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Relié à une voile comparable à celle d’un parapente, le kitesurfeur (Frédéric Lovis sur la photo) se laisse tracter par le vent dans des paysages sublimes.


Au premier plan, Cédric Robert en classic streetluge. Son record de vitesse sur ce type de luge frôle les 120 km/h.

Match international féminin opposant le Canada (en noir) à la Grande-Bretagne. Mais au niveau de club, le hockey subaquatique est souvent mixte.

Une rencontre du récent tournoi de Fribourg entre le Tchoukball Club Neuchâtel (en jaune) et TchoukballPlain’Orbe.

En kayak-polo, les poloïstes n’ayant pas le droit de conserver le ballon plus de cinq secondes, c’est le jeu d’équipe qui prime.

Sports insolites sous la loupe

La route, l’eau, le vent sont les «stades» de ces sports hors du commun. Petit choix subjectif de cinq d’entre eux. Juste pour le fun.

Ils n’ont pas choisi leur sport pour la célébrité et les honneurs. Et encore moins pour l’argent. Au contraire, ils sont parfois prêts à débourser pour vivre leur passion davantage que celle-ci ne leur rapporte en espèces sonnantes et trébuchantes.

Pas de sous, pas de lauriers, pas de foules avides de records, mais une impression de totale liberté, des tonnes de plaisir, de l’amitié et des émotions à revendre. Voilà le «salaire» de ces sportifs qui ont choisi de vivre leur aventure loin de tout tapage médiatique. Que ce soit en équipe ou en solo, ils ont un point commun: le sentiment de s’épanouir dans une activité sportive qui leur plaît, «taillée» à leur mesure.

Dans ce modeste éventail de sports originaux, Cédric, Dinah, Timothée, Frédéric et Benjamin nous disent ce qui les fait courir, rouler, nager ou glisser. Prêts au départ? Go!

Kitesnow: porté par le vent

Frédéric Lovis (42 ans), directeur de la Maison du tourisme de Saint-Ursanne et instructeur de parapente.

«Pour moi, le kitesnow est avant tout une passion. C’est au nord-est du Brésil que j’ai été initié à ce sport avant de l’enseigner l’hiver en complément de mon activité d’instructeur de parapente l’été. La pratique du kitesnow m’apporte de grands moments de liberté. Seul avec le vent, je ressens cette force dans le bas du dos, qui appuie sur le harnais pour donner la première impulsion, puis la glisse et encore la glisse. Parfois sur des kilomètres. Se faire tracter par le vent à travers des plaines enneigées, découvrir des paysages somptueux pratiquement sans grand effort, sont des sensations géniales.»

Kitesnow: traduit en français, cela pourrait donner quelque chose comme «cerf-volant des neiges». Sport à la fois de glisse et de voile, le kitesnow consiste à se faire tracter sur la neige par la force du vent. La plupart du temps, il se pratique sur de grandes plaines où le vent souffle de manière régulière et où les espaces sont suffisamment vastes pour «tirer des bords», c’est-à-dire zigzaguer en remontant le vent. Un peu comme un voilier, qui louvoie pour naviguer dans la direction d’où souffle vent.

Le matériel. Il comprend un kite (voile), un harnais et des skis ou un snowboard. Un casque et une protection dorsale sont fortement conseillés. S’il faut compter entre 1200 et 2000 francs pour un kite et un harnais, le matériel est résistant et peut durer plusieurs années.

La pratique. Il n’y a pas besoin d’être un athlète accompli pour pratiquer le kitesnow. «Le plus
important est la maîtrise des quatre éléments principaux qui le constituent, à savoir: skis ou snowboard, vent, kite et terrain, explique Frédéric Lovis, adepte de ce sport. Au début, on apprend à les assimiler l’un après l’autre mais le but est de pouvoir les gérer les quatre en même temps. Une fois que la technique est acquise, le reste n’est que du plaisir.»

Streetluge: vitesse et adrénaline

Cédric Robert (25 ans), menuisier indépendant avec brevet fédéral et étudiant, Delémont.

«Je suis quelqu’un qui aime les défis et les émotions fortes. Adepte des sports extrêmes – je pratique l’escalade, le delta et le VTT – j’ai découvert la streetluge en 2007. Son côté individuel, technique et les montées d’adrénaline qu’elle provoque m’ont tout de suite fait comprendre que j’avais des dispositions pour ce sport.» Dans son atelier, il fabrique des skateboards, des street et des classic streetluges sous sa propre marque: «9.81». A côté de son talent de pilote, ses petites innovations techniques ont sans doute contribué au titre de champion d’Europe, qu’il a décroché durant l’été 2012 dans la catégorie classic streetluge.

