Eddie Izzard (50 ans): «L’humour anglais n’existe pas!»

Izzard, vous avez dit Izzard?

Eddie Izzard. Il est l’un des humoristes préférés des Anglo-Saxons, une star outre-Atlantique, plus connu ici depuis qu’il s’est lancé dans le stand-up en français. Son spectacle (en anglais) sera présenté fin avril à Genève.

Force majeure? C’est le titre du nouveau spectacle de cette drôle de bête de scène volubilissime, enfant naturel des Monty Python et des Simpsons.
Sa force majeure à lui, Eddie Izzard, c’est de nous entraîner dans son univers loufoque où Jésus prêche aux dinosaures, où l’homme des cavernes tweete, de revisiter l’Histoire, des croisades à wikipedia, en inventant sa propre cosmogonie, mêlant délire et considérations graves, introversion et élucubrations.
C’est aussi de passer allègrement du cinéma (Ocean’s 12 et 13) au théâtre (Marlowe ou le répertoire contemporain), des séries télé (dont une adaptation de L’île au trésor) à ce que les Américains nomment le «stand up», ces monologues déjantés. Le tout a valu de nombreuses distinctions à ce Britannique né au Yémen voici cinquante ans, connu en outre pour s’habiller en femme. Ce n’est pas tout. Après avoir couru 43 marathons en 51 jours pour une cause humanitaire, il se lance un nouveau défi avec la tournée mammouth qui l’emmènera de la Lettonie à l’Afrique du Sud, en passant par la Suisse…

Coopération. Vous êtes pour nous francophones l’incarnation de l’humour anglais…
Eddie Izzard. Il n’existe pas. Pas plus qu’il n’y a d’humour français ou américain. Je préfère parler d’absurde, de surréalisme. Il y a seulement des formes d’humour grand public avec des thèmes qui résonnent dans chaque pays, comme celles des Monty Python ou des Simpson. Je joue sur un registre alternatif avec des thèmes universels, qui fonctionne en Nouvelle-Zélande comme en France.

De quoi parle votre nouveau spectacle, «Force majeure»?
De Dieu, des éléphants et des montagnes, entre autres. Woody Allen s’est penché pendant dix ou vingt ans sur les relations hommes-femmes à Manhattan. Pour moi, les grands thèmes ont tourné autour de Dieu et des théories pour expliquer l’univers, la philosophie et le sens du monde. Le spectacle aborde aussi les civilisations anciennes, les supermarchés et les fumeurs de pipe, le Seigneur des Anneaux ou des thèmes plus neufs comme le sacrifice humain, le dressage ou l’alchimie… Toutes choses logiques pour un travesti qui fait de la comédie. 

C’est vrai, vous nous avez habitués aux ongles peints et aux habits féminins…
Me travestir est un cadeau génétique, mon héritage naturel: je suis sûr à 99% que c’est dans l’ADN, comme le fait d’être gay ou non.



Votre spectacle vous entraînera en Suisse. Vous connaissez?
J’y suis venu plusieurs fois. Récemment, mes deux semaines de spectacle se sont magnifiquement passées. Ado, je venais skier à Saas-Fee. Je connais aussi Genève. Ça devrait être la plus grande tournée dans l’histoire du comique. Cette année, je pars trois mois pour Berlin, Paris, Genève, Istanbul, etc. avant d’interrompre ma tournée pour mes autres projets – films, séries TV, un pilote (ndlr: concept d’émission) pour NBC, la deuxième partie de L’île au Trésor – et de l’achever en 2014. J’ai aussi décidé d’apprendre l’espagnol et d’améliorer mon allemand pour faire mes prochains spectacles dans d’autres langues. Peut-être aussi l’arabe.

Ça vous laisse peu de temps avant de concrétiser votre rêve de carrière politique?
C’est vrai, plus que six ans et demi comme humoriste avant d’être candidat à la mairie de Londres. Cela dit, je me suis déjà engagé plusieurs fois au côté du parti travailliste, pour l’Europe ou le
mariage gay notamment.Comment faites-vous pour avoir une telle énergie? Le sport?
Quand j’avais 13 ans, je faisais beaucoup de foot et d’athlétisme. J’ai arrêté, avant de recommencer vers 35 ans. Il y a trois ans, quand j’ai parlé de mon projet – courir 43 marathons en 51 jours pour une cause humanitaire – personne n’y a cru. Mais je suis têtu et ça a rapporté beaucoup d’argent à l’association Sport relief. Quand je suis en pleine forme, ça me donne de bonnes idées.

Que faites-vous de votre temps libre?
Je ne lis pas, car je suis dyslexique, mais je vois beaucoup de films. J’aime les films d’action, les documentaires, la science-fiction et les thrillers. Mon frère, qui parle plusieurs langues, m’a fait découvrir Touchez pas au grisbi. Sinon, je peux voir et revoir La grande évasion, Les 7 mercenaires ou Matrix.

Eddie Izzard: «Force majeure» (en anglais), les 25 et 26 avril 2013 à l’Arena de Genève.
Zurich, Hallenstadion, le 27 avril

www.eddieizzard.com

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Veronica Aldazabal
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lundi 25.03.2013, 00:00 heure

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