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Kirikou apprend à jouer de la flûte dans un esprit d’apaisement.

Un jeune Touareg égaré est endormi dans ses habits bleus. Kirikou vient à son aide.

Karaba la sorcière a endormi la maman de Kirikou.

Les contes de la griotte (à g.) plairont-ils à Karaba?




Les femmes du village vont refaire le toit de Karaba.

Kirikou revient au cinéma

Dessin animé. Kirikou, le petit garçon courageux et malin du réalisateur Michel Ocelot, est de retour. Grâce à un enfant Touareg, il a envie d’apprendre une nouvelle langue.

Michel Ocelot (68 ans): «Comme Kirikou, on ne me la fait pas!»

Michel Ocelot (68 ans): «Comme Kirikou, on ne me la fait pas!»
Michel Ocelot (68 ans): «Comme Kirikou, on ne me la fait pas!»

Quatorze ans après la sortie au cinéma de Kirikou et la sorcière, inspiré d’un conte de l’Afrique de l’Ouest, le petit garçon au pas de course aussi rapide que son audace et son cœur sont grands revient dans un troisième dessin animé, Kirikou et les hommes et les femmes.

Curieux, imaginatif et courageux, Kirikou apporte à nouveau son aide aux villageois. Pour la première fois, un garçon blanc apparaît dans l’une des cinq histoires  de ce volet. C’est un Touareg. En l’apercevant, avec la peau blanche et des vêtements bleus, les enfants du village de Kirikou en ont peur. «Il doit être très malade.» «C’est le garçon incolore.» «Pourquoi met-il son corps dans une prison?» Un rejet de cinéma, malheureusement proche de la réalité: «Je ne le savais pas, mais c’est en train de se passer. Des pays noirs combattent les Touareg et ça passe par des violences extrêmes», regrette le réalisateur Michel Ocelot. Kirikou est le seul à entrer en contact avec le jeune Touareg, qui parle tamacheq. «Je pense que cette histoire est juste parce qu’on voit arriver le racisme très naturellement, comme on le voit repartir très naturellement. Entre individus, je suis sûr qu’on peut s’entendre. S’il s’agit de groupements politiques ou de religions, je ne sais pas quoi faire.»

Pour se faire comprendre, le garçon Touareg dessine son histoire sur le sable. Il s’est égaré à cause d’une tempête. Commence alors une amitié, encouragée par la maman de Kirikou, qui parle un peu le tamacheq. «Je ne pensais pas utiliser plusieurs langues dans Kirikou, ça m’est tombé dessus. Je fais l’éloge du bilinguisme car je pense qu’il est nécessaire d’y arriver. Pour la Suisse, cela va souvent jusqu’au trilinguisme, une réussite que j’admire et que je jalouse», indique Michel Ocelot. La Suisse fait partie de la vie de ce défenseur des minorités. Ce Français a passé son école primaire à Conakry, en Guinée, avec ses deux frères et sa sœur, et ses parents enseignants. «Une amie de la famille vivait au bord du Léman. Nous étions sûrement les seules personnes du continent africain à recevoir un calendrier de l’Avent juste avant le 1er décembre et du chocolat suisse à chacun de nos anniversaires», sourit-il.  Son attachement à la Suisse est aussi lié à l’art. Grand amateur des découpages tels qu’on en trouve dans le Pays-d’Enhaut, il fait apparaître des silhouettes noires ciselées dans plusieurs de ses œuvres. Il aime les découpages naïfs, «pas trop virtuoses».

Michel Ocelot a beaucoup lu lorsqu’il était enfant. «Je ne supportais pas les contes pour bébés débiles. J’ai été révolté par la version Grimm du Petit Chaperon rouge. Il ne faut pas se payer ma tête.» Kirikou est Michel Ocelot!  Il est fier du succès de Kirikou. «Plus personne en France, en Suisse ou en Belgique ne peut avoir aujourd’hui de rejet face à un bébé très brun. C’est un acquis qui me plaît. Tout le monde s’est identifié à cet enfant, à ce village. Des gens de tous les âges et de tous les pays m’ont demandé de continuer avec Kirikou. J’ai fini par craquer.»

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Joëlle Challandes

Rédactrice

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lundi 08.10.2012, 12:01 heure

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