Palmiers à Brissago, au bord du lac Majeur. De nombreux retraités alémaniques partent vivre au Tessin.

Vers le Tessin

Le Tessin est une destination privilégiée pour les Suisses alémaniques qui souhaitent vivre leur retraite au sud. Nous avons demandé à cinq d’entre eux si le rêve de leur vie s’était réalisé. Voici cinq témoignages.

Nom: Linette Mazenauer-Helbling (73 ans)
Etat civil: mariée
Profession: femme au foyer et collaboratrice dans la droguerie de son mari
Vit à: Muralto, depuis mai 2009
Vient de: Zizers (GR)

    Pourquoi êtes-vous parti(e)?
    «Pour des raisons de climat et de santé: mon mari souffre de polyarthrite.»

    Vous sentez-vous bien au Tessin? Bien accepté(e)?
    «On se sent bien ici. On est bien intégrés. On a été bien accueillis dans le club suisse allemand et on s’est fait plein d’amis. Dans les administrations, les commerces, les restaurants, on arrive bien à se faire comprendre. Les Tessinois apprécient lorsqu’on entame la conversation en italien.»

    Qu’est-ce qui vous manque de la Suisse alémanique?
    «L’Opéra de Zurich, les films avec des sous-titrages en allemand: nos connaissances en italien sont parfois insuffisantes.»

    Est-ce que vos habitudes alimentaires ont changé?
    «Oui, on mange de plus en plus méditerranéen, des spécialités locales comme le coniglio, la polenta, le risotto, les pâtes ou les olives. On adore les bruschette avec un verre de vin. Et on ne se refuse pas un petit café corretto à la fin du repas.»

    Vous êtes plutôt bière ou plutôt vin?
    «Vin.»

    Nom: Jean-Pierre von Arx (74 ans)
    Etat civil: marié
    Profession: vendeur (pendant quarante ans chez Coop, à des fonctions différentes)
    Vit à: Locarno, depuis sa retraite en 2001
    Vient de: Wangen bei Olten (SO)

      Pourquoi êtes-vous parti(e)?
      «Ma femme et moi étions à la recherche d’une jolie localité au bord d’un lac ou de la mer avec un climat doux.»

      Vous sentez-vous bien au Tessin? Bien accepté(e)?
      «Je me suis bien intégré au Tessin, surtout dans le club suisse allemand de Locarno où je dirige la chorale Cantiamo Insieme et dans l’Associazione svizzera musica popolare (ASMP) où je joue dans deux formations musicales. Ma femme Alma se sent aussi à la maison ici.»

      Qu’est-ce qui vous manque de la Suisse alémanique?
      «La famille (enfants et petits-enfants) et les amis de longue date.»

      Est-ce que vos habitudes alimentaires ont changé?
      «Oui, on mange beaucoup plus de pâtes. Et on aime bien boire un bon merlot ou une grappa locale.»

      Vous êtes plutôt bière ou plutôt vin?
      «S’il n’y a pas de vin, volontiers une bière!»

       

      Nom: Margrit ou Margherita Radner-Scherer
      Age: 66 ans
      Statut familial: veuve depuis 7 ans
      Profession: professeur de couture, puis réceptionniste d'hôtel après des séjours à l'étranger
      Vit à: Gordola
      Depuis: 1985
      Originaire de: Soleure

      Pourquoi avez-vous choisi de partir dans le Tessin?
      «Mon époux, originaire de Francfort sur le Main, n'était pas épanoui à Soleure. Il était très créatif, moi aussi un peu, et avait besoin d'un environnement qui l'inspirait.  Nous l'avons trouvé au Tessin, après un mois de vacances dans un appartement situé à Brè s/Lugano.»

      Quelle alternative avez-vous envisagée?
      «Le sud de la France.»

