X

Recherches fréquentes

Défensif sur un terrain, d'attaque dans la vie

TEXTE
07 août 2012

Il était entraîneur du FC Forward Morges. Aujourd'hui, il en est le directeur sportif. Avec une liberté peut-être plus en rapport avec ses états d'âme et d'homme. « Lors d'un match, j'ai eu des mots avec un inspecteur des arbitres. Nous n'étions pas sur la même longueur d'onde. J'ai écopé d'une suspension de 6 mois. Mes papiers, je les ai toujours. Si je serais un jour à nouveau entraîneur ?  Peut-être, sait-on jamais… »

Portrait

A Morges, Christophe Ohrel chapeaute le niveau sportif. Touche à l'administratif. Fait valoir ses autres connaissances. « Forward évolue en 2e ligue. Le but ? L'objectif a plus ou moins long terme ? Monter en 2e ligue interrégionale » Le groupement juniors est important. Il réunit cinq clubs de la région et l'école de football est bien suivie. «Au niveau de la formation, nous sommes très pointus. »

Christophe Ohrel est né à St-Dié, dans les Vosges. Un 7 avril. Cinq mois après, il partait, avec ses parents, pour Marin, dans le canton de Neuchâtel. A l'âge de 8 ans, rebelote et c'est en Suisse-allemande qu'il débarque. Conséquence : il est bilingue et ce bagage, un autre, lui permettra d'embrasser une carrière professionnelle intéressante. « J'ai effectué    un apprentissage de commerce à la Banque Cantonale Thurgovienne. Puis, quand je suis arrivé à Lausanne, j'ai travaillé au Crédit Foncier Vaudois. »

Dans le monde du football, Christophe Ohrel, milieu de terrain, mais aussi défenseur, à gauche comme à droite «Il faut jouer là où il y a une place à prendre », aime-t-il à dire, à répéter à ses joueurs », fut pro de 1989 à 2003. «Avec  Lucerne, j'ai même évolué dans  l'axe défensif. Il m'est arrivé quelques fois d'occuper un poste qui n'était pas le mien pour remplacer des camarades blessés. »

Après la vie du terrain, il trouva une existence dans le commerce de vin, à Préverenges.  « On a fermé en 2007. Ça n'a pas marché comme espéré.» A Lausanne le beau-frère de Stéphane Chapuisat – dans les hautes sphères des YB depuis quelques années - travailla   à la Société générale de financements (leasing pour les entreprises) de 2008 à 2011.

Depuis le 1er juillet 2011 – il vient de fêter sa première année - Christophe Ohrel, qui aime Lausanne, est responsable de l'agence de placements Valjob. Son directeur est un ancien footballeur, Tony Pereiro, qui joua notamment à Vevey. « Pour lui, j'avais le profil idéal. Et   je parle le Suisse-allemand. » Un atout. L'ancien international est occupé et visiblement, il   ne s'en plaint pas. Il dit toujours ce qu'il pense. Aime « allumer », car cela ne fait de mal. Confirme une de ses devises : « Le respect, il commence dès l'arrivée au vestiaire. » Une  marque de fabrique. Dans la vie, dans son quotidien, cet ancien défenseur est du genre offensif. Il a une personnalité et il ne la troquera jamais contre une autre. Tant mieux !

1994

Aux Etats-Unis – lors de la World Cup -, l'équipe de Suisse a brillé. S'est qualifiée pour les 8es de finale (défaite 3-0 contre l'Espagne à Washington). «Notre match contre la Roumanie (succès 4-1) est entré dans l'histoire. Il est une référence », confirme Christophe Ohrel, qui en faisait partie. « Au niveau de l'esprit, l'équipe que nous formions était supérieure à celle d'aujourd'hui. En outre, des joueurs comme Stéphane Chapuisat, Bonvin, Subiat, Grassi, Sutter, Sforza et Bregy pouvaient en tout temps faire la différence. Aujourd'hui, il n'y en a   pas. Le groupe possédait des individualités décisives. En matches de préparation, nous étions aussi performants. Au classement FIFA, la Suisse était 3e. Ceci explique cela… »

La World Cup a représenté la plus belle des vitrines pour les footballeurs suisses, dirigés  par Roy Hodgson. « On est presque tous partis à l'étranger. Le parcours que nous avons effectué nous a procuré une valeur. Elle n'existait pas auparavant. »

Ont fait partie de la sélection suisse lors de cette Coupe du monde 94 aux Etats-Unis: Pascolo, Hottiger, Quentin, Herr, Geiger, Bregy, Sutter, Ohrel, Knup, Sforza, Chapuisat. Puis : Lehmann, Egli, Subiat, Grassi, Bickel, Fournier, Rueda, Studer, Sylvestre, Wyss, Brunner.

Rennes

Christophe Ohrel a aimé jouer avec le Stade rennais. « C'est une ville de foot. La région    est belle. Les gens sont des passionnés. Ils sont respectueux des choses.  Ce sont des bosseurs. Cet état d'esprit, ce comportement correspond à ma mentalité. Quand tu es l'étranger, tu n'as qu'une chose à faire : t'adapter et travailler fort, comme eux. Si ça se    passe bien, ils t'ouvrent leur porte. Tu fais alors partie de la famille. »

Il aurait aimé, Christophe Ohrel, rester un peu plus longtemps à Renens. Une saison de  plus, par exemple. « J'appartenais à Servette. Le club grenat demandait une somme de transfert de 3 millions. Rennes a proposé d'échelonner le versement sur 3 ans. L'affaire, compliquée, a malheureusement capoté. » Comme il n'a pas voulu retourner à Servette, Ohrel s'est retrouvé à l''AS St-Etienne. « Là, cela ne s'est pas bien passé. En cause : des affaires internes. Dommage, car au sein de l'équipe, on s'entendait bien. »

Carrière

Christophe Ohrel est né le 7 avril 1968 à St-Dié (France).

Joueur au LS (de 1987 à 1992), Servette (de 1992 à 1994), Rennes (1994-1995), AS Saint-Etienne (1995-1996), LS (de 1996 à 2001), Lucerne (2001-2002, puis Yverdon), Yverdon (2002-2003).

Equipe de Suisse : 56 sélections, 6 buts.

Coupe du monde 1994 : 8e de finale, défaite contre l'Espagne 3-0.

Quiz

  01
sur
 

Liens supplémentaires

Fiche complète

Il soulève la coupe


Article précédent Le hockeyeur aux deux vies Article suivant «Mozart» ou «Divin chauve» : deux surnoms qui lui vont bien