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«J’adore la joute oratoire»

Dans le film «Le Prénom», qui sort le 25 avril sur les écrans romands, Charles Berling incarne un intellectuel de gauche. Un rôle qui lui a permis de piocher dans des attitudes personnelles. Rencontre.

Charles Berling (bientôt 54 ans): «Je suis resté relié à l’enfance, à la fantaisie, à la révolte, à une certaine capacité à m’émouvoir.»

Coopération. Défendre ses idées avec véhémence quitte à casser l’ambiance d’un dîner, comme votre personnage, c’est français ou c’est caractériel?
Charles Berling. Il y a une tradition de joute oratoire française qui remonte au XVIIIe siècle et qui, personnellement,  me plaît beaucoup. J’ai vécu durant mon enfance, via ma mère, une  Méditerranéenne de gauche, dans des ambiances de discussions explosives, j’ai donc une culture de la parole. Ce qui me tétanise, moi, ce ne sont pas les polémiques un peu vives, mais les silences. L’enfouissement de la parole, qui finit toujours par exploser, me paraît bien plus violent et dangereux.

La joute verbale peut parfois, comme dans le film, blesser et donc modifier les relations que l’on a avec les autres.
Je suis convaincu de la nécessité de la parole, malgré tout. Je suis un être qui fait profession de la parole et qui prône l’intérêt de la discussion. Si on ne croit pas en la parole, on ne croit pas en la culture.

«

La culture n’arrange pas tout, mais elle a beaucoup de vertus»

Vous croyez à la culture comme levier ascensionnel pour l’être humain?
La culture n’arrange pas tout, mais elle a beaucoup de vertus. Elle donne l’idée qu’on peut regarder le monde de façon plus complexe, pas seulement dans un rapport primaire d’argent, de pouvoir, de force. Je dirige un théâtre public à Toulon et je mesure tous les jours ce que cela provoque dans la population toulonnaise. L’existence de ce théâtre, sa programmation, change la relation que les gens ont avec leur ville. Ils se sentent considérés. La culture rend les gens intelligents.

En acceptant cette charge de directeur de théâtre, vous avez le sentiment de mener une action politique?
C’est très clairement cela! Je ne gagne pas beaucoup d’argent dans cette affaire-là. Je fais du service public. Le théâtre est un outil de civilisation et de démocratie et j’ai conscience de faire un devoir de citoyen.

«

Je suis en surchauffe permanente»

Comment jonglez-vous entre vos différentes casquettes, de comédien, d’acteur, de directeur de théâtre, d’écrivain, de chanteur?
Je suis en surchauffe permanente. Je travaille beaucoup, je dors peu. J’y arrive, car je prépare mes projets longtemps à l’avance. Je suis organisé. Mais je suis à un âge où j’ai plus de temps personnel.

L’avancée en âge apporte de la liberté, alors?
La maturité n’est pas déplaisante: on a du recul sur certaines choses et on a envie d’en découvrir d’autres. Il y a des endroits où je n’ai pas le sentiment d’être vieux. Je suis resté relié à l’enfance, à la fantaisie, à la révolte, à une certaine capacité à m’émouvoir. L’argent, les obligations sociales ne m’intéressent pas du tout.

Le Prénom

Il sème la zizanie!

Vincent (Patrick Bruel) gâche l’ambiance d’un dîner chez sa sœur (Valérie Benguigui) et son beau-frère (Charles Berling), avec Claude (Guillaume De Tonquédec), quand il annonce que l’enfant que sa femme (Judith El Zein) attend s’appellera Adolphe. Unité de lieu (l’appartement), de temps (une soirée), d’action (discussions jusqu’au-boutistes), le film est une adaptation réussie d’une pièce de théâtre multinominée aux Molières en 2011.

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Véronique Châtel

Rédactrice, Paris

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lundi 23.04.2012, 11:40 heure

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