Archives des vidéos de présentation du journal en 2018

Thierry Délèze, rédacteur en chef

Gourmandises estivales

Ah la volupté d’une glace en été! Symbole de gourmandise, la crème glacée, communément appelée glace, n’a pas son pareil pour évoquer des moments agréables, où le temps paraît comme suspendu. Manger une glace, c’est se faire plaisir. Elle est aussi associée aux premiers souvenirs de l’enfance et des vacances. Il y avait la fusée, un modèle culte qui traverse les générations et reste, aujourd’hui encore, un incontournable. Puis les années cornets glacés, moka par exemple (à ne pas confondre avec la tendance née sur Instagram du cône café, consistant à servir du café dans un cornet prévu initialement pour la glace, pour ceux qui n’arrivent pas à se décider entre les deux!). Sans parler des glaces de table, au dessert, souvent d’une délicieuse indécence, à l’image de la coupe Danemark, dont la hauteur souvent vous chatouille le menton... Regardez un enfant essayant de se décider devant le choix du marchand de glaces... Quelle épreuve pour lui! Et quel instant de bonheur en même temps!
Nous vous proposons dans ce numéro un Zoom glacé mais pas glacial, des origines de cet entremets jusqu’aux glaces artisanales les plus tendance. Si les parfums traditionnels restent les préférés des Suisses, vanille en tête, des saveurs nouvelles s’invitent de plus en plus dans nos palais, et les goûts varient selon les régions linguistiques (lire le Zoom). «Voilà l’été, enfin l’été!» chantent les Négresses Vertes. A la veille du début de la belle saison, une glace ne peut vous faire que du bien!

Daniel Fazan, écrivain

La douceur

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On en rêve, tout le temps, à chaque instant. Mais que veut le monde? Des câlins, de la douceur dans le linge, les lingettes, la peau voluptueuse de tendresse et mille autres douceurs, chocolatées ou non. Je n’aime pas qu’on me touche, voilà le paradoxe, une antithèse immédiatement annoncée. Je veux du doux partout, dans les plats et les mots, les fringues même moches, du doux pour m’aider à ne pas régresser vers ce qui fut austère et râpeux. La douceur d’une couette, d’un moteur qui ne hurle pas au-delà de soixante à l’heure. La douceur respectueuse, mais avec un brin de vinaigre pour vivifier le propos. Rien de lénifiant ou d’émollient à tout va, la douceur bien appliquée. L’autre jour une amie arrive avec un t-shirt criblé de trous de balles. «C’est tendance et c’est doux.» Je comprends tous les paradoxes, du moins, je m’y conforme. La rédaction ne m’interdira pas ma sublime provocation: j’aime Zazie. Une chatte au poil si doux que l’angora paraît vulgaire. Sa face est un revitalisant textile et cérébrile, pour peu que ce mot passe au travers du tamis des correcteurs. La douceur y est incarnée. En animal. Pour les humains, je cherche encore, mais pas touche!

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Publication:
lundi 18.06.2018, 12:46 heure

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