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142 des 533 enfants de l’anonyme Starbuck veulent le connaître!

Starbuck se met en tête d’aider de manière anonyme ses innombrables enfants.

Une partie des enfants de Starbuck veulent connaître l’identité de leur père. Pour pouvoir conserver l’anonymat, Starbuck prend donc un avocat (Antoine Bertrand).

La paternité (ici les quatre enfants de l’avocat de David) est omniprésente dans le film.

A 42 ans, David (Patrick Huard) n’a pas les pieds sur terre et enchaîne les gaffes.

Le papa, le frère et l’amie de David connaissent tous ses défauts mais ils ne peuvent s’empêcher de l’aimer…

533 enfants pour un seul homme

Comédie québécoise. Le film «Starbuck», à voir au cinéma en ce moment, décortique le rôle de père. Le protagoniste a donné son sperme durant vingt-quatre mois pour s’enrichir. Il a permis la naissance de… 533 enfants!

Dans la boucherie familiale où travaille David Wos-niak (Patrick Huard), un collègue lui lance en raccrochant le téléphone: «David, ne te reproduis jamais!» Le ton est donné. Le difficile rôle de père va passer sous la loupe québécoise du réalisateur Ken Scott et de son coscénariste, l’humoriste Martin Petit. Il se trouve que David est déjà papa. Il l’apprend brusquement du haut de ses 42 ans, lorsqu’un recours est déposé contre lui: 142 jeunes adultes veulent connaître celui qui a donné son sperme sous le pseudonyme de Starbuck durant deux ans pour gagner de l’argent. Ils font partie des 533 enfants de David! La comédie raconte de quelle manière le protagoniste gère cette situation et comment l’opinion publique le perçoit. Il se fait rapidement surnommer «el masturbator»…

Ken Scott, le réalisateur de «Starbuck»En parallèle, on suit les expériences d’autres papas, dont celle de l’ami et avocat de David, qui a quatre enfants. Très engagé dans leur quotidien, il semble dépassé par eux, presque résigné par leur énergie et leur pouvoir… Le réalisateur, papa de trois enfants de 11 ans, 8 ans et 3 ans, a eu envie de parler de l’engagement des pères au sein de la famille. «On entend fréquemment au Québec des pères dire qu’ils vont prendre un congé de paternité. Il y a quinze ans, c’était impensable. Il y a eu beaucoup de films et de livres au sujet des pères absents. J’ai de plus en plus le sentiment qu’on aura des films sur les pères très présents», analyse Ken Scott.

Il a souhaité montrer diverses situations que les papas sont susceptibles de vivre, sans donner ni leçons ni conseils. Pour amener la comédie, il a réfléchi avec Martin Petit à un très grand nombre d’enfants à attribuer à David et ils ont pensé à 150. En faisant des recherches, ils se sont rendu compte que les chiffrer par centaines n’était pas si farfelu que cela. «Chaque pays a ses lois en matière de don de sperme. J’aime beaucoup une phrase que j’ai lue dans le New York Times. Elle disait qu’en Amérique du Nord, il y a plus de lois et de règlements qui entrent en vigueur lorsqu’on achète une voiture que lorsqu’on achète du sperme. C’est un peu le Far West», constate Ken Scott.

Son film connaît un grand succès. A tel point que le réalisateur est en train de préparer à New York un remake en anglais. On rit devant Starbuck, mais pas seulement. La comédie va au-delà du burlesque. L’importance de la famille, sous quelque forme que ce soit, est mise en valeur, tout comme la quête de ses racines et le respect de l’être humain.

Concours: dès mardi, des billets à gagner pour aller voir le film

La situation suisse loin du scénario

Huit enfants au plus peuvent être issus d’un donneur de sperme en Suisse. Rien à voir avec le film.

La stérilité existe au masculin autant qu’au féminin. En Suisse, un couple marié au sein duquel l’homme est stérile peut devenir parents, grâce aux gamètes (cellules reproductives) d’un donneur, dont il ignore l’identité. C’est la Loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA), entrée en vigueur en 2001, qui régit le don du sperme. L’histoire de Starbuck serait irréaliste dans notre pays. D’abord, un donneur ne peut pas être à l’origine de plus de huit naissances. Ensuite, le don de sperme y est gratuit. Impossible de s’exécuter pour s’enrichir comme dans la comédie québécoise. On donne de manière désintéressée.

En Suisse romande, c’est possible à Lausanne, au CHUV et au Centre de procréation médicalement assistée (CPMA). «On arrive à trouver des donneurs mais on serait contents d’en compter quelques-uns de plus», annonce le Dr Daniel Wirthner, responsable de la banque des gamètes du CPMA.

L’anonymat du donneur est mis en question dans le film de Ken Scott. En Suisse, la loi prévoit qu’à sa majorité, un enfant conçu grâce au don a la possibilité de connaître l’identité du donneur. «Ce dernier ne peut pas s’opposer à la transmission de ses données à l’enfant, mais il n’est pas obligé d’aller plus loin. Il n’a aucun devoir ni aucun droit légal vis-à-vis de l’enfant. Il est 100% protégé. Le père légal, c’est l’époux de la mère. Le recours en paternité vis-à-vis du donneur est exclu», insiste Daniel Wirthner.

La levée de l’anonymat inquiète malgré tout les hommes. Pas facile de les convaincre de faire cadeau de leurs gamètes. Après une série d’analyses, ceux qui s’y lancent devront venir au moins dix fois donner leur sperme dans un centre, pour que la démarche en vaille la peine: «Les examens sur le donneur sont coûteux. Un don permet selon la qualité du sperme une à deux inséminations. Statistiquement, il faut compter quatre à cinq inséminations pour une grossesse», explique Daniel Wirthner. Il constate que la motivation de la plupart des donneurs vient du fait qu’ils ont été un jour confrontés à la souffrance engendrée par la stérilité. D’autres veulent juste laisser une trace sur cette terre.joc

Questions-réponses sur le don de sperme et la procréation médicalement assistée en Suisse: www.cpma.ch

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Joëlle Challandes

Rédactrice

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Publication:
lundi 27.08.2012, 11:35 heure

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