1 von 2


«La lutte entre l’amour et la peur fait rage de nos jours… mais j’ai confiance. Je sais que l’amour vaincra.» Roger Hodgson, janvier 2013.

«La Suisse m’impressionne»

Roger Hodgson, ex-chanteur et compositeur du groupe «Supertramp», se produira sur scène, à Crans-Montana (VS), le 10 mars. De «Breakfast in America» à «Take the Long Way Home», les fans seront servis.

Coopération. Votre musique est toujours si positive qu’elle agit comme une médecine sur nos consciences. Qui êtes-vous, un chaman?
Roger Hodgson. Pour moi, un chaman, ou un grand artiste, est celui qui a appris à être un canal qui véhicule quelque chose de plus grand que lui-même. J’ai toujours pensé que la musique est de la nourriture pour l’esprit, pour le cœur et pour l’âme. Et je crois que nous avons seulement gratté la surface des possibilités que nous réserve la musique pour guérir et encourager, inspirer. En fait, c’est quand je me laisse posséder par l’amour du chant et de la musique que la magie fait son irruption. C’est alors que les gens sont touchés par ce qui me traverse.

Vous savez, la vie n’a jamais été si dure et impitoyable que de nos jours. Je ressens une grande gratitude de pouvoir offrir, par mes concerts, un soulagement aux défis permanents que la plupart de nous doivent affronter au quotidien.

Pas facile de prendre un «Breakfast in America» quand on s’appelle Roger Hodgson… Comment faites-vous?
Ce n’est pas si difficile que ça, vous savez. Je jouis d’une certaine célébrité, mais elle n’est pas importante au point de m’empêcher de vivre ma vie privée. Je n’ai jamais recherché la célébrité, mais plutôt de servir au mieux mon prochain. La célébrité dont vous parlez m’est seulement utile dans le sens où je peux mieux servir un grand nombre de gens.

Vos fans affirment avoir l’impression que vous chantez «pour eux». C’est le secret de votre succès?
Ce n’est pas seulement une impression… J’aime les gens, et j’aime la vie, et je pense qu’on ressent cet amour lors de mes concerts. Quand je chante, je ressens pour ma part très fortement le lien qui m’unit au public. Mes chansons ne sont rien d’autre que des morceaux de mon cœur, offerts à celui qui les écoute.

En 1987, vous vous êtes brisé les deux poignets dans un accident. D’où avez-vous tiré la force pour continuer, alors même que la médecine moderne vous condamnait à un handicap à vie?
Oui, cet accident, et le diagnostic très négatif des médecins, a profondément changé ma vie. D’abord, j’ai sombré dans une profonde dépression. Je sentais que tout était fini. Mais un jour, j’ai décidé de ne pas accepter ce verdict. J’ai parlé à Dieu et à la vie, et je leur ai dit que, si je ne pouvais plus être au service de l’humanité à travers ma musique, eh bien, je préférais ne plus vivre.

Je crois que cette décision, prise avec une absolue détermination, ce vœu, mes prières et la résolution de devenir complètement responsable de ma vie, ont guéri mes poignets et leur ont donné leur complète mobilité, malgré le fait qu’ils étaient brisés en cent morceaux.

Vous n’en voulez pas à Rick Davies, qui a continué avec le groupe Supertramp en jouant vos plus grands hits sans votre autorisation?
Quand j’ai quitté le groupe en 1983, j’avais passé un accord oral avec Rick Davies: il pouvait continuer avec le nom de Supertramp, à condition de ne pas chanter mes chansons en concert. Il n’a pas respecté cet accord, et j’en ai été très triste et blessé. Mais la vie est trop courte pour ressasser le passé et se coltiner des ressentiments de la sorte. Rick a fait un choix, moi, j’ai fait le mien, et ma vie actuelle me rend vraiment heureux. Je suis heureux de ne pas chanter les chansons des autres, mais les miennes.

Composez-vous différemment que par le passé, maintenant que vous n’avez plus rien à prouver?
Non. Avec l’expérience, je peux entrer plus facilement dans cet état de réceptivité qui permet l’émergence de l’inspiration, c’est tout. Et vous avez raison, je n’ai plus rien à prouver. Je ne ressens plus le besoin de réussir une grande carrière.

Vous avez une soixantaine de morceaux inédits. Pourquoi ne les avez-vous pas enregistrés? A cause de la pression des médias, etc.?
C’est vrai, j’ai un trésor d’une soixantaine de morceaux inédits, et quelque part en moi j’ai très envie de les partager avec le public. La vérité est que je n’en ai pas le temps: je suis tout le temps en tournée. Je ne peux même pas accepter toutes les invitations qui me parviennent, de partout dans le monde.

Les titres de vos chansons ressemblent à des titres de roman. Vous n’écrivez pas?
Ecrire n’est pas dans mes projets. Je pense que je suis meilleur compositeur qu’écrivain. Concernant mes lectures, je relis en ce moment Autobiographie d’un yogi (de Yogananda, ndlr) et Le livre tibétain de la vie et de la mort.

Vous êtes un fan de la Suisse, je crois… non?
Je suis à chaque fois impressionné par la beauté de ce pays, et comme les Suisses en prennent soin. Oui, j’ai toujours eu le rêve d’avoir une maison ici, un jour…

Roger Hodgson

L’âme de Supertramp

Racines. Roger Hodgson est né le 21 mars 1950 à Portsmouth, en Angleterre. Il a 12 ans lorsque ses parents se séparent. Son père, avant de partir, lui offre une guitare: c’est sur cette gratte que le gamin esseulé composera ses premiers morceaux, à l’internat…

Supertramp. Le nom du groupe, fondé en 1969 avec Rick Davies, vient de Roger. De lui aussi les titres majeurs qui feront la célébrité de Supertramp (aussi pour la force des paroles), en commençant par «Dreamer», qui propulsera l’album «Crime of the Century» N° 1 des ventes. Les huit années suivantes seront glorieuses, avec pour point culminant «Breakfast in America» (1975) – titre encore composé par Hodgson, qui quittera le groupe en 1983.

Actuel. Roger Hodgson se produira sur scène dans le cadre du Caprices Festival, le 10 mars.

Imprimer le coupon concours du Caprices Festival

www.capricesfestival.ch
www.rogerhodgson.com







Commentaires (3)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Pablo Roberto Jimenez Davila
Photo:
Franck Fife/ AFP ImageForum, Rob Shanahan, Martial Trezzini
videos:
www.youtube.com
Publication:
mardi 29.01.2013, 10:20 heure

Publicité



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?