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Recherches fréquentes

Les playlists deviennent plus intelligentes

16 juillet 2013

Depuis la création du Montreux Jazz Festival en 1967, Claude Nobs, son fondateur, avait accumulé plus de 5000 heures d'enregistrements de concerts live, qu'il avait conservées toutes ces années dans son chalet dans les hauts de Montreux. Depuis peu, un partenariat a été créé avec l'EPFL dans le but de numériser cette collection. De nombreux autres projets ressortent de cette collaboration, comme Genezik, un outil de création de playlists de nouvelle génération.

Explorer sa musique

Le but des chercheurs de l'EPFL travaillant sur Genezik est de permettre aux mélomanes de redécouvrir leur médiathèque. Il est souvent difficile de se retrouver dans un vaste choix d'albums. Qu'ils soient sous forme de mp3 dans l'ordinateur ou de CD physiques. Les musiques préférées sont beaucoup écoutées alors que d'autres tombent dans l'oubli.

Genezik se repose sur un algorithme décryptant l'essence même du morceau de musique. Il en dégage une espèce d'ADN qui peut être comparée scientifiquement à d'autres fichiers audio. Il en ressort alors des similitudes qui permettent des transitions harmonieuses. De quoi garder une cohérence dans son écoute, tout en parcourant sa collection.

La musique reflète notre état d'esprit

Un autre développement du logiciel est la gestion des humeurs. Selon les créateurs, notre humeur détermine le style de musique du moment. Il est donc aussi possible de sélectionner des critères prédéfinis comme "Je me sens bien !", "J'ai besoin d'énergie !", ou encore propres à des activités spécifiques (sport, travail, etc…).

Personnalisable et en constante évolution

L'un des principaux avantages de cet outil est la capacité d'apprentissage en temps réel. L'algorithme développé par les chercheurs permet à l'utilisateur d'apprendre au logiciel ses goûts. Si une transition paraît abrupte pour l'usager, il peut le signaler et Genezik saura ne plus reproduire la même erreur.

Applications restreintes

Si le projet peut sembler intéressant, les applications réelles ne sont pas nombreuses. Plusieurs laboratoires de l'EPFL travaillent avec les archives du Festival De Jazz de Montreux, sans réellement révolutionner nos habitudes. On imagine bien que Claude Nobs a dû fournir des jouets aux chercheurs pour que ces derniers lui numérisent ses archives !


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