de vidéos: Pour toi, public). En tout cas pas sexy. «A force de faire rire, vous perdez toute séduction. Vous n’êtes plus l’homme viril. Moi je joue avec mes défauts, croyant les faire disparaître. Dans Camping, je mets un petit maillot et je me dis qu’on ne verra plus mes jambes», avoue Dubosc, qui veille à s’entretenir dans des salles de fitness. Il n’est pas insensible aux critiques: «Ils ont parfois raison. Mais bon, un humoriste connu est une cible. Et plus on est connu, plus on est jugé.»

Son téléphone sonne. C’est son attachée de presse. Il s’excuse, répond par des oui, oui compréhensifs et finit par dire: «Eh bien, tu leur dis que je ne ferai pas d’interview. Quand je rentre, je veux être avec mon fils.» L’acteur est papa d’un petit Raphaël, 20 mois. Il s’est marié sur le tard. «C’est difficile de dire ce qui m’attire chez une femme. J’aime les femmes intelligentes, comme tout le monde! Mais pas trop quand même! Quelqu’un de trop bien, c’est fatigant.» On me fait signe. Escale en vue. Je dis au revoir à Franck et laisse Rémy aborder d’autres rivages.

Le film

Sur le même bateau

Directrice des Ressources humaines d’une société de croi-sière, Isabelle (Valérie Lemercier) décide de se venger de son patron et amant en engageant Rémy (Dubosc), artiste raté, comme animateur.

Concours. 10 × 2 places pour voir cette comédie au cinéma (dès le 5 octobre en Suisse romande). Pour participer dès mardi:

www.cooperation-online.ch/concours

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Aline Petermann
Publication:
lundi 19.09.2011, 14:51 heure

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