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«Je vois le Léman, je respire»

Vous l’entendez sur Couleur 3 et sur RSR La Première. Entretien avec Valérie Paccaud, une femme pétrie de talent et d’humour. Et Vaudoise de surcroît! Réagissez à ses vaudoiseries, laissez un commentaire!

Coopération. Que représente pour vous le canton de Vaud?
Valérie Paccaud.  
La statue du major Davel, sur la place du Château. Enfant, je le voyais comme le héros qui nous a sauvés des Suisses allemands. Ce qu’on nous apprend à l’école, quoi.

Mais il y a laissé sa tête...
Sa tête a été recollée. En tout cas, sur la statue, il ne l’a pas sous le bras! (Rires) Cette statue est la première image qui me vient à l’esprit quand on parle du canton de Vaud. Ensuite, c’est l’accent et ce côté un peu carré, cette lenteur vaudoise... On peut dire les mêmes choses que les Français, mais avec l’accent vaudois, ça a l’air d’être beaucoup plus définitif: «Pis c’est comme ça, pis c’est pas autrement» (assène-t-elle avec l’accent).

Ce qui vous séduit le plus dans ce grand canton?
Lausanne, le lac, les montagnes… J’adore aller en week-end en Valais mais au retour, dès que j’aperçois le bout du Léman, je respire. Je suis de nouveau chez moi. Plus je vieillis, plus je me rends compte que je suis d’ici. Nous ne sommes peut-être pas aussi accueillants que les Valaisans ou les Jurassiens mais une fois que l’on est installé, j’ai l’impression que c’est pour longtemps. Le Vaudois, comme tout Suisse, est lent mais quand il a donné son amitié, c’est pour la vie.

Des spécialités culinaires vaudoises qui vous font craquer?
(En chuchotant)
Il n’y en a pas tellement. Je mange peut-être une fois par année le papet vaudois, mais ce n’est pas mon truc. Quant à la fondue, je n’aime que la fribourgeoise au vacherin avec des pommes de terre. J’aime bien aussi la raclette – ma mère est Valaisanne –, la tomme vaudoise et le vin rouge. En revanche, je n’aime pas du tout le vin blanc. Vous voyez, je ne suis vraiment pas une bonne Suissesse!

Si vous deviez définir le Vaudois type en quelques mots?
Alors là… Comment définir le Vaudois? C’est le gars qui est toujours déçu en bien. Il est un peu rugueux au premier abord (elle hésite)

Mais cœur tendre?
C’est un peu ça, oui.

Existe-t-il un humour typiquement vaudois?
Oui, il y a des gags que l’on doit raconter avec l’accent. On s’y moque un peu du Vaudois qui sort de sa campagne, découvre les choses de la ville et se retrouve dépassé par les événements. Mais je pense que ça s’inscrit plus largement dans un humour suisse. «Les caissières», par exemple (ndlr: chroniques humoristiques qui passaient sur Couleur 3), sont invendables en France, parce que ce sont les accents qui nous font rire aussi.

Quel genre d’humour vous fait rire?
J’apprécie beaucoup les Anglais. J’aime l’humour dans tous les moments de la vie et je trouve que ce peuple a le sens de l’humour et de la dérision jusque dans les petites phrases du quotidien. Je suis fan aussi d’Edouard Baer, j’adorais François Silvant, qui savait imiter plusieurs accents sans cloisonner ses personnages dans des régions spécifiques. J’aime les vieux films français comme Un éléphant ça trompe énormément, ou On ira tous au paradis, ou encore la série anglaise Little Britain, de la BBC. En fait, je suis assez large dans mes goûts.

Vous animez une émission quotidienne de trois heures sur Couleur 3 («El Blablo») et vous êtes de l’équipe de La Soupe (une heure et demie le dimanche matin): vous trouvez encore le temps de rire?
Dans ce travail, on est toujours en ébullition. Chaque fois que j’ai une idée, je la note sur un calepin. Chez moi, il y a plein de notes un peu partout, c’est un véritable capharnaüm. Ça ne s’arrête jamais, mais en même temps, je me marre. D’ailleurs, je rigole beaucoup à l’antenne, ce qui a le don d’en exaspérer certains. D’autres disent que j’ai un rire communicatif. Ce qui est sûr, c’est que je ne fais jamais semblant de rire. J’ai cette chance – je ne sais pas jusqu’à quand ça va durer – de travailler dans un milieu où je m’amuse. Mais aussi où je ne compte pas mes heures.

Vous vous dédiez à l’humour, avez-vous encore du temps pour l’amour?
Je n’ai pas très envie de parler de ma vie privée. J’ai toujours été accompagnée d’hommes qui avaient beaucoup d’humour.

Votre rapport à l’argent...
Ce n’est pas l’argent qui me motive pour entreprendre quelque chose. Cela dit, je n’aimerais pas avoir à m’en soucier non plus. Je gagne ma vie normalement et je vis correctement.

Et la célébrité?
Elle est plutôt inexistante. (Rires) Et c’est bien comme ça. La radio permet d’avoir sa vie privée. Elle n’expose pas autant que la télévision. Sauf en quelques occasions, les gens ne m’arrêtent pas dans la rue. Mais je ne m’en plains pas. Au contraire, je suis ravie de cet état car je ne suis pas sûre d’être capable de bien gérer la célébrité.

Portrait

La radio par hasard

Naissance. Valérie Paccaud est née le 7 juin 1973 à Vevey.

Parcours. C’est par une formation d’agente de voyages qu’elle commence sa carrière professionnelle en suivant, en parallèle, des cours de théâtre. A 20 ans, elle reprend en gérance un bar à cocktails, où elle peut donner libre cours à son sens de l’humour.

Radio. Remarquée «par hasard» par un programmateur qui avait besoin d’une voix féminine pour une pub, elle y entre il y a une quinzaine d’années. Elle apprend le métier «sur le tas», écrit des sketches humoristiques, avant de bénéficier d’un contrat ferme il y a environ treize ans à Couleur 3. Elle y travaille actuellement comme animatrice, productrice et journaliste musicale.

Emissions. Vous pouvez l’entendre du lundi au vendredi de 16 h à 19 h sur Couleur 3 («El Blablo») et le dimanche de 11 h à 12 h 30 sur RSR La Première («La Soupe»).

Prix. En 2009, elle remporte le Prix du texte avec Crystel Di Marzo pour la pièce radiophonique «Le Mur de l’amour», au Festival du théâtre radiophonique francophone Les radiophonies.

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Jean Pinesi
Photo:
Charly Rappo / Arkive.ch
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Charly Rappo
Publication:
mardi 04.10.2011, 00:00 heure

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