X

Recherches fréquentes

Les dessous de l'assistance vidéo au Mondial

24 juillet 2018

On a beaucoup parlé de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) lors de la Coupe du Monde de la FIFA ces dernières semaines, mais pas tellement du défi technique sous-jacent. Il est pourtant de taille, afin d'apporter une réelle valeur ajoutée à l'arbitrage traditionnel. Avec une représentation virtuelle en 3D du terrain, précise au millimètre près, le système est une véritable réussite technique.

Vous avez certainement déjà remarqué que la télévision (en 2D) ne retranscrit pas fidèlement la réalité (en 3D). C'est notamment le cas des terrains de football qui n'apparaissent pas rectangulaires à l'écran. Surimprimer à l'écran la ligne virtuelle d'un hors-jeu, par exemple, devient alors un véritable casse-tête.

Les joueurs traqués en temps réel

La solution utilisée cette année au Mondial exploite plusieurs caméras, chacune couvrant un angle différent afin d'éviter le moindre masquage d'un joueur par un autre. Le joueur impliqué dans le hors-jeu analysé est reconnu sur l'image de chaque caméra et le point de son corps le plus en avant du but est identifié. Ce point, potentiellement la pointe d'une chaussure à un mètre du sol, est ensuite projeté verticalement sur le terrain (en 2D). Finalement, une ligne parallèle à la ligne du but et passant par ce point est dessinée à l'écran.

La prise en charge de la 3D pour la surimpression de la ligne du hors-jeu permet une plus grande précision lorsque celle-ci n'est pas générée à partir d'un point au sol (le genou, dans le cas présent). Source : chaîne YouTube FIFATV.

Parallèle en vrai, mais pas à la TV

Pour que cette ligne virtuelle soit parfaitement parallèle à la ligne du but dans la réalité, une complexe calibration est requise. L'emplacement des caméras, tout comme le tracé des lignes du terrain, doivent être mesurés avec du matériel de géomètre-topographe pour s'assurer de la fiabilité du système. Cette vidéo de la FIFA (en anglais) explique en détails le processus.

L'oeil de Moscou

Les images doivent ensuite pouvoir être analysées le plus rapidement possible par l'arbitre assistant vidéo dans une salle dédiée. La FIFA a décidé que cette salle serait localisée à Moscou et partagée par tous les stades lors de cette Coupe du Monde. Un réseau à fibre optique a donc été construit pour la connecter à tous les stades tout en garantissant une communication fiable, sécurisée et quasi instantanée.

Après la technologie sur la ligne de but déjà présentée ici, le football devient réellement un sport technologique.


Article précédent Le VPN, indispensable à l'utilisation du Wi-Fi public Article suivant La nature à portée de main