Les truites bio sont au frais

Il y a pisciculture et pisciculture… Francois Geiger, responsable de Bio Fish Valley SA, dans le Val-de-Travers (NE), ne jure que par le bio.

Vous voulez connaître la différence qu’il y a entre une truite de pisciculture conventionnelle et une truite bio? Alors achetez une truite d’élevage conventionnel dans un commerce quelconque et apportez-la moi», avait demandé François Geiger au téléphone. Ce que nous avons fait avant de nous rendre à Môtiers, dans le Val-de-Travers (NE).
A première vue, l’exploitation Bio Fish Vallez SA n’est pas différente des piscicultures classiques. Sauf qu’ici, les bassins où vivent les truites ne sont pas bétonnés, les bords sont en bois et le fond est composé de marne et de gravier.
On pourrait presque croire que ce sont des bras de l’Areuse, la rivière qui traverse le district et dans laquelle est prélevée, puis restituée, l’eau qui alimente les bassins de l’exploitation.

Comme un poisson dans l’eau: François Geiger dans sa pisciculture bio du Val-de-Travers.

«Alors, vous l’avez, cette truite d’élevage conventionnel?», insiste le pisciculteur en prenant un poisson de son élevage bio. Oui. Et la différence entre les deux individus est manifeste: la truite d’élevage conventionnel a des nageoires tailladées et un museau un peu raboté. «Ça vient des parois en béton et de la forte concentration de poissons élevés en bassins conventionnels. Par faute de place, ils se mordent entre eux», explique François Geiger.
Le règlement de Bio Suisse stipule que les truites bio doivent avoir vécu au moins dix-huit mois dans des conditions adaptées à l’espèce avant d’être commercialisées. Dans les piscicultures conventionnelles, les poissons finissent dans la poêle au bout de seulement huit mois.

Julien Wyss est le premier en Suisse à effectuer un apprentissage de pisciculteur.

Tandis que nous parlons, les truites bio nagent dans l’onde fraîche qui, même au plus fort de l’été caniculaire de 2003, n’a pas dépassé 16° C. «L’eau froide est un gage de saveur de la chair du poisson, mais elle a aussi le pouvoir de prévenir les maladies», affirme le pisciculteur. Le régime de ses truites est composé d’aliments bio à base de céréales et de sous-produits de la transformation de poisson.
En matière d’espace, le règlement des élevages bio n’autorise que 20 kg de poisson par m3 d’eau alors que les piscicultures conventionnelles en autorisent jusqu’à 100! Bonjour les morsures! «Il faut les aimer, les poissons, bien connaître leur nature et veiller à leur bien-être, sinon l’élevage bio ne fonctionne pas», souligne le patron. Ses truites se portent à merveille. Cette année, son objectif est d’en produire 40 tonnes qu’il vendra en grande partie à Coop.
Aux yeux du pisciculteur neuchâtelois, les poissons indigènes sont l’avenir de la consommation de proximité. Il a commencé à faire des essais avec la truite fario, truite de rivière indigène, et l’omble chevalier indigène. «La perfection ne sera atteinte que lorsque les poissons indigènes composeront la majorité de la production dans mes installations.»

Les truites bio sont pêchées après dix-huit mois.

Elevages bio

Pour la protection des mers

Chez Coop, les poissons et crevettes provenant d’élevages biologiques contrôlés arborent tous le bourgeon de Bio Suisse. Celui-ci garantit un élevage écologique et respectueux des animaux. Les poissons vivent dans des étangs naturels, des bassins traversés par une eau courante ou dans des filets en pleine mer. Du fait de la faible densité de population, ils disposent d’une place suffisante. Cela permet aussi de prévenir le risque de maladies. Ils sont nourris avec des aliments bio (sans OGM), c’est-à-dire avec des céréales bio et avec des protéines et huiles de poisson issues de sous-produits de la transformation de poissons. Il est interdit de leur administrer des médicaments, hormones et autres activateurs de croissance.
Quelque 51,6% des poissons sauvages vendus par Coop sont conformes à la norme MSC; 34,9% des poissons d’élevage satisfont aux directives de Bio Suisse; 39,9% des poissons et fruits de mer sont issus d’une production durable certifiée; 98,2 % de l’assortiment de poissons et fruits de mer sont issus de sources durables. Ce chiffre comprend les poissons et fruits de mer certifiés et ceux dont l’origine n’est pas classée en dessous du niveau jaune (acceptable) dans le barème du guide d’achat du WWF. Avec un assortiment de 45 produits, Coop dispose du plus gros assortiment de poissons et crustacés bio au monde.

www.coop.ch/poisson

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Franz Bamert

Rédacteur

Photo:
Charly Rappo / Arkive.ch
Publication:
lundi 13.05.2013, 10:25 heure

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