Des jardins au cœur de la ville: ici, le Stadiongarten, à l’emplacement jadis occupé par le stade de football du Hardturm à Zurich.

Jardins urbains: légumes en pot

Des terrains vagues transformés en jardin? Ce n’est pas une utopie, bien que la solution la plus fréquente pour jardiner en ville soit le balcon.

Le printemps semble enfin vouloir s’installer. Arbres et buissons fleurissent, les prairies ont retrouvé leur vert tendre et les propriétaires de jardins passent de nouveau des heures courbés sur leurs platebandes. Même dans des endroits inattendus, on plante, sème et sarcle à qui mieux mieux. Ces dernières années, des jardins communautaires sont apparus sur des terrains vagues dans certaines villes suisses. Par exemple au Stadiongarten, à Zurich, et au Landhof, à Bâle – deux anciens terrains de football. Et ça bouge aussi dans le cadre privé: légumes, herbes et petits fruits poussent sur les balcons, sur les toits en terrasse et dans les arrière-cours.

Dans le New York des années 1970 déjà, des terrains vagues ont été transformés en jardins communautaires. Mais ce n’est que ces dix dernières années que la mode du jardinage urbain (Urban Gardening) s’est répandue dans le monde entier. Dans un monde dominé par la technologie et de plus en plus urbanisé, les citadins réclament davantage de verdure dans le gris béton des villes. En Suisse toutefois, ce mouvement a mis un peu plus de temps qu’ailleurs pour s’imposer.

Cultiver des herbes aromatiques sur le bord de la fenêtre ou faire pousser quelques plants de tomates sur le balcon étaient déjà très courants. Ce qui est nouveau en revanche, c’est d’y voir mûrir fraises, colraves, pommes de terre, courgettes ou poivrons. «Ce n’est pas tellement l’idée de l’auto-approvisionnement qui prime, mais plutôt le besoin de cultiver soi-même. Les gens veulent voir de leurs yeux comment poussent les légumes», explique Gudrun Ongania. Cette ancienne conseillère en entreprise propose aujourd’hui des cours de base pour jardiniers de balcon. «J’ai remarqué par exemple que beaucoup de gens pensaient que les colraves poussaient sous terre.» Cela fait une année que la Schwyzoise se consacre au jardinage en ville, transformant son hobby en gagne-pain. Sous le nom de «Veg and the City», elle exploite une boutique en ligne d’accessoires de jardinage, à côté de ses cours.

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Les gens veulent voir de leurs yeux pousser leurs propres légumes sur le balcon.»

Gundrun Ongani, qui donne des cours pour jardiniers de balcon

Aux néophytes, Gudrun Ongania conseille de commencer avec des salades ou des radis. «Les plus simples à cultiver sont la salade à tondre et les herbes aromatiques comme l’origan, le thym ou la ciboulette.»

Et la tomate? «C’est déjà plus délicat. Les tomates ont besoin de six à huit heures de soleil par jour et d’un pot suffisamment grand. En plus, elles n’aiment pas trop la pluie. L’édrageonnage, soit la suppression des brins latéraux inutiles, est aussi très important.»

Sur son balcon, Gudrun Ongania fait pousser diverses variétés de tomates, des haricots nains ou à rames et des capucines. Que conseille-t-elle à ceux dont le balcon n’est exposé que deux ou trois heures par jour au soleil? «Ils peuvent se tourner vers les légumes-feuilles comme la salade, l’épinard ou la côte de bette. La menthe aussi réussit très bien à l’ombre.»

Ce qui est fondamental, c’est de respecter la capacité de charge du balcon, de veiller à ce que les bacs soient pourvus d’un trou d’évacuation et à ce que les plantes ne soient pas inondées. Pour arroser, il faut attendre que les trois premiers centimètres de terre soient secs.

Pour l’engrais aussi, il y a des règles: les plantes comme les courgettes, les tomates et les poivrons doivent recevoir de l’engrais une fois par mois, alors que les herbes aromatiques ne doivent si possible pas en recevoir du tout.

Balcons verts, oasis de légumes frais

De simples caisses en bois peuvent suffire pour jardiner.

Même sur un espace réduit on peut cultiver ses propres légumes. Il suffit d’un peu de terre, d’un bac, de graines ou de plantons.

Avec l’arrivée du printemps, le moment est propice pour jardiner sur son balcon ou sa terrasse. Pas besoin de grand-chose pour faire pousser ses propres légumes: des bacs à fleurs, de la terre et des graines ou des plantons.

Vous trouverez tout le nécessaire dans les filiales de Coop brico+loisirs, comme par exemple le terreau sans tourbe Oecoplan pour plantes aromatiques, tomates et légumes, des bacs en terre cuite ou en plastique et un grand choix de semences et de plantons de culture biologique.

On y trouvera en particulier des plantons de légumes Pro Specie Rara (voir ci-dessous). Le choix comprend en tout 23 anciennes variétés redécouvertes, comme la Petite Rouge de Bâle, variété un peu plus grosse de tomate cerise, la tomate dentelée ou le poivron Corno Di Bue Rosso. Les plantons Pro Specie Rara comprennent encore d’autres sortes de légumes: concombres, courgettes, betteraves rouges, laitues à feuilles de chêne, céleris-pommes, colraves ou côtes de bette. Ils proviennent à 100% de Suisse.

www.coop.ch/bricoetloisirs

Pro Specie Rara: pour la sauvegarde de la diversité

Depuis sa fondation en 1982, Pro Specie Rara s’engage pour la sauvegarde de plantes cultivées et d’animaux de rente traditionnels. Il s’agit de la plus grande fondation de ce type en Europe. Elle propose en Suisse des jardins d’exposition, des fermes pédagogiques, des parcs animaliers et des marchés de plants.

Coop soutient la fondation depuis 1999. Depuis 2003, ce partenariat s’inscrit dans le cadre du Fonds Coop pour le développement durable. Coop peut ainsi proposer divers produits Pro Specie Rara dans son assortiment, par exemple des anciennes variétés de tomates et de pommes de terre. Elles témoignent de la richesse de la nature et enrichissent nos cuisines et jardins de formes, de couleurs et de saveurs intenses.

www.coop.ch/prospecierara

Nicole Hättenschwiler
Photo:
Christian Lanz, Stöh Grünig
Publication:
lundi 29.04.2013, 09:00 heure