      Est-ce que vous vous sentez bien et acceptée?
      «Je me sens très bien ici et acceptée par les Tessinois. Quand nous sommes arrivés, j'ai tout d'abord effectué la livraison des repas pour Pro Senectute à Gordola et dans les environs. C'était une excellente opportunité pour aller au contact des Tessinois, car je faisais quelque chose de bien pour la communauté. Le club de gymnastique m'a aussi permis de faire des rencontres. Par la suite, j'ai également donné des cours de patchwork qui m'ont même emmenée jusqu'à Sonogno, le dernier village du Val Verzasca.»

      Qu'est-ce qui vous manque le plus de votre vie en Suisse alémanique?
      «Quelques amis rencontrés à l'école.»

      Avez-vous aussi changé vos habitudes alimentaires?
      «Pas vraiment. J'ai toujours aimé essayer de nouvelles choses, acheter de nouveaux produits ou tester de nouvelles recettes. J'ai toujours besoin d'invités comme cobayes.»

      Vous êtes plutôt bière ou vin?
      «Vin.»


      Nom: Rolf Gamma
      Age: 75 ans
      Statut familial: marié
      Profession (anciennement): chef du personnel les trois dernières années avant sa retraite
      Vit à: Brissago
      Depuis:2001
      Originaire de: Schattdorf (UR)

      Pourquoi avez-vous choisi de partir dans le Tessin?
      «Parce qu'en tant qu'Uranais pince-sans-rire, j'ai toujours été fasciné par le Tessin.»

      Quelle alternative avez-vous envisagée?
      «L'arc lémanique, tout au plus.»

      Est-ce que vous vous sentez bien et accepté?
      «Oui, complètement. Dans le Tessin, les Suisses allemands sont d'autant plus appréciés lorsqu'ils se donnent la peine de partager leurs quelques mots d'italiens avec leur interlocuteur. Ce qui m'agace, c'est lorsqu'on se promène et qu'on est salué en allemand, comme si on était encore en Suisse alémanique. Face à ce genre de personnes arrogantes et irrespectueuses, je réponds tout au plus "bon di", une salutation très locale, ce qui les laisse souvent sans voix.»

      Qu'est-ce qui vous manque le plus de votre vie en Suisse alémanique?
      «Rien de fondamental. J'aime le Tessin et je ne veux rien dire de blessant, mais de temps en temps, il m'arrive de constater que les administrations peuvent nous donner l'impression d'habiter dans une république bananière. Mais lorsqu'on sait se défendre, on arrive finalement à faire entendre ses droits. Quelquefois, il faut simplement faire preuve de patience, comme les sudistes, et reconnaître que le Tessin est aussi près de l'Italie que du reste de la Suisse.»

      Avez-vous aussi changé vos habitudes alimentaires?
      «Ce qui a changé, c'est que ma femme et moi allons manger à l'extérieur deux fois par semaine. Nous connaissons donc tous les temples culinaires de la région locarnaise et de la frontière italienne et pouvons mieux les juger.»

      Vous êtes plutôt bière ou vin?
      «Vin.»

      Nom: Lisbeth Eller van Ligten
      Age: 70 ans
      Statut familial: mariée
      Profession (anciennement): assistante sociale diplômée et thérapeute d'animation
      Minusio
      Depuis: 2000
      Originaire de: Gurtnellen (Uri), trois dernières années à Detroit (Michigan)

      Pourquoi avez-vous choisi de partir dans le Tessin?
      «Parce que j'avais envie de découvrir une nouvelle langue et une nouvelle culture.»

      Quelle alternative avez-vous envisagée?
      «Rester aux Etats-Unis.»

      Est-ce que vous vous sentez bien et acceptée?
      «Oui. L'essentiel pour se faire accepter est de parler la langue.»

      Qu'est-ce qui vous manque le plus de votre vie en Suisse alémanique?
      «L'université des seniors, les manifestations culturelles et mes amis de longue date.»

      Avez-vous aussi changé vos habitudes alimentaires?
      «Non.»

      Vous êtes plutôt bière ou vin?
      «Si je dois choisir, alors du vin.»

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      Stefan Fehlmann

      Rédacteur

      Photo:
      Annick Romanski, Keystone
      Publication:
      lundi 23.07.2012, 16:08 heure

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