Archives des vidéos de présentation du journal en 2018

Thierry Délèze, rédacteur en chef

La pique-nique attitude

Le pique-nique, c’est beau parce que c’est simple. S’arrêter, profiter de la nature, boire, manger, faire la sieste (crapuleuse ou non), se retrouver, soi-même ou à deux, ou à plusieurs. Parce que pique-nique dit aussi convivialité. Ça paraît tellement évident. Mais en même temps, à quand remonte votre dernier «déjeuner sur l’herbe»? D’abord réservé à une élite, le pique-nique se démocratise pour vivre son âge d’or au XIXe siècle. Il représente un bol d’air frais face au développement de l’industrialisation et de la vie urbaine. Plus proche de nous, dans son délicieux texte sur la Venoge, Jean Villard-Gilles écrit que, «outre ses visions de Colorado, en plus modeste évidemment, la Venoge offre aussi des coins charmants, des replats pour le pique-nique». Nous le prenons presque au mot et vous emmenons cette semaine pique-niquer. Presque au mot, car ce n’est pas au bord de la Venoge, mais dans le vallon de l’Aubonne, un peu plus à l’ouest, que notre couverture s’est posée. Nous y avons suivi Valeria et Balmin, un jeune couple de la région, amateurs de plein air et de copieux casse-croûtes en tête à tête. Deux jeunes à la pique-nique attitude, qui nous montrent comment s’organiser, trouver les bons endroits. Bref, comment pique-niquer malin (à lire ici).
Le pique-nique se décline aujourd’hui sous toutes les formes, y compris en version géante, comme à Trogen, dans la verte Appenzell, où se tient début juin le «Bignik», un pique-nique d’un autre genre, artistique et rassembleur (www.bignik.ch).
A vos assiettes et corbeilles!

Emmanuelle Peter, cheffe de production

Modernité

http://www.cooperation.ch/opinions_1820 opinions_1820

Il y a des œuvres qui sont d’abord violemment critiquées avant de devenir des... chefs-d’œuvre. Ce fut le cas du Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet (1832−1883). Cette huile sur toile géante (208 × 264 cm), que l’on peut admirer au musée d’Orsay à Paris, a été exposée au Salon des Refusés en 1863. Deux femmes, et deux hommes pique-niquent dans un sous-bois. Enorme scandale! L’une des femmes est nue, assise face aux hommes, eux... en costume. Le tableau est jugé «obscène»; des vêtements au sol, une corbeille de fruits renversée symboliseraient l’acte sexuel consommé. La femme nue, Victorine Meurent, aussi représentée sur le sulfureux Olympia (1863), est l’un des modèles préférés du peintre. Transgression des bienséances à travers cette figure impudique et provocatrice défiant le regard du spectateur, qui contemple une scène de la vie ordinaire. Et transgression des codes artistiques de l’époque. «Cette chair ferme modelée à grands pans de lumière», commentait Emile Zola. Jeux de contrastes, couleurs chatoyantes. Manet rompt avec l’académisme et tend vers la technique impressionniste. Un affranchissement qui lui valut le titre de «Père de la modernité».

Ah ce bircher!
(…) C’est du bonheur, le bircher! Je n’ai pas 150 ans comme cette fameuse découverte du Dr Bircher, mais à 73 ans j’apprécie toujours le bircher amélioré avec quelques fruits du Valais si possible. Merci de votre article qui me donne de la bonne humeur! Merci d’y contribuer.

Jean-Pierre R., à propos de l’Editorial et du Zoom sur le «Petit-déjeuner» (N° 14), par e-mail

Quelle politesse, l’humour…
Mes articles préférés? L’«éditorial» et la «chronique» de Daniel Fazan. A propos: «L’humour est la politesse du désespoir» (N° 17) date du XVIIe siècle, cette intemporelle maxime de La Rochefoucauld, dont Chris Marker se sera inspiré...

Marianne K., par e-mail


Avec vous, de bonne humeur
Je tiens vraiment à vous faire tous mes compliments pour ce journal très intéressant – et plus particulièrement dans ce numéro Spécial Italie (N° 18), pour l’éditorial de M. Délèze. Vos mots sont pleins d’enthousiasme et d’optimisme et après les avoir lus ce matin dans le métro qui m’amène au travail, je suis de bonne humeur. Je suis Italienne et en Suisse depuis quelques années, et le journal et les sujets qu’il traite sont pour moi très intéressants, car à travers eux je découvre la Suisse et ses facettes.

Il m’est déjà arrivé de tester des excursions, des activités et des recettes de cuisine parmi celles que vous proposez. Cela fait un moment que je voulais vous écrire pour vous féliciter de votre travail, mais quelle meilleure occasion qu’aujourd’hui: le sujet de cette semaine est l’Italie, mon pays! Je n’ai pas encore lu tous les articles, mais je viens de lire l’éditorial: vous avez fait une description très précise, loin des clichés que les étrangers ont d’habitude de l’Italie (…) Merci.

Enrica C., par e-mail

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Publication:
lundi 14.05.2018, 12:46 heure

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