Amateurs d’émotions fortes, voici un sport pour vous: la streetluge (littéralement, la luge de rue). Comme son nom le laisse entendre, ce sport extrême se pratique sur des routes en pente, de préférence de montagne, fermées à la circulation et sécurisées dans les endroits dangereux. Ce qui vaut mieux, car les streetlugers les plus chevronnés dépassent largement les 100 km/h.

Matériel. Le streetluger entièrement équipé ressemble à un motard: casque intégral – mais spécifique à ce sport –, combinaison en cuir, gants de moto et chaussures de sport. Celles-ci, grâce à une couche de caoutchouc collée sous les semelles, font office de freins. Quant à la streetluge, elle est constituée d’une planche, ou châssis, reposant sur système axe/roulettes.

Compétition. On distingue deux catégories: la «streetluge» proprement dite et la «classic streetluge». La première mesure en moyenne entre 1,25 mètre et 1,80 mètre (parfois davantage). C’est la luge utilisée pour atteindre des pointes de vitesse, le record du monde étant de 157,41 km/h. Plus courte (1,25 mètre maximum), plus légère (entre 4 et 6 kg contre le double pour la streetluge), la classic streetluge fait davantage appel aux qualités techniques du pilote. Une streetluge de compétition peut coûter entre 2000 et 3000 fr. et une classic streetluge entre 200 et 600 fr.

Hockey subaquatique: au fond de l’eau

Dinah Azagury (32 ans), physiothérapeute, Genève.

«J’ai découvert le hockey sub-aquatique un peu par hasard en surfant sur le Net. Après avoir visionné quelques vidéos, j’ai eu envie d’essayer. A l’issue du premier essai, où j’ai bu deux ou trois fois la tasse, je n’étais pas vraiment convaincue. Sur les conseils de mon entraîneur, j’ai réessayé. Il avait raison, la deuxième fois a été la bonne! Ce qui m’a plu dans ce sport, c’est avant tout le fait d’être intégrée à un groupe de personnes venant de tous les horizons, qui partagent la même envie de jouer et de s’amuser. C’est un sport d’équipe où le plaisir de pratiquer une activité autant ludique que physique l’emporte sur la compétition.»

Dans la grande famille des sports de crosse, le hockey subaquatique n’a que peu de traits communs avec ses frères, qui se jouent sur glace, sur gazon, en salle (rink hockey) ou sur bitume (street hockey). C’est au fond d’une piscine, entre 2 et 4 mètres de profondeur et en apnée, que se pratique le hockey subaquatique. Il met aux prises deux équipes de six joueurs – et joueuses, car ce sport peut être mixte – divisés en deux groupes de trois attaquants et trois défenseurs, auxquels s’ajoutent quatre remplaçants.

Le matériel. Le hockey sub-aquatique n’est pas coûteux. Il suffit de se munir d’un masque, d’un tuba, d’un protège-dents, d’un bonnet type water-polo avec protection pour les oreilles, de palmes, d’un gant et d’une crosse.

Le jeu. Divisé en deux mi-temps de 15 minutes avec une pause de 3 minutes, il consiste à faire progresser au fond de la piscine un palet (ou rondelle) d’environ 1,3 kg en se faisant des passes à l’aide d’une crosse de 22 cm de long. Au milieu des deux extrémités de la surface de jeu, une plaque en acier traité ou inoxydable fait office de but. Celui-ci mesure 3 m de long, 18 cm de haut et 30 cm de large. Une légère pente précède la cuvette où le palet doit tomber pour que le but soit marqué.

www.uwh.ch

Tchoukball: jouer avec l’adversaire

Timothée Pages (21 ans en mars), étudiant en linguistique à l’Université de Berne

«J’ai découvert le tchoukball grâce à une amie, qui m’a proposé de venir à un entraînement du club TB Val-de-Ruz (NE), en 2008. Ce sport m’a plu et j’ai rejoint le Tchoukball Club Neuchâtel (TBCN), dont je suis président depuis 2011. Le tchoukball me permet d’exercer une activité sportive assez physique. C’est aussi un sport très «social» et l’on s’amuse beaucoup dans l’équipe. Les tournois me permettent de rencontrer du monde, de me dépenser et de passer du bon temps. Le tchoukball est aussi un sport qui renforce l’esprit d’équipe, les réflexes, l’observation constante et la stratégie.»

