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Mon compagnon est-il un pervers narcissique?

TEXTE
15 juin 2018

A quoi reconnaît on un pervers narcissique ? 

Est ce que ce genre de personne pourrait devenir agressif ? Est-il capable de tromper ? J'ai lu bien sûr des articles sur les pervers narcissiques, parfois je pense que mon compagnon en a les symptômes. Un jour, comme je doutais qu'il voyait une autre femme, je lui ai posé la question gentiment et il est rentré dans une monstre colère en me criant qu'il avait une vie privé et que cela ne regardait que lui. Depuis lors je ne sais plus que penser et comment agir… Que dois je faire ?

La réponse du psy:
L'expression «pervers narcissique» remporte un franc succès dans le langage populaire, sans qu'on ne sache si elle tient de l'insulte que du diagnostic. Je ne me suis en fait jamais vraiment intéressé à la typologie du pervers narcissique mais je crois savoir qu'elle est relativement bien circonscrite du point de vue de la psychopathologie. Quant à savoir s'il est un salaud ou un malade, je n'en sais strictement rien.
Ce qui est certain, c'est qu'il n'est besoin d'être ni un malade, ni un salaud et donc pas non plus un pervers narcissique, pour se conduire comme le fait votre partenaire, il suffit d'être un homme. Monter le ton dès lors que sa femme lui fait part de ses doutes sur sa fidélité, c'est assez typique de la gente masculine. Les femmes restent en général plus «zen» dans leurs adultères. A tort ou à raison, elles peuvent toujours mettre la faute sur leur mari.
Je ne peux évidemment pas le certifier mais il est à craindre que cette attitude agressive soit, hélas, un aveu de culpabilité. Je ne vous parle pas de ces éternelles rivales que seront toujours pour les épouses, les pulpeuses inconnues qui affichent leurs atouts sur internet, qui somme toute sont une bonne garantie de la paix des ménages, mais d'une autre femme sur laquelle votre mari aurait des visées. Il se pourrait bien qu'elle ne soit pas que virtuelle. 
Cette indignation sur le mode de l'agressivité est une stratégie qui a pour but de clouer le bec de sa partenaire. Celle-ci ne se sent pas autorisée à poursuivre son interrogatoire. Comme en général, elle est ambivalente quant à son envie de connaître la vérité, ça marche assez bien. On ferme les yeux, et il n'est pas dit que ce soit la pire attitude. Contentez-vous de lui dire que s'il avait quelque chose de difficile à vous avouer, qu'il ne doit pas craindre que vous ne pourriez pas le supporter. Ça lui fera une drôle d'impression.


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