Thierry Délèze, rédacteur en chef

Le lait de foin, les vertus du naturel  

Depuis toujours ou presque, l’être humain entretient une étroite relation avec le lait. A commencer par le lait maternel, bien sûr. Personnellement, je consomme aujourd’hui surtout du lait pour compléter mon muesli, davantage que comme boisson, même si j’avoue un faible pour les laits frappés (un milkshake banane, quel bonheur!). Je me souviens aussi qu’enfant, je raffolais des laits grenadine et du «chocolait» que l’on buvait en quelques secondes, paille aux lèvres, les mercredis après-midi avec les copains à la maison, le plus rapide ayant le droit d’en boire un second... On attribue également au lait de nombreuses vertus, où vérités, mythes et légendes s’entremêlent volontiers. Ainsi, le lait symbole de beauté et de pureté, à l’image de Cléopâtre et ses bains au lait d’ânesse. Le lait a des qualités, c’est indiscutable, à commencer par son apport en protéines, graisse et hydrates de carbone. Le lait et ses dérivés (produits laitiers) nous permettent, en outre, de couvrir l’essentiel de nos besoins en calcium.

En Suisse, le lait occupe une place centrale, l’économie laitière étant le secteur le plus important de l’agriculture du pays. Nous vous emmenons dans ce numéro à la «source» du lait, plus précisément chez une famille paysanne où la quatrième génération perpétue la tradition du lait de foin avec des vaches nourries et élevées de manière traditionnelle, aux pâturages l’été et au foin séché naturellement l’hiver. Une méthode où la qualité prime sur la quantité (Lisez notre Zoom ici).

Daniel Fazan, écrivain

Dimanche n’existe plus

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Les retraités le savent bien, le dimanche c’est quand la Coop est fermée. C’est la réalité de notre agenda perdu. L’air du jour sert à définir ce jour de semaine de vieux. Mais les jeunes utilisent leur dimanche à récupérer des folies du samedi et sont prompts à savoir quel jour ils vivent. Une fois dans la rue un homme qui me paraissait égaré dans la ville me dit: Oserais-je vous demander quelque chose d’important? Quel jour sommes-nous? Mardi. Oh merci monsieur, vous m’avez sauvé et… il s’est sauvé.

J’y pense souvent depuis. Un homme presque jeune qui ne se situe plus dans la semaine, dans quel lieu se situe-t-il? A-t-il perdu le sens, le nord, sa terrible réalité? Un jour, fût-il jeudi ou mardi, est-ce futile? Un jour est un nom de baptême qui change le lendemain.

Et il change souvent, ainsi que le mois et l’année. On doit y prendre garde comme si c’était important. Mais ça ne l’est pas. Le jour, c’est l’aube, le midi, le crépuscule ou la nuit. Peu importe son prénom. On l’aime comme il est. Vendredimanche.

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Publication:
lundi 09.04.2018, 12:46 heure

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