Mélange de volleyball, de handball et de squash, le tchoukball est un sport mixte – sauf au niveau international –, qui met aux prises deux équipes de sept joueurs et joueuses (les tchoukeurs).

Le matériel. Ludique, simple à apprendre, le tchoukball ne requiert pas d’équipement sophistiqué. Il suffit de disposer de deux cadres (sorte de trampolines inclinés) à placer à chaque extrémité d’un terrain de 10 × 20 m et d’une balle de handball. Genouillères et coudières sont néanmoins conseillées. Généralement, il se pratique dans une salle de sport classique, mais des rencontres peuvent avoir lieu sur gazon, sable, terrains extérieurs, et même dans l’eau (watertchouk).

Le jeu. Lors d’une phase de jeu classique, l’équipe qui attaque se fait des passes et tire la balle sur le trampoline. Après que la balle a rebondi, l’autre équipe doit essayer de la rattraper avant qu’elle ne touche le sol. Si elle y parvient, le jeu continue. Dans le cas contraire, l’équipe qui a tiré marque le point. En revanche, si le tir de l’attaquant ne touche pas le cadre, rebondit dans la zone interdite, ou sort du terrain, c’est l’équipe défendante qui marque le point (cela s’appelle un point perdu).

Principe. Inventé par le médecin genevois Hermann Brandt, le tchoukball est un sport où prédominent le fair-play et le plaisir de jouer. Davantage que la victoire, c’est, idéalement, le beau jeu «avec» l’adversaire qui est recherché. Conçu pour pouvoir être pratiqué par tout un chacun, quels que soient l’âge, le sexe ou les capacités physiques, ce sport interdit toute forme d’obstruction et d’agression corporelle.

www.fstb.ch

Kayak-polo: technique et tactique

Benjamin Nowak (22 ans), étudiant en géologie à l’Université de Fribourg.

«J’ai commencé à faire du kayak quand j’étais adolescent. Le kayak-polo était une des disciplines que proposait le Canoë Club Fribourg et je me suis lancé. Je n’ai pas regretté mon choix, car le kayak-polo est un sport varié où ballon, kayak et plaisir de jouer se combinent. Le collectif prime: chaque joueur se met au service de l’équipe, que ce soit en empêchant l’adversaire de manœuvrer pour permettre à ses coéquipiers de placer des attaques, ou en défendant son but.»

Cousin du water-polo, le kayak-polo se joue assis dans une embarcation: le kayak. Celui-ci ne doit pas être confondu avec le canoë, dans lequel le canoéiste est à genoux. Sport autant spectaculaire que rapide, le kayak-polo se joue généralement en piscine, mais des rencontres peuvent être disputées sur un lac, voire un étang. Il oppose deux équipes de cinq poloïstes sur un plan d’eau idéalement de 35 × 23 m. A chaque extrémité se trouve un but de 1,5 × 1 m, surélevé de deux mètres au-dessus de l’eau. Ce qui implique que c’est surtout à l’aide de sa pagaie que le gardien essaie de retenir les tirs adverses. Chaque équipe a droit à trois remplaçants, qui peuvent entrer en jeu à tout moment (un peu comme en hockey sur glace).

Le matériel. Les dimensions du kayak et de la pagaie à deux pales dépendant de la corpulence du joueur, chaque poloïste possède son propre matériel. Sauf le gilet, qui appartient généralement au club. Les joueurs sont encore protégés par un casque muni d’une grille. On trouve des kayaks à partir de 1500 fr. environ, alors qu’il faut compter environ 300 fr. pour la pagaie et une centaine de francs pour un casque.

Les joueurs attaquent en se faisant des passes ou en lançant le ballon devant eux. Ils utilisent leurs mains ou la pagaie et n’ont pas le droit de conserver le ballon plus de cinq secondes. Ce dernier – très similaire à un ballon de water-polo – étant pratiquement toujours en mouvement, les poloïstes doivent allier maîtrise technique et sens tactique. Bien qu’un match ne dure que deux fois dix minutes, les buts marqués – par des tirs effectués de la main ou à l’aide de la pagaie – sont souvent nombreux.












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Jean Pinesi

Rédacteur

Photo:
Jura Tourisme, Florence Gross, SP, Charly Rappo/arkive.ch, Imago, Finn Longwitz
videos:
www.youtube.com
Publication:
lundi 18.02.2013, 14:00 heure

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